Archives mensuelles : décembre 2012

Billet d’Immo : à découvrir, l’Agence Solidarité Logement

Chaque hiver, dans le froid, des mal logés meurent à même le trottoir. Chaque hiver on se dit que ces drames auraient pu être évités.

Créée à l’initiative d’Isabelle Larochette, l’« Agence Solidarité Logement » vise à fédérer vendeurs, acquéreurs et professionnels de l’immobilier autour d’un projet solidaire, réalisé en partenariat avec la Fondation de France, reconnue d’utilité publique. Cette initiative est soutenue par l’animatrice Ariane Massenet, marraine de l’association.

S. Escobossa
stephane@drhouse-immo.com

Dr House Immo

Il construit une « Arche de Noé » grandeur nature !

Un Néerlandais vient de réaliser son rêve vieux de vingt ans : construire une réplique de l’Arche de Noé. Dans les proportions bibliques, comme le montre cette vidéo !

Johan Huibers a suivi à la lettre les prescriptions de la Genèse pour se lancer dans son projet. Un peu particulier, certes, mais dont le résultat est surprenant : ce néerlandais a construit une réplique de l’Arche de Noé grandeur nature. Un vaisseau long de 130 mètres, large de 29 mètres et d’une hauteur de 23 mètres, rapporte Associated Press (AP). A l’image de celle de son prédécesseur Noé, « l’Arche de Johan », comme on la nomme déjà, doit être en mesure de transporter les animaux, tel que mentionné dans le Livre.

Résultat : celui-ci n’est « peut-être pas suffisamment grand pour transporter chaque espèce terrestre, deux par deux, comme décrit dans la Bible, mais il y a suffisamment d’espace pour permettre à deux éléphants de danser le tango », précise l’agence de presse. Visible à des kilomètres à la ronde, ce curieux navire est amarré à Dordrecht, non loin de la ville de Rotterdam.

Tout est parti d’un rêve

Pour Huibers, tout a commencé en 1992, date à laquelle ce chrétien pratiquant a rêvé que les Pays-Bas étaient engloutis sous les flots. Un risque auquel fait malheureusement face le pays, régulièrement victime d’inondations et que certains voient disparâitre à cause de la montée des eaux. Mais l’homme, qui ne cache pas le côté apocalyptique de la chose, a toutefois assuré à une chaîne de télévision américaine que son entreprise « n’a rien à voir avec la fin du calendrier maya ».

Pour l’heure, les nombreux curieux ont placé dans une partie de l’impressionnant monument de nombreux animaux en peluche. Une autre, réservée aux bêtes, en chair et en os cette fois-ci, comprend des chiens, des lapins et même des poneys. Sans compter un impressionnant bestiaire d’oiseaux exotiques, révèle AP.

De la place (aussi) pour les hommes

Mais les humains ne sont pas pour autant oubliés : l’arche comprend un restaurant et un cinéma de cinquante places, ainsi qu’un espace de jeux pour les enfants. Sur le pont principal : un espace pour collecter l’eau de pluie, et pour permettre aux animaux de se dégourdir les jambes.

Bref, une arche en état de marche. Mais espérons que celle-ci n’ait jamais à faire ses preuves !

(Source : www.lavieimmo.com)

L’immeuble en bois et en paille le plus haut d’Europe à Saint-Dié

Depuis cinq ans, la SA HLM Le Toit Vosgiens’est fait une spécialité de la construction d’immeubles (3, 4 puis 5 niveaux) passifs ou basse consommation énergétique (BBC), utilisant essentiellement le bois comme élément de structure. Elle vient de lancer un nouveau programme avec un HLM tout en bois, isolé avec de la paille et labellisé Passivhaus.

Livré début janvier 2014, ce bâtiment sera, avec ses 8 niveaux, le plus haut de ce type en Europe. Cette nouvelle résidence de 26 logements, qui s’inscrit dans le périmètre de rénovation urbaine (Anru) d’un quartier de Saint-Dié-des-Vosges, appelée Jules-Ferry et conçue par le cabinet ASP Architecture, utilisera une enveloppe ultraperformante et saine, tout en bois et paille, pour des volumes respectifs de 950 et 500 mètres cubes. Avec un bon bilan carbone : 1.200 tonnes de CO sont capturéesdans l’atmosphère lors de la croissance de ces matériaux.

Outre son intérêt écologique et environnemental, ce programme va permettre de réduire les charges locatives pour les occupants de ces logements. Grâce à l’utilisation de capteurs solaires, de récupérateurs de chaleur sur les eaux usées et de pompes à chaleur, le coût annuel pour le chauffage, la fourniture d’eau chaude et les ventilations devrait s’établir, hors maintenance, à seulement 90 euros par appartement. L’ascenseur régénératif, c’est-à-dire récupérant de l’énergie lors de la descente, l’éclairage basse consommation et l’affichage instantané des consommations viendront compléter cet ensemble d’équipements dernier cri. Pour la réalisation de ce programme, la SA Le Toit Vosgien investit 5,3 millions d’euros, dont le quart sur ses fonds propres.

(Source : www.lesechos.fr)

Travaux de rénovation : une copropriété parisienne divise par deux sa facture d’énergie

La copropriété de la résidence Fontaine d’Aligre (12e) a réalisé d’importants travaux de rénovation (double vitrage, isolation du toit…) dans ses 107 logements pour diviser par deux la facture énergie. Retour sur une initiative écologique citoyenne.

La dernière fenêtre à double vitrage est en cours de pose à la résidence Fontaine d’Aligre. Cette copropriété de 107 logements, située en face du marché d’Aligre, a fait changer la totalité des 400 fenêtres de l’imposant bâtiment ! « Le toit-terrasse a aussi été entièrement refait, avec une isolation thermique et nous débutons l’isolation par l’extérieur des pignons les plus exposés »se réjouit Gérard Andrieux, président du conseil syndical.Les travaux ont consisté également à installer des régulateurs sur le chauffage et à remplacer les ampoules des parties communes contre des lampes basse consommation. Montant total des travaux : 800.000 euros.

Pour débuter ce vaste chantier, entamé en juin dernier, un intense travail de pédagogie a été mené« Le plus important était de convaincre les gens d’ouvrir leur portefeuille. On a fait plusieurs réunions, pour bien expliquer notre projet, et la rénovation a été votée à plus de 70% », explique Gérard Andrieux.

Au-delà de l’enjeu écologique, c’est la question du coût qui inquiétait les copropriétaires : chacun a dû verser entre 6.000 et 12.000 euros. Dans cette opération, l’aide des partenaires publics a été décisive.

Grâce à l’appui de l’Agence Parisienne du Climat, la copropriété obtient une subvention d’environ 200.000 euros accordée par le Conseil régional d’Ile-de-France. En complément des crédits d’impôts pour la rénovation thermique et des certificats d’économie d’énergie. La ville et l’Ademe, avaient au préalable financé à 70% le diagnostic énergétique initial, ce qui a permis d’enclencher le passage à l’acte vers la phase travaux.

Le principal bénéfice est attendu dès l’an prochain« Nous allons diviser par deux notre facture d’énergie, notre dépense en gaz va passer de 800 euros à 400 euros par an par appartement. Les frais de rénovation seront donc amortis en 10 à 12 ans environ. La consommation du bâtiment devrait atteindre les 127 kWhEP/m2 contre 236 kWhEP/m2 actuellement », estime Michel Andrieux.

« Il y a 40.000 copropriétés à Paris, leur rénovation est un enjeu colossal pour la réduction des gaz à effet de serre. La rénovation du parc privé est un enjeu majeur pour Paris dans l’action de la ville contre le réchauffement climatique et la précarité énergétique. Le logement privé représente en effet 78% du parc immobilier parisien résidentiel. Depuis 2007, les mesures adoptées par la Ville et ses partenaires ont permis la réalisation de travaux dans 28 copropriétés et dans 15.000 logements sociaux. 15.000 logements à haute performance énergétique ont aussi été construits »rappelle René Dutrey, adjoint au maire de Paris chargé de l’environnement, du développement durable et du Plan climat énergie.

« Il faut des subventions aujourd’hui pour déclencher ce type de projet et nous avons une enveloppe annuelle de 10 à 15 millions d’euros pour le faire »explique Emmanuelle Cosse, vice-présidente de l’Ile-de-France. Les collectivités ne pourront toutefois pas financer tous les projets de rénovation thermique et surtout pas ces montants.

« Il faut absolument une évolution législative pour avoir de nouveaux produits financiers qui permettent de financer ce type de travaux collectivement, au niveau de la copropriété », conclut René Dutrey.

(Source : www.mon-immeuble.com)

Boom de la colocation chez les actifs

Selon le site de colocation « appartager.com »*, le pourcentage d’actif à la recherche d’une colocation a progressé de 13% depuis 2012. Des chiffres révélateurs d’un constat : même avec un emploi, ils sont nombreux, jeunes ou moins jeunes, à avoir de plus en plus de mal à faire face au coût de la vie.

Ainsi, la colocation chez les actifs représente 50% des offres sur le site appartager.com et 40% des recherches.

30 ans. C’est l’âge moyen des personnes proposant une colocation sur le site appartager.com (25 ans quand il s’agit des personnes recherchant une colocation). Cet âge est, en général, plutôt synonyme de vie en couple, de mariage ou d’achat d’un bien immobilier pour la future famille… en tout cas, rien ne rimant avec colocation et vie en communauté. Seulement, ils sont nombreux à ne plus avoir d’autres choix que ce type de logement, ou à vouloir profiter de leur vie de jeune actif autrement qu’en mettant presque la moitié de leur salaire dans un loyer… pour un logement qui s’avérera être en plus souvent minuscule et peu confortable.

Ces nouveaux actifs peuvent ainsi en profiter pour mettre un peu d’argent de côté chaque mois en attendant d’avoir les moyens de devenir pourquoi pas propriétaire par la suite. La colocation pour les jeunes actifs permet également de diminuer les charges financières pesant sur les étudiants qui ont dû emprunter de l’argent pour leurs études ou pour l’achat d’un véhicule. Cela leur permet ainsi d’entrer dans la vie active sans forcément dilapider la paie du mois dans le loyer et le remboursement d’un ou plusieurs prêts.

En effet, il faut compter entre 700€ et 800€ pour un studio à Paris, alors qu’une colocation revient généralement à 500€. Des chiffres qui se confirment en Province ou une colocation permettent de diviser son loyer par 1,5, voire par 2.

Autre constat dans le domaine de la colocation, le nombre de personnes retraitées cherchant une colocation a augmenté, passant de 0,5% à 0,9% depuis Juillet : signe que la colocation n’est plus ouverte seulement aux plus jeunes !

(Source : www.mon-immeuble.com)

Un château bordelais rasé par méprise !

Le château Bellevue, à 12 kilomètres au nord-est de Bordeaux, a été détruit par erreur… « Sous le choc », son propriétaire, un homme d’affaires russe, promet de le reconstruire à l’identique d’ici deux ans.

On imagine sans peine la stupeur des voisins… Sud-Ouest rapporte vendredi l’incroyable disparition du château Bellevue, dans la commune d’Yvrac, en Gironde. Une chartreuse du XVIIIe siècle, véritable « fleuron du patrimoine architectural » local, qui devait être rénovée (un permis de rénovation avait été délivré en juin de l’année dernière), mais a fini rasée sans autre forme de procès. Seule une « petite dépendance d’époque » aurait échappé à la folie des pelleteuses.

Le propriétaire le premier étonné

« C’était il y a trois semaines environ, rapporte une voisine citée par le quotidien régional. En quelques jours, [le château] a disparu ». Contre toute attente, le propriétaire de ce qui n’est désormais plus qu’un tas de ruines, l’homme d’affaires russe Dmitry Stroskin, affirme être le premier étonné. Absent au moment des faits, il se dit « sous le choc », même s’il renonce à « chercher les responsables de cette erreur : le mal est fait », assure-t-il, visiblement philosophe.

Contrat de 1,5M€

Pour prouver sa bonne foi à des voisins peu enclins à le croire, Stroskin promet de « reconstruire Bellevue à l’identique », avec l’aide d’« un architecte parisien ». Pourtant, poursuit Sud-Ouest, il dispose déjà de « plans rutilants […] signés Architekci », importante agence polonaise… « Un contrat d’un million et demi d’euros aurait d’ores et déjà été signé avec une société de maçonnerie locale, qui fournira la pierre de Bordeaux », ajoute le quotidien. Les travaux de reconstruction devraient durer deux ans.

En attendant, le maire d’Yvrac a déposé un arrêt interruptif du chantier, et une procédure serait en cours auprès du procureur. A suivre…

(Source : www.lavieimmo.com)

Pourquoi les prix de l’immobilier baissent si lentement

IMMOBILIER – C’est une petite baisse. Les prix des logements anciens en France ont diminué de 1,1% sur un an, selon l’indice Notaires-Insee publié jeudi 29 novembre. La baisse est un petit peu plus marquée en province mais Paris fait encore exception avec un nouveau record à 8 440 euros le mètre carré en moyenne, selon la Chambre des notaires de Paris. En dépit des prédictions du début d’année, l’affaissement des prix des logements anciens a donc mis du temps à arriver. Pourquoi ? Va-t-il continuer ? Éléments de réponse.

Parce que certains acheteurs désertent le marché

Les primo-accédants ont quasiment disparu du marché immobilier depuis le début de l’année 2012. L’envie d’acquérir un bien ne manque pas, mais les prix actuels ne permettent pas à ceux qui veulent acheter pour la première fois de concrétiser leur projet.

Conséquence : les ventes chutent. Pour l’ensemble de l’Hexagone, le nombre des transactions est estimé à 730 000 entre octobre 2011 et septembre 2012, soit une baisse de 11,8% par rapport aux 12 mois précédents. Les Français préfèrent attendre de vendre plutôt que de diminuer le prix demandé pour leur logement, alors que l’offre reste importante. Le marché est donc attentiste.

De plus, les banques prêtent peu, alors que les taux d’emprunt de crédit immobilier sont en forte baisse. Depuis 2011, elles ont particulièrement durci leurs conditions d’octroi. Les établissements financiers sont très attentifs au taux d’endettement de leurs clients, qui ne doit, en principe, pas dépasser 33% de leurs revenus. Un apport personnel conséquent est également devenu un critère indispensable pour qu’une banque accepte un dossier. Les jeunes emprunteurs sont les premiers à subir de plein fouet cet effet. Toutefois, depuis début novembre, les banques font des efforts et sont redevenues plus accommodantes avec les emprunteurs, notamment les jeunes, note Le Figaro.

Parce que le prêt à taux zéro plus dans l’ancien a disparu

Le prêt à taux zéro plus (PTZ+) dans l’ancien s’est éteint en décembre 2011. L’Assemblée nationale a en effet décidé de réserver ce dispositif, destiné à faciliter la primo-accession, aux seuls logements neufs. Le gouvernement envisage de relancer le mécanisme, qui pourrait alors être conditionné à la réalisation de travaux. Mais rien n’est encore fait.

Par conséquent, les acheteurs modestes désireux d’investir dans l’ancien sont freinés. Cela a donc bloqué le marché et empêché une diminution des prix, selon le site spécialisé Immobilier-danger.com, tenu par des particuliers. Même constat pour Michel Mouillart, professeur d’économie à Paris-Nanterre et spécialiste de l’immmobilier, contacté par francetv info. Mais si les deux s’accordent sur ce point, ils divergent quant à l’impact de la suppression de ce PTZ+ sur la baisse des prix.

Selon Immobilier-danger.com, « en proposant à chaque primo-accédant et quels que soient ses revenus d’obtenir un prêt à taux zéro de plusieurs milliers d’euros, on augmente [s]a capacité d’achat ». Ce qui entraîne davantage de demandes. « Lorsque l’on est en situation de demande supérieure à l’offre, cela revient à soutenir la flambée des prix », ajoute Immobilier danger.com. « En période de crise, (…) n’est-il pas préférable de laisser les prix revenir à un niveau acceptable pour les budgets des Français ? En ce sens, la suppression du PTZ+ pour l’achat d’un logement ancien est une mesure censée », estime le site.

« La fin du PTZ+ a provoqué un effondrement des ventes », juge de son côté Michel Mouillart, favorable à la relance du dispositif. « Les ménages qui veulent vendre ne peuvent pas parce que les acheteurs potentiels peinent à acheter sans ce prêt »,poursuit-il. « C’est cette chute du nombre de transactions qui a bloqué le marché », ajoute-t-il, indiquant que dans ce cas, les prix n’ont pas pu baisser.

Parce que le pouvoir d’achat immobilier stagne

« Sur un marché totalement figé, la conjoncture économique, les réformes incessantes et l’instabilité de la fiscalité contribuent à l’attentisme général. Etonnamment, cette paralysie ne s’est pas encore traduite par un effondrement des prix (…) notamment parce que les promoteurs vivent sur un chiffre d’affaires réalisé en 2010 et 2011 lorsqu’ils avaient encore des clients« , explique pour sa part Catherine Sabbah, journaliste spécialiste de l’immobilier du quotidien Les Echos (article abonnés). Et Michel Mouillart ne voit pas pourquoi cela changerait en 2013. Selon lui, il n’y a « aucune raison que l’activité reparte dans quelques mois ».

Mais pour Christian Tutin, professeur d’économie à l’université Paris-Créteil et directeur du master Ingénierie immobilière, contacté par francetv info, « les limites du pouvoir d’achat des ménages français sont atteintes ». Conséquence : selon lui, non seulement la baisse des prix est amorcée, mais elle ne peut que continuer. Cependant, il est impossible, d’après lui, de prévoir si la baisse sera faible ou importante en 2013.

(Source : www.francetvinfo.fr)