Archives mensuelles : septembre 2013

8 locataires sur 10 ne peuvent se permettre d’acheter un logement

L’étude Orpi/Ipsos publiée le 13 septembre décrypte le niveau de satisfaction des Français concernant leur logement. Les réponses étaient positives, dans l’ensemble. En revanche, les enquêtés déplorent leur manque de moyen d’accéder à la propriété. L’étude indique entre autres que 78 % des locataires ne peuvent acheter un logement faute de moyen.

Frilosité des Français

À la question « Êtes-vous satisfait de votre logement actuel ? » 89 % des Français répondent qu’ils sont contents de leur logement et 70 % restent optimistes concernant leur future recherche d’hébergement. Derrière ces statistiques qui laissent penser à une satisfaction générale se cache pourtant une résignation de la plupart des ménages sur leur situation immobilière. Le fait est que le secteur immobilier garde les impacts de la crise, rendant l’accession à la propriété quasi inabordable. Si bien que 72 % des locataires et 91 % des propriétaires ont indiqué ne pas avoir de projet d’achat de résidence principale pour les 3 années à venir.

Un marché immobilier tendu

Bon nombre des porteurs de projet immobilier ne pensent pas pouvoir améliorer considérablement leur condition de vie. Un déménagement programmé pour le mois  qui vient permettrait de gagner uniquement 3 m² de surface d’habitation supplémentaire, en moyenne. Par ailleurs, les 78 % de locataires dans l’impossibilité d’acheter un logement restent lucides sur les conditions difficiles de l’accession. En effet, 45 % d’entre eux ne pourraient consacrer  que 1.000 € à l’apport personnel. Quant aux primo-accédants, ils sont nombreux à sous-évaluer le prix de l’immobilier dans l’état actuel du marché. Ils pensent pouvoir acheter le logement dont ils rêvent pour un prix de 166.000 €, dont un apport personnel de 49.000 €. Or, le bien qui correspond à leurs attentes nécessite un budget de 222.000 €. L’écart entre le prix escompté et le prix réel est de 25 %.

(Source)

Le pire de la photographie immobilière. Vaut mieux en rire qu’en pleurer !

Parce qu’on est pas tous doué pour communiquer. Voici le best-of des photographies immobilières. Qu’elles soient se professionnels ou de particuliers (comment savoir !) le résultat est le même ça nous fait bien rire ! De quoi passer un bon vendredi et ouvrir l’œil la prochaine fois qu’on poste ses annonces immobilières en ligne… Histoire de pas finir dans cet article. Enjoy !

On commence avec le classique doigt sur l’appareil !

le-classique

Un génie de la communication. Whaou !

belle-pub-immo

 

Pourquoi s’embêter avec des prises de vue intérieur !

annonce-appartement

 

Y en a qu’on pas écouté pendant la formation Home-Staging !

home-stagint

 

Le classique avant / après. Et oui il faut aider l’acquéreur à se projeter !

 

avant   apres

Attention au reflet !

 

genie

 

 

Encombré vous dites ?

rangement

 

Une astuce pour générer un maximum de prospects !

annonce-coloc

 

Le meilleur pour la fin ! Regardez bien !

 

t6-cherchez-lerreur

 

 

(Source)

Empruntis garantit le meilleur taux à travers son réseau d’agence

Une garantie exclusive ! Empruntis l’agence vous rembourse la différence si vous trouvez moins cher ailleurs !

On parle souvent du meilleur taux en matière de crédit et pour les emprunteurs cette recherche du taux le plus bas s’apparente presque au saint Graal. Mais comment être certain d’avoir réellement trouvé le « meilleur taux » ? « Fort de ce constat nous avons réfléchi à proposer enfin, une vraie garantie de ce meilleur taux et ce, au-delà de tout effet d’annonce publicitaire. » Explique Maël Bernier, directrice de la communication d’Empruntis.com.

« Pour 2/3 de nos clients la notion de compétitivité du taux est primordial, nous avons donc voulu répondre à leurs attentes en créant un produit exclusif et en lien direct avec la promesse du métier de courtier. » Explique Hugues Rolland du Roscoat, Directeur du Marketing et Du Développement chez Empruntis.com.

Il s’agit donc d’un contrat d’assurance, en partenariat avec la société d’assurance DAS, qui sera mis en place progressivement dans toutes nos agences (50) et déjà mis en place dans 16 agences pilotes depuis le 8 septembre, et qui garantit à l’emprunteur qui a recours aux services d’Empruntis l’agence le meilleur taux du marché. « Cette nouvelle garantie est payée par nos franchisés empruntis l’agence et ne coûte donc rien de plus à nos clients. » poursuit Maël Bernier.

Le fonctionnement est très simple : la garantie porte sur tous les prêts inférieurs à 1 million d’euros (hors prêts aidés et réglementés), sur une offre équivalente (même montage financier, prêt identique, mêmes nombres de lignes de prêts), dans un délai de 15 jours après réception de l’offre empruntis et porte sur le TAEG.

Si notre client nous présente une offre inférieure d’au moins 0,10% sur le TAEG à celle que nous lui avons faite, nous lui remboursons la différence de mensualité pendant ¼ de la durée du prêt. Evidemment, l’offre présentée doit être en tout point identique (mêmes revenus déclarés, même apport, assurance emprunteur avec garanties, franchises et exclusions équivalentes et bien sûr même nombre de lignes de crédits). Le client dispose de 90 jours pour faire valoir son droit.

« Si nous nous engageons sur ce type de garantie, nous ne le faisons pas à la légère car nous sommes certains de la qualité du travail pratiqué dans nos agences. En effet, nous n’avons bien entendu aucun intérêt à ce que cette « garantie du meilleur taux » soit trop souvent opérante. » Conclut Maël Bernier

Le réseau Broker France by empruntis a été racheté en 2010 par Fincorp également propriétaire d’Empruntis.com et compte aujourd’hui 50 agences regroupées sous l’enseigne Empruntis l’agence.

(Source)

Le gouvernement débloque 107 M€ pour l’hébergement d’urgence

Le gouvernement a décidé de débloquer 107 M€ pour l’hébergement d’urgence des sans-abri, a fait savoir le ministère du Logement le 17 septembre.

« Il a été acté avec Matignon le fait de répondre à la situation de tension rencontrée dans plusieurs départements », assure-t-on du côté du ministère. Car, malgré la mobilisation de moyens importants en début d’année, grâce notamment au plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté, les acteurs de l’accueil et de l’hébergement n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme, ne pouvant plus faire face à la demande croissante. Début septembre, 300 personnes se sont retrouvées à la rue, l’association chargée de l’hébergement n’ayant plus le budget nécessaire pour les prendre en charge.

Crédits non utilisés

Ces 107 millions d’euros seront prélevés sur des crédits non utilisés dans d’autres budgets de l’Etat : 57 millions sur une revalorisation de pensions de retraite plus faible que prévu (en raison d’une inflation inférieure aux prévisions), 35 millions sur le programme urbanisme et territoire (des aides à la pierre non utilisées) et 15 millions sur le programme de la politique de la ville.

(Source)

Rénovation thermique : le gouvernement lance son plan d’action

INFOGRAPHIE – Guichets uniques d’information, primes, crédit d’impôt… Le gouvernement présente ce jeudi les nouveaux dispositifs pour pousser les Français à rénover leur logement.

C’est à Arras que Jean-Marc Ayrault, Cécile Duflot et Philippe Martin ont choisi de présenter ce jeudi leur plan destiné à tripler le nombre de rénovations énergétiques de logements en France. Le premier ministre, la ministre du Logement et le ministre de l’Écologie vont détailler tous les nouveaux dispositifs, lancés sous le slogan «J’éco-rénove, j’économise», qui seront opérationnels dès aujourd’hui.

Premier volet déjà connu de ce plan: une prime accordée aux ménages selon leur composition et leurs revenus. Une aide de 1350 euros sera par exemple accordée aux ménages dont les revenus ne dépassent pas 25.000 euros pour une personne seule, 35.000 euros pour un couple ou 50.000 euros pour un couple avec deux enfants. Cette prime pourra monter à 3000 euros pour les ménages les plus modestes (par exemple un couple dont les revenus n’excèdent pas 26.000 euros ou 35.000 euros s’il vit en Ile-de-France). Selon le gouvernement, «les deux tiers» des Français y sont éligibles.

Pour les plus modestes qui bénéficient de la prime de 3000 euros, ces primes pourront se cumuler avec les subventions de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) qui ont été augmentées. Elles peuvent couvrir jusqu’à 50% du montant total des travaux contre 35% auparavant.

infographie, prime, renovation thermique

Ces aides viennent également s’ajouter aux deux dispositifs existants sans condition de ressource, lecrédit d’impôt développement durable (CIDD) qui permet de déduire des impôts entre 10 et 40 % des dépenses d’équipement de rénovation énergétique, ainsi que l’éco-prêt à taux zéro, qui permet de bénéficier d’un prêt à taux zéro pouvant atteindre 30.000 euros. Au final, près de 80% de la facture des travaux de certains Français sera couverte par des aides publiques, affirme le ministère.

Concernant le «nouveau crédit d’impôt» évoqué par François Hollande dimanche dernier et l’éventuelle baisse à 5% de la TVA sur les travaux de rénovation espérée par les professionnels, le ministère a renvoyé au discours du président de la République qu’il tiendra ce vendredi lors de la conférence environnementale.

Lancement des guichets uniques

Outre le financement, le plan du gouvernement contient la mise en place des guichets uniques d’information à travers le territoire, pour faciliter les démarches. Ces 450 «points rénovation info service» entrent en action ce jeudi pour apporter les informations nécessaires à ceux qui souhaitent rénover leur logement. Comment isoler? À quelle aide pouvoir prétendre? Quel artisan contacter? Pour répondre à toutes ces questions, il suffira désormais de se rendre dans l’un de ces points d’information de proximité et de consulter un conseiller qui prendra en charge le montage financier du dossier. Pour les prises de rendez-vous, l’État met à disposition un site internet (renovation-info-service.gouv.fr) et un numéro de téléphone unique (0 810 140 240).

L’essentiel de ce plan vise à atteindre l’objectif de 500.000 rénovations écologiques de logements par an d’ici 2017 (contre 150.000 en 2012). Le gouvernement espère pousser les Français à faire ces travaux, considérés comme nécessaires pour réduire la facture énergétique nationale.

(Source)

ALUR : points d’éclaircissement

Même si les deux objectifs phares  de la loi ALUR que sont l’encadrement des loyers et la garantie universelle des loyers ont été votés en première lecture à l’Assemblée nationale, des questions subsistent . Et qui seront peut-être approfondies et remises en cause par le biais d’amendement lors des débats au Sénat.

L’encadrement des loyers

Ce que dit le projet de loi voté à l’Assemblée nationale.

Le montant des loyers reste libre. Sauf dans les zones tendues dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants où les loyers seront fixés par un arrêté préfectoral avec un loyer de référence médian  pouvant être majoré de 20% et minoré de30%. Tout dépendrait de la zone géographique et de la catégorie de logements, données transmises par des observatoires locaux des loyers.

Les éléments pour décrypter

Selon L’Observatoire Clameur, pour que la baisse des loyers puisse être effective, faut-il encore que la zone géographique de référence soit délimitée sachant qu’entre un loyer intra- muros et celui d’une commune à l’extrémité de l’agglomération, l’écart est important. Entre Paris et Melun, rien à voir. Entre Lyon et Saint-Priest non plus. Pour Michel Mouillart, professeur d’ économie à Paris-Ouest,  qui pilote également l’Observatoire Clameur, « ce dispositif d’encadrement des loyers écrête les loyers les plus chers, ceux supérieurs de plus de 20% de la médiane du marché . Or, ceux qui paient les loyers les plus élevés sont les ménages les plus aisés ». Par ailleurs, les locataires en place dont les loyers n’ont pas forcément été réévalués pourraient voir leurs loyers augmenter, le propriétaire disposant lui aussi d’un recours en réévaluation du loyer si celui-ci  est inférieur au loyer de référence minoré.  Pour Jean Buet, président de la Fnaim, « encadrer, taxer, pénaliser, c’est décourager un secteur qui est déjà en difficulté. C’est faire fuir les bailleurs privés qui logent les ménages à revenus moyens ou intermédiaires qui ne trouvent pas de place dans le parc public ». Pour Jean Perrin, président de l’Union nationale de la propriété, «  les précédents blocages des loyers n’ont fait qu’aggraver les crises du logement au détriment des locataires, les bailleurs n’ont plus les moyens d’entretenir leurs biens et de faire des travaux ».  Et le Président de la Fnaim d’ajouter que la « Fédération, en alternative à l’encadrement autoritaire des loyers a proposé depuis longtemps une solution basée sur le justice et la Solidarité, le Bail Solidaire ».

La Garantie Universelle des Loyers (GUL)

Ce que dit le projet de loi voté à l’Assemblée nationale

La garantie universelle a pour but de protéger les bailleurs des impayés de loyers et de se  substituer à la caution au 1er janvier 2016. Cette garantie d’Etat, pilotée par une agence publique serait obligatoire, répartie à parité égale entre bailleur et locataire, à l’aide d’une prime  non encore définie, oscillant entre 1 et 2%.

Les éléments pour décrypter

De sources officielles (rapport de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale sur el projet de loi ALUR),   il y a 2,5% d’impayés de loyers dans le parc privé français sur 6,5 millions de logements loués. Aussi, pour François Gagnon, président  d’Era France et Europe, « le gouvernement s’évertue de nous montrer comme tendus et difficiles les rapports locatifs. Il n’en est rien car les deux parties se respectent et trouvent quand il le faut des accommodements ».  Et d’ajouter «  le gouvernement considère  tous les locataires comme susceptibles d’être assistés alors que tous n’ont pas un besoin identique d’assurance. Ce dispositif est sans intelligence et sans souplesse ». Pour Fabrice Abraham, directeur général du Réseau Guy Hoquet, « en  plus de déresponsabiliser bailleurs et locataires, cette mesure impose aux propriétaires satisfaits de leurs locataires, qui représente une large majorité, de s’acquitter d’une taxe pour les mauvais payeurs ». Et de souligner que «  cette taxe supplémentaire échafaude une usine à gaz de sécurité sociale du logement ». Taxe évaluée par le gouvernement à 700 millions d’euros par an mais estimée par les professionnels de l’assurance à plus du double par les professionnels de l’assurance. Certains comme Galian, leader français de la garantie financière et acteur de référence des assurances des professionnels de l’immobilier, parlent même de friser les 2 milliards d’euros.  Pour l’heure, personne ne sait comment serait financée l’Agence nationale de la GUL. Mais tout lel monde pense que la taxe pourrait être revue à la hausse. Pour Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du Management des Services Immobiliers, « il faut associer au risque les assureurs et leurs moyens afin de bâtir un dispositif durable et s’en donner le temps ».

(Source)

Logement : satisfaction ou résignation des français ?

Si 89% des français se déclarent satisfaits de leur logement, l’étude ORPI/Ipsos révèle un optimisme de façade relevant de la résignation en période de crise et de l’abandon du rêve d’un meilleur logement.
89% des Français se déclarent satisfaits de leur logement et 7 sur 10 se disent plutôt optimistes dans la recherche d’un nouvel habitat à l’achat ou à la location. Mais cette satisfaction apparente, traduit dans la réalité leur résignation à ne pouvoir obtenir mieux que ce qu’ils ont actuellement.
Les Français les plus heureux sont propriétaires (44%), ils ont 60 ans et plus (44%), résident dans des communes de moins de 20.000 habitants (39%), en maison individuelle (43%) de cinq pièces ou plus (47%) et disposent de revenus supérieurs (44%). Les Français les moins satisfaits sont locataires (20%), âgés de 18 à 24 ans (29%), habitent dans l’agglomération parisienne (24%), vivent dans un logement d’une pièce (16%), en habitat collectif (20%) et disposent de revenus modestes (25%).
La maison individuelle avec jardin ou terrasse reste un idéal pour 79% des français, aussi bien ceux habitant déjà en pavillon (91%) que ceux résidant en logement collectif (60%). Pourtant, ils sont seulement 62% à y habiter. On note aussi que 40% des personnes interrogées souhaitent rester en logement collectif, ils sont retraités à 29%, habitant seuls (43%), en Ile de France (39%) et en « ville intra muros » (28%).
91% des propriétaires et 72% les locataires déclarent n’avoir aucun projet d’achat de nouvelle résidence principale dans les trois années à venir. Leur satisfaction apparente par rapport au logement qu’ils occupent actuellement ne suffit cependant pas à expliquer cette immobilité déclarée qui semble, dans les faits, traduire un état de résignation en cette période de crise.
Ainsi, on compte 11% de Français assignés à résidence faute de bien disponible à l’achat. Si 40% des Français déclarent avoir des projets immobiliers et souhaitent même les concrétiser d’ici trois ans, 23% d’entre eux ont l’intention d’acheter un bien alors que seuls 12% veulent vendre le leur ! « Les chiffres parlent d’eux même et mettent en évidence un déséquilibre flagrant entre l’offre et la demande : 5,5 millions de Français seraient en conséquence assignés à résidence jusqu’en 2016 »commente Bernard CADEAU, Président du réseau ORPI.
On constate que les durées de détention s’allongent, en 2008 on restait en moyenne 8 ans dans son logement, aujourd’hui c’est plutôt 12 ans.Pourtant, 54% des français qui sont dans leur logement depuis moins de 5 ans ont déjà un projet immobilier. La principale motivation du passage à l’achat est de ne plus dépenser de l’argent tous les mois dans un loyer (39%), on a aussi envie de se sentir « chez soi » (32%), de transmettre un patrimoine à sa descendance (15%). Mais seulement 2% des personnes interrogées ont pour objectif de réaliser une plus-value lors de la future revente de leur logement.
« Notre étude tord le coup à l’idée reçue selon laquelle l’immobilier serait un marché spéculatif : seuls 2% des Français cherchent à réaliser une plus-value. Alors qu’attendons-nous pour lancer enfin des signaux encourageants aux Français et débloquer un marché grippé ? », Souligne Bernard CADEAU.
Le temps estimé pour réaliser son projet immobilier est l’un des principaux facteurs de résignation. 59% des Français semblent démoralisés d’avance par ce délai qu’ils estiment à 3 ans en moyenne, mais qui peut atteindre 41 mois à Paris voire 43 mois à Marseille.
Par ailleurs, s’ils devaient déménager le mois prochain, les Français, qu’ils soient locataires ou propriétaires, le feraient pour gagner seulement 3m2 supplémentaires et un peu plus de 10m2 dans les grandes villes. Cette moyenne nationale plus que « modeste » révélée par l’étude ORPI démontre que les Français ont intégré qu’ils devaient tempérer leurs desiderata de superficie dans leur recherche d’un meilleur logement. Dans le même temps, ils sont 35% à souhaiter vouloir une pièce supplémentaire.
Enfin, on constate que la perception du marché et le pouvoir d’achat des locataires est totalement en dehors des réalités. S’ils devaient déménager le mois prochain, 78% des locataires français ne seraient pas en mesure d’acheter le logement auquel ils aspirent. 45% d’entre eux disposeraient même de moins de 1.000 euros d’apport personnel immédiatement disponible !
« A l’heure actuelle, en moyenne, un primo-accédant pense pouvoir disposer d’un apport personnel de 49.000 euros et réunir, avec un crédit immobilier, un budget total de 166.000 euros pour acheter un logement estimé à 222.000 euros. Il leur manque donc 25% de l’enveloppe nécessaire ! Mais dans la réalité le bien coûte 257.766 euros d’où une marge d’erreur de 36%. Il ne s’agit plus ici d’une simple distorsion mais d’un véritable décalage », indique Bernard CADEAU.
Cette vision erronée du marché est alarmante. Elle génère de l’incompréhension, de l’immobilisme et bloque les projets. Seule bonne nouvelle de l’étude en matière de pouvoir d’achat alors qu’il semble inadapté aux rêves immobiliers, 25% des locataires français peuvent encore compter sur l’aide d’un proche ou d’un parent pour « booster » leur budget.

(Source)