Archives mensuelles : octobre 2013

11e Observatoire du Moral immobilier : stabilité des prix

Entre avril et septembre 2013, la part des acquéreurs immobiliers qui vendent un bien en parallèle est passée de 23 à 28%. La progression de cette catégorie d’acheteurs est intéressante à plusieurs égards : elle implique un afflux de biens sur le marché et livre un portrait et des projets distincts des autres acquéreurs.

Profil & Motivations

Le profil de ces acquéreurs est plus âgé que le profil des acquéreurs sans revente de biens. 46% des acheteurs-revendeurs sont âgés de plus de 50 ans à comparer à 25% chez les acquéreurs sans revente. Leurs achats s’orientent vers une maison (69% à comparer à 55% pour les acquéreurs sans revente), destinée à être leur résidence principale (93%, contre 82%). La moitié d’entre eux (des acheteurs -revendeurs) recherche un logement dans une fourchette allant de 200 à 400 000 euros, tandis que 62% des acheteurs sans revente s’oriente vers une fourchette inférieure : de 100 à 300 000 euros.

La motivation première des acheteurs-revendeurs diffère également des acquéreurs traditionnels : pour 63% d’entre eux, il s’agit de trouver un logement mieux adapté à leurs besoins et à leur confort et 35% aspirent à un meilleur cadre de vie. Les autres acquéreurs sont avant tout motivés par l’idée d’avoir un chez eux (42%) et la possibilité de constituer un capital (36%).

Perception du marché et de leur bien à revendre

On note également des écarts à l’égard de leurs perceptions du marché. Les acheteurs-revendeurs sont moins catégoriques que les autres acquéreurs sur la question de savoir si la période est propice à une acquisition : 53% sont favorables contre 61% sur le reste de la population d’acquéreurs.

Ils ont, par ailleurs, une vision plus sceptique de l’évolution de leur situation financière personnelle. Pour 22%, elle s’est empirée à comparer à 15% pour les autres acquéreurs. Ils sont également plus pessimistes sur l’évolution du niveau de vie général dans les mois à venir : 61% prévoient une dégradation à comparer avec 56% pour les acquéreurs qui ne vendent pas de biens.

Ayant un apport potentiel important et un recul suffisant sur l’évolution historique des taux d’intérêt, ils reconnaissent l’attractivité des taux proposés de manière plus marquée (79%) que les autres acquéreurs (66%). Concernant les conditions d’octroi de crédit, ils ne témoignent pas plus d’aisance que les autres acquéreurs : elles restent difficiles pour 53% d’entre eux (52% pour les autres acquéreurs).

En ce qui concerne le niveau des prix, 61% prônent une stabilité à comparer à 51% sur les profils d’acquéreurs qui ne vendent pas en parallèle.

Enfin, 54% pensent que leur projet aboutira dans 6 mois à comparer à 62%. En effet, leur principale crainte est de ne pas pouvoir revendre leur bien avant d’en acheter un autre (73%). Là, où les autres acquéreurs sont majoritairement (71%) préoccupés par des prix trop élevés (71%).

Aussi, pour ce qui est de fixer le prix de vente de leur bien, ils appliquent ce principe de stabilité : en complément des conseils des professionnels (66%), ils s’appuient sur le prix de biens similaires sur le marché (57%).

En conclusion…

Ainsi, le profil des acheteurs-revendeurs est intéressant dans le sens où il implique une mise sur le marché de nouveaux biens. Par ailleurs, leur projet d’acquisition se situe sur des fourchettes plus élevées que les autres acheteurs et ne constituent pas une concurrence directe. Ainsi, leur progression pourrait apporter une fluidité croissante au marché. A contrario, s’ils ne parviennent pas à vendre leurs biens, le marché pourrait s’enrayer. Aussi, la progression de ce profil d’acheteurs et son impact sur le marché reste à suivre…

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Facebook, Twitter et LinkedIn : de nouveaux outils pour vérifier votre solvabilité

Aux États-Unis, les organismes de prêts bancaires n’hésitent pas à aller fouiner dans les profils des réseaux sociaux des candidats pour vérifier leur solvabilité. Cette pratique pourrait bien séduire les banques et voir le jour en France. Gare aux dérives !

Alors que l’utilisation des réseaux sociaux explose parmi les particuliers, les entreprises elles n’hésitent pas à y récolter des informations pour faire leur beurre. Un article récemment publié dans le magazine américain Mother Jones relate un phénomène plutôt inquiétant. Les nouveaux organismes de prêt n’hésiteraient pas à aller pêcher des informations sur les profils Facebook, Twitter et LinkedIn de leurs potentiels clients pour vérifier leur solvabilité. Que vérifient-elles ? Vos amis tout d’abord : y’en a-t-il un qui fait partie des clients mauvais payeurs de l’entreprise ? Auquel cas vous pouvez faire une croix sur votre demande de crédit. Aussi si votre réseau est « développé et de qualité », vous aurez plus de chance de décrocher un prêt. Enfin, un réseau jugé « solide et géographiquement proche » jouera également en votre faveur.

Une discrimination ouverte

Mais la qualité du réseau ne représente qu’une partie des informations que ces entreprises de crédits vérifient. Âge, origine raciale, orientation sexuelle, lieu d’habitation,… sont autant de points qui risquent de nuire aux candidats au prêt. Même si les banques n’ont pas encore imité ces pratiques, il est fort possible qu’elles se mettent rapidement au pas. Et le phénomène pourrait bien atteindre la France sous peu… et pourquoi pas le prêt immobilier ?

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Vers un alourdissement de la taxation des plus-values immobilières

La semaine dernière, la commission des finances de l’Assemblée nationale a adopté un amendement au projet de loi de finances n’offrant plus la possibilité aux propriétaires d’un bien locatif ou d’une résidence secondaire d’être exonérés d’impôt sur la plus-value. Plus de détails sur cette information.

Rappelons que depuis le 1er septembre, une modification de la taxation des plus-values sur les résidences secondaires a été  effectuée : exonération de l’impôt sur la plus-value (19%) après 22 ans de détention contre 30 ans jusqu’au 31 août. Ce qui fait qu’il y a eu un allègement de la taxation sur les plus-values pour les propriétaires de bien. D’autre part, ils restent redevables aux charges sociales (taux à 15,5%) pendant 30 ans.  Ce sont ces abattements que la Commission des finances de l’Assemblée nationale remet en cause, ce qui ont amené les députés à faire une proposition d’alourdissement de la taxation des charges sociales. Si l’amendement déposé par Christian Eckert, le rapporteur général du Budget, est voté, le calcul des abattements pour une durée de détention serait arrêté au bout de 22 ans.

Cette mesure a pour objectif d’inciter les particuliers à vendre leur bien le plus rapidement possible pour fluidifier le marché immobilier.  Au final, un abattement maximal de 28% est attribué aux propriétaires au bout de 22 ans. Aussi, l’exonération totale de prélèvements sociaux n’est plus possible pour eux. Bref, un projet de loi qui est loin d’être avantageux pour les propriétaires de biens immobiliers.

Son studio cachait cinq pièces en sous-sol

VIDÉO – Fraîchement installé dans son studio près de Coventry, un jeune Irlandais est tombé par hasard sur une trappe conduisant à un sous-sol désaffecté de cinq pièces. Lequel ne figurait pas dans son bail.

A première vue, un studio des plus classiques: une pièce à vivre mêlant cuisine et salon, une mezzanine, quelques placards exigus. Pourtant, très vite, un détail saisit son locataire, installé la veille: une trappe dissimulée dans le faux plancher, près de la salle de bain. Et sous cette trappe, passé un escalier raide et encombré, une vaste enfilade de pièces poussiéreuses.

«C’était une vraie surprise! Comme le loyer n’était pas cher, j’ai emménagé sans même visiter le studio», raconte le jeune homme sur une vidéo tournée dans la foulée de sa découverte. Et pour cause, ce sous-sol ne figurait pas dans son contrat de location. «Mon appartement se trouve au rez-de-chaussée d’un monastère du 19ème siècle rénové. Il doit s’agir des anciennes caves du bâtiment», commente-t-il encore.

Le locataire, qui visiblement possède le goût de la mise en scène autant que le sens de l’humour, se lance bientôt dans des hypothèses farfelues: «Vous voyez cette saillie de pierre, on dirait un lit, ou un banc. Peut-être même un autel sacrificiel». Un tag sur le mur d’une des pièces principales, figurant les lettres CCFC (pour Coventry City Football Club), ainsi qu’une vieille édition du Sun de 1984, révèlent que l’endroit ne reçoit pas son premier visiteur.

Rapidement, cette histoire enflamme le réseau social Reddit et le site d’hébergement Imgur, où l’internaute a posté quelques photos de son exploration sous le pseudonyme demc7 . En une semaine, plus de 800.000 visiteurs ont consulté sa page, certains se laissant volontiers séduire par son récit, d’autres, plus incrédules, doutant sincèrement de l’effet de surprise. Une seule chose est sûre, comme le dit lui-même le principal intéressé: «Aussi excitante que cette découverte me paraisse, je la trouve aussi inquiétante. Mon petit doigt me dit qu’elle me réserve quelques nuits blanches…».

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Projet de loi ALUR : les 6 amendements indispensables pour la copropriété

L’Association des Responsables de Copropriété (ARC) va inciter les sénateurs à reprendre 16 amendements afin d’améliorer la première version de la partie de la loi A.L.U.R. qui concerne la copropriété et les syndics. Focus sur les six plus importants avec les commentaires de Bruno Dhont, directeur de l’ARC.

1 – Le fonds de prévoyance

Supprimer dans le premier point du point II de l’article 27 du projet de la loi A.L.U.R. adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture le 17 septembre 2013 les mots : « de 50 lots ou plus » et « à l’issue de la période de dix ans définie à l’article 1792-4-1 du Code civil ». En d’autres termes, le syndicat des copropriétaires devra constituer un fonds de prévoyance pour faire face aux dépenses mais seront exclus de cette obligation, les copropriétés de moins de 50 lots et les copropriétés nouvelles.

« Le fonds travaux obligatoire, même très modeste puisqu’il pourra être réduit à un montant annuel égal à 5% du budget de charges courantes, doit s’imposer à tout le monde. Rien ne justifie que la majorité des syndicats de copropriétaires soit exonérée de cette obligation ni que celle-ci s’applique uniquement au bout de dix ans »commente Bruno Dhont, directeur de l’Association des responsables de copropriété (ARC).

En effet l’association ne comprend pas pourquoi la Loi introduit cette discrimination qui ne peut qu’amoindrir l’importance de cette mesure : « elle va créer des oppositions et prépare les difficultés dans les copropriétés neuves dont les copropriétaires devront forcément faire face à des travaux après dix ans », souligne Bruno Dhont.

D’ailleurs selon l’ARC ce fonds travaux devrait être associé à un dispositif plus ambitieux : la mise en place d’un P.E.L. Copropriété appelé « P.E.C » ou Plan d’Épargne Copropriété » qui serait des plus efficace pour aider les copropriétés à préparer l’avenir en permettant un placement simple des fonds travaux.

L’ARC incite donc à la création d’un PEC défiscalisé qui donnerait aux syndics de copropriété la possibilité de l’abonder à hauteur de 5.000 euros par lot principal avec pour seule obligation de ne pas le casser avant trois ans.

« Le P.E.C. permettrait de résoudre deux problèmes : celui de la fiscalité des placements en copropriété, qui est aujourd’hui totalement inadaptée (nécessité de déclaration individuelle des produits financiers entraînant des frais qui absorbent souvent ces mêmes produits…) ou encore celui de l’incitation à la constitution de « fonds travaux », dont on sait maintenant que c’est le seul dispositif qui entraîne les copropriétés sur la voie de la programmation des gros travaux et donc de la rénovation énergétique », explique Bruno Dhont.

2 – le diagnostic technique global des copropriétés

Modifier l’article L 731-1 ainsi :

a) d’abord, remplacer le membre de phrase : « l’assemblée générale peut décider de faire réaliser », par : « l’assemblée générale doit se prononcer sur la question de faire réaliser » :

b) ensuite, rajouter après le premier paragraphe le paragraphe suivant : « Pour les immeubles mis en copropriété depuis plus de dix ans, la question devra être soumise en assemblée générale avant le 1er janvier 2017. Pour les autres immeubles, la question devra être soumise au plus tard neuf ans après la réception des travaux. Pour tous les immeubles, la question devra ensuite être renouvelée au moins une fois tous les dix ans. ».

La loi A.L.U.R. a introduit la notion de diagnostic technique global, l’assemblée générale des copropriétaires peut décider de le faire réaliser par un tiers. La décision de réaliser ce diagnostic ainsi que ses modalités de réalisation sont approuvées dans les conditions de majorité de l’article 24 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965

« Nous regrettons évidemment cette frilosité qui fait que très peu de copropriétés feront réaliser cet audit global. Or, précisément, les deux seules obligations efficaces en matière de gros travaux en copropriété sont le fonds travaux et la réalisation d’un audit global. C’est pourquoi nous pensons qu’on doit – à minima – au moins obliger les copropriétés non pas à faire un audit global, mais au moins à mettre la question à l’ordre du jour », précise Bruno Dhont.

L’échéance fixant la réalisation d’un premier audit avant le 1er janvier 2017 pour les immeubles de plus de dix ans, a été choisie pour être en concordance avec celle fixée par le décret n° 2012-111 du 27 janvier 2012 et relative à l’obligation de réalisation d’un audit énergétique ou d’un diagnostic de performance énergétique. Par ailleurs il semble important d’inciter les copropriétaires des immeubles de moins de dix ans à faire procéder à un audit global avant la fin de la garantie décennale.

3 – le choix du banquier par l’assemblée générale

Le syndicat des copropriétaires doit pouvoir ouvrir un compte séparé dans l’établissement de son choix sans supporter d’honoraires supplémentaires facturés par le syndic. Selon l’ARC, le vote devra s’effectuer à la majorité de l’article 25 et, le cas échéant de l’article 25-1, sans que le syndic puisse solliciter ni prélever des honoraires supplémentaires dans ce cas.

« En laissant aux syndics la possibilité de facturer des honoraires supplémentaires en cas de choix d’une banque différente de la leur par les syndicats de copropriétaires, l’histoire va forcément se répéter : pression tarifaire et renonciation des syndicats de copropriétaires à leur banque. Rappelons que pour la loi SRU, le même argument avait permis d’introduire dans la loi une possible dérogation à l’ouverture d’un compte séparé. Or cela a « tué » le compte séparé », souligne Bruno Dhont.

Selon l’ARC, nous allons assister à la généralisation des comptes reflets, ce qui va inciter les syndics à conserver la totalité de leurs pratiques de financiarisation actuelles. « Le compte reflet est un accord passé entre une banque et un syndic pour que celui-ci laisse en permanence un maximum de trésorerie sur ses comptes séparés, accord faisant l’objet d’une rémunération des fonds, dès lors l’ensemble des anciennes pratiques liées au compte unique vont perdurer »

« Les copropriétaires n’auront aucune raison de changer de banque si la leur est concurrentielle. La solution qui consiste à refuser aux syndics des honoraires supplémentaires les forcera, eux et leur banquier : à pratiquer des prix compétitifs ; à trouver de bons produits ; à être transparents. Par ailleurs, tout risque d’aller très vite car les techniques bancaires évoluent (prélèvement généralisé, virement par Internet, etc.), elles aplaniront les difficultés liées au fait qu’un syndic aura deux ou trois banques », indique Bruno Dhont.

4 – La délégation de pouvoirs au conseil syndical

Cette délégation de pouvoir concerne la mise en application et le suivi des dépenses et des contrats financés dans le cadre du budget prévisionnel de charges. Elle permet aussi au conseil syndical de prendre l’une des dispositions visées à l’article 24.

« Cette mesure propose ainsi un système mixte entre la gestion assurée par un professionnel et la gestion assurée par un bénévole. Ce statut manque dans la loi du 10 juillet 1965 alors que l’on sait que 60% des copropriétés ont moins de 20 lots principaux et que les syndics sont peu présents dans ces petites copropriétés », explique Bruno Dhont. Et il ajoute : « Ce qui est étonnant, c’est que cette délégation élargie existe déjà pour les résidences-services (délégation de gestion au conseil syndical de l’un ou l‘autre service) alors qu’elle n’est pas légal aujourd’hui pour les syndicats de copropriétaires sans services. »

Selon l’ARC, ce système appelé « co-gestion » ou « délégation de gestion élargie au conseil syndical »  peut être mis rapidement en place puisqu’il suffit tout simplement de compléter l’article 25 a) de la loi du 10 juillet 1965.

5 – Les commissions régionales de contrôle

En complément du « conseil » des professions immobilières l’article 9 du projet de loi ALUR prévoit la création de commissions disciplinaires concernant les professions immobilières. Il est créé des commissions régionales ou interrégionales de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières présidées par le préfet de la région dans laquelle se trouve le siège de la commission ou son représentant un magistrat de l’ordre judiciaire.

La composition, les modalités de constitution, de saisine et de fonctionnement des commissions sont fixées par décret en Conseil d’État.

Selon l’ARC, ces commissions seront de puissants outils de « régulation » des professionnels. « Mais pour qu’elles puissent fonctionner efficacement, il faut que la loi prévoit un fonctionnement en trois collèges, chacun correspondant à un métier, à savoir : syndic de copropriété, transactionnaire ; gérant locatif. En effet ces trois métiers sont très différents, s’appuient sur des lois très différentes, auront des codes déontologiques spécifiques, etc. C’est pourquoi il est indispensable d’avoir trois collèges distincts pour éviter l’engorgement immédiat ou des instructions forcément bâclées », explique Bruno Dhont.

6 – La majorité requise en cas de surélévation d’une copropriété

Pour financer la rénovation énergétique des copropriétés, un moyen très efficace serait constitué par la vente des droits à construire un étage supplémentaire. Néanmoins la loi de 1965 prévoit que si cette vente peut être décidée à la majorité absolue de l’article 35, elle requiert aussi l’unanimité des copropriétaires du dernier étage.

« Les copropriétaires du dernier étage refusent toujours l’autorisation demandée, d’une part par crainte de la dévalorisation de leur bien, d’autre part en raison de la perte de confort lié au dernier étage. De ce fait aucune opération n’est possible. Il est proposé de supprimer ce « droit de véto » et, en contrepartie, d’une part d’introduire le principe d’une indemnisation, d’autre part d’instaurer un droit de priorité pour les copropriétaires du dernier étage permettant à ceux qui voudraient conserver le « droit » d’habiter au dernier étage de le faire », explique Bruno Dhont.

L’aménagement de l’article 35 permettrait ainsi la production de nouveaux logements dans les quartiers existants et la rénovation énergétique ambitieuse de dizaine voire de centaine de milliers de logements.

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Subprimes : JPMorgan négocie une amende à 13 milliards de dollars avec la justice américaine

Cette amende record pèserait plus de la moitié des bénéfices de l’exercice 2012. L’accord ne règle pas une procédure pénale intentée par la justice californienne. Une partie de l’amende de JPMorgan pourrait être déductible fiscalement.

Un record va être bientôt enfoncé à Wall Street, et de loin : celui de la plus forte amende jamais infligée à une banque. JPMorgan serait en train de mettre la dernière main à un accord à 13 milliards de dollars avec le Département de la Justice pour solder les procédures à son encontre liées aux désormais fameux « subprimes ».

Sur les 13 milliards d’amende totale, il y aurait 4 milliards de dollars dédiés à l’indemnisation des clients. Sur les 9 milliards restants, 4 milliards seraient réservés à la FHFA, la Federal Housing Finance Agency, qui a accusé JPMorgan d’avoir délibérément menti, entre 2005 et 2007, sur la qualité des produits financiers adossés à des prêts hypothécaires que la banque a accordés. Puis cédés aux deux spécialistes para-publics du refinancement hypothécaire, Freddie Mac et Fannie Mae. Les eux organismes ont dû être renfloués par la puissance publique, à hauteur de 187,5 milliards de dollars, au creux de la crise immobilière. Une bonne partie des problématiques subprimes dans les livres de JPMorgan proviennent des politiques de prêts de Washington Mutual et de Bear Sterns, deux banques acquises en 2008.

L’accord a été négocié au plus niveau entre le ministre de la Justice lui-même, Eric Holder, son numéro deux Tony West, et le conseiller juridique de JPMorgan, Stephen Cutler. Jamie Dimon lui-même, le patron de la banque, s’est impliqué bien sûr. Si cet accord couvre les procédures intentées par la justice de l’Etat de new York, il ne couvre pas la procédure pénale démarrée par la justice californienne. L’accord en cours de négociation devrait obliger JPMorgan à collaborer avec la justice dans les procédures pénales lancées contre des employés de la banque au moment des faits. L’accord doit encore être finalisé, un des points sensibles étant, comme toujours, la reconnaissance (ou pas) par la banque qu’elle était en tort.

Plus de la moitié des bénéfices 2012

Les Echos

Les Echos

Une amende de 13 milliards de dollars représenterait plus de la moitié des bénéfices de l’exercice 2012 (21,3 milliards de dollars). Une partie de l’amende, les quatre milliards de dollars consacrés à l’indemnisation des clients, pourrait être déductible fiscalement. JPMorgan a déjà utilisé 8 milliards de dollars sur les 28 milliards qu’elle a mis de côté depuis 2010 pour faire face à la multitude des procédures qui s’abattent sur elle. Elle vient d’acquitter plus d’un milliard de dollars pour en terminer avec le dossier de la baleine de Londres, comme on surnomme ce trader qui lui a fait perdre 6,2 milliards de dollars l’an dernier. Au troisième trimestre, JPMorgan a affiché sa première perte trimestrielle en 10 ans, après avoir passé une nouvelle charge de 7,2 milliards de dollars pour frais juridiques. Au train où vont les événements, le montant des amendes qui se succèdent pourrait mettre en péril le programme de rachat d’actions dans lequel la banque s’est engagée.

La FHFA a finalement gain de cause

La Federal Housing Finance Agency a poursuivi JPMorgan et 17 autre banques, il y a deux ans, pour avoir sciemment, selon elle, menti ou omis de présenter des faits importants, sur la qualité des produits hypothécaires titrisés qu’elles ont vendus à Freddie Mac et Fannie Mae, les deux organismes para-publics de refinancement hypothécaire. La FHFA accuse JPMorgan et ses filiales d’avoir présenté pour 33 milliards de dollars de produits frelatés. Jamie Dimon, l’an dernier, a rappelé dans un discours qu’il a rendu service aux autorités en reprenant Bear Sterns, une des sources majeures des subprimes.

La réputation de Jamie Dimon, le patron qui s’était distingué pour avoir traversé la crise financière plus facilement que ses rivaux, a singulièrement souffert ces derniers mois. Ses relations avec les régulateurs se sont tendues. Barack Obama, à l’occasion du cinquième anniversaire de la faillite de Lehman, a martelé que l’industrie financière devait en finir avec les pratiques qui précipitent le système financier de bulles en crises.

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Mark Zuckerberg achète sa tranquillité à prix d’or

Le multimilliardaire de 29 ans aurait déboursé plus de 30 millions de dollars pour acquérir simultanément quatre maisons voisines de sa résidence à Palo Alto en Californie, selon le San Jose Mercury News.

Le respect de la vie privée n’a pas de prix. Mark Zuckerberg serait mal avisé de soutenir le ­contraire. Le fondateur de Facebook a en effet déboursé plus de 30 millions de dollars pour acquérir simultanément quatre maisons voisines de sa résidence à Palo Alto en Californie, pour s’assurer un peu d’intimité.

Le multimilliardaire de 29 ans aurait réalisé ces opérations pour empêcher un promoteur immobilier de racheter l’une de ces propriétés, selon le San Jose Mercury News, qui rapporte l’affaire. Ce promoteur projetait de «construire une immense maison sur le terrain, puis de la vendre en jouant sur le fait qu’elle était voisine de celle de Mark», précise une source du quotidien californien.

Ces opérations immobilières ont débuté en décembre de l’année dernière lorsqu’une structure associée à Iconiq Capital, une entreprise qui gère les intérêts financiers de Mark Zuckerberg, a racheté la maison située juste derrière la sienne. Puis, le mois dernier, trois autres maisons ont été rachetées à des prix variables. Pour l’une d’entre elles, le fondateur de Facebook est allé jusqu’à débourser plus de 14 millions de dollars. «Un prix absurde», même pour ce quartier très chic, selon un agent immobilier local. Mark Zuckerberg a précisé qu’il les a ensuite louées aux familles qui y vivaient déjà.

Une adresse recherchée

Ce quartier huppé de Palo Alto, petite municipalité dans le nord de la Silicon Valley, accueille bien d’autres dirigeants de grandes sociétés technologiques. ­L’actuelle directrice de Yahoo!, Marissa Mayer, comme Larry Page, le fondateur de Google, y ont élu domicile. Même ­Steve Jobs, le charismatique fondateur d’Apple, avait fini par préférer les allées boisées de Palo Alto à son fameux ­garage de Los Altos, où tout avait commencé en 1977.

Pour vivre heureux, vivons cachés. Tous ces dirigeants connaissent forcément cet adage, puisqu’ils l’appliquent à la lettre pour leur cas personnel. Mais dont ils se soucient parfois moins lorsqu’il s’agit des données personnelles des milliards d’internautes qui utilisent leurs services quotidiennement. En témoigne le lobbying intensif actuellement mené par les géants de l’Internet pour assouplir le projet de règlement européen sur le respect les données personnelles. Plus de 4 000 amendements ont été déposés ­selon la députée européenne néerlandaise Sophie In ‘t Veld, grande défenseur du droit à la vie privée. L’un des chevaux de bataille de ses opposants: le «droit à l’oubli».

(Source)