Archives mensuelles : janvier 2014

Les Français jugent «difficile» d’acheter un logement dans leur commune

Ils se montrent par ailleurs plutôt satisfaits de la politique de logement dans leur ville, même s’ils souhaiteraient une baisse de la fiscalité.

Près de huit Français sur dix jugent «difficile de devenir propriétaire» dans la commune où ils résident selon un sondage Ifop réalisé pour le courtier en prêts immobilier Immoprêt. L’enquête publiée ce jeudi révèle ainsi que 77 % des personnes interrogées ont estimé «plutôt difficile» (54 %), voire «très difficile» (23 %), d’acquérir un logement dans leur ville, seuls 23 % étant d’un avis différent. En matière de logement, les attentes des Français vis à vis de leur commune sont surtout fiscales. Ils sont 43 % à souhaiter que la municipalité baisse les impôts locaux. Près d’un tiers (30 %) espèrent également des efforts dans les aides à l’acquisition. L’amélioration du parc de logements existants est aussi au cœur des préoccupations. 27 % des 1005 personnes interrogées aimeraient des maisons et appartements plus économes en énergie, 23 % pensent que des rénovations sont nécessaires. Enfin 17 % estiment que les logements devraient proposer des «solutions adaptées pour les personnes âgées ou dépendantes» ainsi que pour «les jeunes» (14 %). En choisissant leur logement, les Français interrogés ont affirmé avoir considéré comme «déterminant» son emplacement (49 %) et son prix (44 %). Le nombre de pièces (20 %), la superficie (18 %), le confort (13 %) et les infrastructures de proximité (10 %), arrivent loin derrière. Le montant des impôts locaux (4 %) et étonnamment, laconsommation d’énergie (3 %) ont généralement peu d’influence, aux dires des sondés. Interrogés sur l’action de leur commune en matière de logement, plus de six sondés sur dix (64 %) l’ont jugée «satisfaisante» (57 % «assez satisfaisante» et 7 % «très satisfaisante»). Toutefois en région parisienne où existent de grandes tensions sur le marché du logement, la proportion d’insatisfaits grimpe (42 %), notamment parmi les occupants de logements sociaux (50 %).

(Source) Dr House Immo

Immobilier : hausse généralisée des droits de mutation

À partir du 1er mars, les droits de mutation payés lors de l’achat d’un appartement ou d’une maison passeront de 3,8 % à 4,5 % dans la majorité des départements. Une mesure qui renchérira un peu le prix des biens immobiliers.

Malgré la baisse des prix de la pierre, de très nombreux ménages paieront bientôt plus cher pour devenir propriétaires. La loi de finances pour 2014 autorise en effet les conseils généraux qui le souhaitent à faire passer de 3,8 % à 4,5 % pendant deux ans les droits de mutation, communément appelés frais de notaire, que chaque acquéreur débourse lors de l’achat d’un bien immobilier ancien. La hausse de cette taxe doit permettre aux départements de faire face à la montée en charge de leurs dépenses sociales (RSA, allocations pour les personnes âgées dépendantes et les handicapés) et à la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales.
La mesure entrera en vigueur le 1er mars dans les départements qui l’auront votée et sera applicable jusqu’au 29 février 2016. Elle concernera donc les actes signés à partir du 1er mars, même si la promesse de vente a été rédigée fin 2013. «Ces derniers mois, les acquéreurs ont souvent fait en sorte d’accélérer le processus de vente pour éviter de payer un surcoût»,constate Vincent Chauveau, notaire en Loire-Atlantique. Car, pour les particuliers, le surcoût de taxe de 18,4 % ne sera pas négligeable. Ainsi, pour une maison achetée 300.000 euros, le nouveau propriétaire paiera 2.100 euros de plus qu’en 2013 (voir tableau ci-dessous). «Augmenter les frais de notaires revient à exiger du particulier qu’il dispose d’un apport personnel plus important pour acquérir un bien immobilier, car aujourd’hui les banques ne financent pas ces frais»,souligne Maël Bernier, porte-parole d’Empruntis.com. «L’immense majorité des départements, de droite comme de gauche, va faire passer les droits de mutation à 4,5 %, car ils n’ont pas d’autre choix pour financer la hausse des allocations sociales», estime Claudy Lebreton, président du conseil général des Côtes-d’Armor et de l’Association des départements de France (ADF).

Après les municipales

Pour ce dernier «entre quinze et vingt départements au maximum maintiendront un taux de 3,8 %». Pour l’heure, seuls cinq d’entre eux ont annoncé que la taxe qu’ils prélèvent sur les transactions immobilières resterait inchangée: l’Isère, Paris, le Morbihan, la Mayenne et les Yvelines. L’Yonne pourrait aussi être dans ce cas. La décision sera prise lors du vote du budget les 30 et 31 janvier. A contrario, la liste des départements qui majoreront les droits de mutation le 1er mars s’allonge de jour en jour. Le Nord, l’Eure ou la Creuse ont été parmi les premiers à annoncer la douloureuse. Le Pas-de-Calais, la Seine-et-Marne, la Savoie, l’Ain, le Bas-Rhin, le Loir-et-Cher, le Loiret, les Côtes-d’Armor, l’Aude, la Corrèze ou la Charente-Maritime sont aussi dans ce cas. D’autres conseils généraux ont inscrit le principe de la hausse dans leur budget (souvent déjà actée dans le budget préliminaire) qui sera voté dans les jours ou les semaines qui viennent. C’est notamment le cas de l’Essonne, de l’Indre-et-Loire, du Gard, de la Haute-Saône, la Haute-Marne, les Alpes-de-Haute-Provence, l’Allier, les Pyrénées-Orientales, la Vienne, la Manche, l’Oise, la Gironde, les Alpes-Maritimes, la Haute-Garonne, la Vendée, la Meurthe-et-Moselle ou encore la Corse-du-Sud. Dans l’Hérault, le budget sera voté fin février. Prudemment, certains conseils généraux confessent ne pas encore avoir arrêté leur décision. «Celle-ci sera prise lors du débat sur les orientations budgétaires les 23 et 24 janvier», indique-t-on au conseil général d’Ille-et-Vilaine. «Un travail d’évaluation et d’analyse est en cours, notamment sur ce que va nous ponctionner l’État», explique-t-on dans la Loire. Idem dans le Calvados. Au conseil général des Hauts-de-Seine, on avoue «réfléchir encore» à la question. L’Indre, les Landes, le Val-d’Oise, le Rhône, la Haute-Savoie, les Bouches-du-Rhône, la Seine-Saint-Denis ou encore la Loire-Atlantique ne se prononceront qu’au printemps (avril ou mai). Autrement dit, après les élections municipales, bien que cela ne soit pas précisé. Certains de ces départements concèdent aussi qu’ils observent leurs voisins et suivront la tendance nationale… Pour la majorité des acquéreurs, l’ensemble des frais de notaire passera donc prochainement de 7 % à 7,7 % environ. «Les frais de notaire comprennent une taxe départementale de 3,8 % ou bientôt 4,5 %, une taxe communale de 1,2 %, des frais d’assiette et de recouvrement dont le taux est fixé à 2,37 % du droit départemental et les émoluments des notaires», détaille Bruno Delabre, notaire dans le Nord. Les émoluments des notaires viennent aussi de légèrement augmenter suite à la hausse de la TVA passée le 1er janvier de 19,6 % à 20 %… Bref, avec cette loi de finances, le gouvernement aura du mal à être entendu quand il affirme tout faire pour baisser le prix des logements. (Source) Dr House Immo

Immobilier tertiaire: Paris sort du Top 10 des capitales européennes attractives

« Le classement des 27 premières villes d’Europe, réalisé selon les prévisions de performance pour 2014, place Munich en tête, comme l’an dernier, et voit la capitale française chuter de 8 places », commente PricewaterhouseCoopers (PwC) co-auteur de l’étude Tendances de l’immobilier européen 2014 publiée jeudi.

Les villes les plus plébiscitées, après Munich, sont Dublin, Hambourg, Berlin, Londres, Zurich, Istanbul, Copenhague, Stockholm, Francfort, Varsovie, Vienne, Moscou, toutes classées avant Paris.

Suivent, après la capitale française, Helsinki, Prague, Edimbourg, Lyon, Madrid et Birmingham.

Cette « contre-performance » de Paris est « d’autant plus notable que les trois premiers trimestres de 2013 ont vu l’activité d’investissement en Europe augmenter de 10,5% à 110,9 milliards d’euros et que les perspectives d’investissement pour 2014 sont à la hausse », poursuit PwC.

« Cette évolution s’explique par un contexte économique français difficile », juge le cabinet, pour qui « les investisseurs sont préoccupés par l’instabilité fiscale », tandis que « l’importance de la dette et du chômage, ainsi que les tensions sociales n’améliorent pas l’image de la ville à l’international ».

« Paris reste néanmoins avec Londres un pôle d’investissement unique en Europe », estime Geoffroy Schmitt, Associé, responsable de l’activité immobilier de PwC.

Et de fait « les capitaux disponibles et le crédit sont en hausse constante », en particulier au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et dans les pays nordiques, selon cette étude.

D’après le rapport, « pour la première fois, la dimension écologique est globalement perçue comme créatrice de valeur ». Ainsi 75% des investisseurs ont-ils affirmé avoir une stratégie relative aux éco-bâtiments. « La crise a forcé le marché à se réinventer. Les éco-bâtiments se sont transformés en opportunités puis en business rentables », analyse M. Schmitt.

« Le contexte économique européen favorable incite les investisseurs à prendre davantage de risques, grâce à un meilleur accès au crédit et à des taux d’intérêt faibles », estime le cabinet.

(Source)

Dr House Immo

Feu vert de l’Assemblée nationale à la garantie des loyers, version réduite

L’Assemblée nationale a adopté, mercredi 15 janvier au soir, la garantie universelle des loyers (GUL), vanté par la ministre du logement, Cécile Duflot, mais critiqué par l’UMP, notamment pour son coût.

Traduction d’un engagement de François Hollande, cette garantie des loyers tente de rassurer les propriétaires, tout en limitant les expulsions en traitant plus tôt les impayés. Elle sera toujours publique et gratuite, mais plus obligatoire, puisque le bailleur pourra lui préférer une personne caution.

Le caractère optionnel de la garantie des loyers a été introduit en commission à l’Assemblée à l’initiative du gouvernement, après une levée de boucliers des professionnels de l’immobilier et des assureurs. En pratique, sur le futur bail type, le bailleur devra cocher une case s’il ne veut pas de la GUL. S’il accepte de lasouscrire, il sera couvert gratuitement sur dix-huit mois pour un montant plafonné au loyer médian du quartier.

« HONNÊTE COMPROMIS »

Dans l’hémicycle, les députés ont encore apporté de légères retouches, par le vote d’amendements du rapporteur socialiste Daniel Goldberg. Les locataires seront ainsi informés de la déclaration du contrat de location auprès de l’agence de la GUL. Et les propriétaires ayant proposé à la location des locaux impropres à l’habitation (caves, combles, logements frappés d’arrêté de péril imminent, etc.) seront exclus du dispositif.

Si les élus de l’UMP, notamment Lionel Tardy et Jean-Marie Tétart, ont salué la« reculade sage » qui « réduit considérablement la portée de la GUL », ils se sont déclarés inquiets des modalités de mise en œuvre et d’un coût pour l’Etat de 700 à 800 millions. « Cela reste un pari », a jugé Marie-Christine Dalloz. Pour l’UDI, Michel Piron a qualifié la GUL remaniée d’« honnête compromis ».

« UNE INNOVATION SOCIALE »

Tant la ministre du logement que le rapporteur Daniel Goldberg ont défendu avec véhémence la GUL revue et corrigée, qui va « créer un droit nouveau »,« aboutissement d’un chemin cranté sous des majorités différentes », a lancé MmeDuflot.

Et d’affirmer que « la coconstruction parlementaire » et le travail avec les professionnels et associations de locataires a abouti à un dispositif qu’« on ne peut plus estimer incertain et fragile ». Quant à son coût, estimé à « 420 millions d’euros en année pleine », il « se substitue [à] des dépenses actuelles » de l’Etat, des collectivités ou des organismes HLM, selon la ministre écologiste.

M. Goldberg, député socialiste de Seine-Saint-Denis, a notamment vanté « une innovation sociale » et a salué les socialistes, écologistes et radicaux de gauche pour avoir toujours soutenu le dispositif. Le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne, qui a réaffirmé être « très favorable à la GUL », a regretté qu’elle ne soit plus un droit « complètement universel ».

(Source)

Dr House Immo

ENTRETIEN AVEC AUDREY CERMENATI ET JEAN-PHILIPPE HELIN CONSEILLERS IMMOBILIER DR HOUSE IMMO DANS LE 37

Comment vous êtes vous rencontré ?

Audrey : J’ai contacté Jean-Philippe qui travaillait dans une agence concurrente à la mienne afin de visiter un terrain qu’il avait en exclusivité.

Jean-Philippe : J’ai accepté cette visite et proposé à Audrey de venir travailler dans notre agence, cette demande resta sans suite. Quelques mois après, le marché immobilier m’a amené à changer d’agence et à travailler sur Tours centre.

Audrey : A un mois d’intervalle je suis recrutée par la même agence et le binôme est créé, « on était surement fait pour travailler ensemble »

Comment se répartit le travail entre vous ?

Audrey : Il se répartit en bonne intelligence, nous nous appuyons sur les compétences de chacun. Un emploi du temps avec les actions principales de notre activité est bien évidemment au centre de notre organisation. Nous sommes ensemble lors des rendez-vous et notre binôme Homme/Femme nous offre une vision plus globale.

Jean-Philippe : Nous travaillons en binôme aussi bien sur le terrain que pour les prises de mandats, estimations et visites. La relation avec nos clients se dirige naturellement vers l’un ou l’autre ou nous deux. L’approche du sexe opposé ou du même sexe nous donne une facilité de dialogue. Ex . : si c’est une question technique l’homme m’interrogera, si c’est une question pratique l’interrogation sera dirigée vers Audrey. 

Comment qualifier le marché immobilier actuel ?

Audrey : Vaste question ! Il faut s’adapter constamment à lui, il est très mouvant ! Les prix ont baissés ces dernières années mais raisonnablement. Malgré une baisse des biens à la vente et des acquéreurs « moins finançables », nous avons réalisé de nombreux projets au-delà de nos objectifs. Et je dirais que l’équilibre acquéreur/vendeur y est pour beaucoup ni les uns ni les autres ne peuvent faire pression sur les prix.

Jean-Philippe : Après une bonne année 2013 ayant dépassé nos objectifs, nous restons prudents sur un marché où la peur est installée aussi bien du côté vendeur que du côté acquéreur, mais aussi auprès des banques, alors que la fiscalité et les dispositions du gouvernement fragilisent le marché de l’immobilier. Les acquéreurs ont peur d’acheter trop cher et les vendeurs peur de vendre à perte. Mais le côté optimiste est que nous aurons toujours des mutations, des envies de changer de région à la retraite, des familles qui s’agrandissent et des personnes qui souhaitent devenir propriétaires.

Pourquoi avoir décidé de travailler avec Dr House Immo ?

 Audrey : Cette aventure a commencé grâce à Jean-Philippe qui me dit : «  c’est un réseau à taille humaine avec un dirigeant encore sur le terrain », sachant que c’est rarissime. Alors GO, Jean-Philippe organise notre rencontre avec Stéphane Escobossa et l’alchimie a pris : mêmes valeurs, belle communication, possibilité d’apporter notre plus-value au réseau.

Jean-Philippe : J’ai aimé le contact avec Stéphane Escobossa qui est une personne humaine avant tout. Difficile de vendre à Audrey le nom de l’enseigne, mais aujourd’hui on se rend bien compte qu’il facilite le contact avec les clients. Et puis dans le désordre : le logiciel de transaction simple d’emploi et géré par Dr House Immo, les supports publicitaires et la redevance de 15% + les 5% sur le réseau. Enfin l’équipe Dr House Immo que j’affectionne particulièrement, parce que c’est une équipe qui nous ressemble.

Quels sont vos prochains objectifs professionnels ?

Audrey : Nos objectifs tiennent en deux mots : recrutement & développement. En effet, étant Managers sur notre département (37), nous souhaitons créer une équipe afin d’augmenter le nombre de projets réalisés par rapport à 2013. Il nous incombe aussi de développer la cooptation et la connaissance de la marque que l’on représente. Et pourquoi pas une voiture avec logo Dr House à Tours ?  (J’en profite pour faire ma première demande de l’année à Jean-Philippe 🙂 !!)

Jean-Philippe : Le recrutement, sur notre secteur de façon à tisser une synergie de nos biens, de nos estimations, de notre savoir-faire et de nos ventes en croisé pour que tout le monde vive de ce beau métier qui est le nôtre. Nous espérons véhiculer le nom de l’enseigne dans notre département de différentes façons (un véhicule « logoté » et des actions dans les galeries marchandes avec un stand ainsi que le farming et la cooptation). Tout cela pour que dans le temps nous soyons incontournables par notre savoir faire et notre savoir être.

 

 

Immobilier : les prix devraient encore baisser en 2014

Le nombre de logements vendus devrait continuer à diminuer et les prix pourraient reculer de 3 à 4 % selon la Fnaim. Les taux des crédits immobiliers devraient grimper. En 2013, 668.000 logements ont été vendus, soit 5,1 % de moins qu’en 2012, et les prix ont baissé de 2,9 %.

L’année s’annonce délicate pour le marché immobilier. LaFnaim (premier syndicat professionnel avec 12.000 adhérents) table ainsi sur un nouveau recul des prix de 3 % à 4 % en 2014, alors que le nombre de transactions devrait encore reculer et tomber à 650.000! «Beaucoup d’incertitudes pèsent sur le marché», reconnaît Jean-François Buet, président de la Fnaim. Des incertitudes économiques (hausse du chômage, croissance), psychologiques (moral des ménages), juridiques (liées à la loi sur le logement qui arrive ce mardi en deuxième lecture à l’Assemblée nationale), mais aussi financières. Les taux des crédits immobiliers, tombés à un niveau historiquement bas au premier semestre 2013 (2,9 % sur 20 ans), devraient monter dans le sillage de l’OAT à 10 ans (les économistes tablent sur une hausse de l’OAT comprise entre 0,6 % et 1 % en 2014).

Les primo-accédants pénalisés

«Les taux des crédits pourraient grimper de 0,5 % en moyenne au premier semestre», estime ainsi Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi. «À chaque remontée des taux de 0,25 %, la capacité d’emprunt de l’acquéreur et, par conséquent, le montant de l’acquisition qu’il peut réaliser diminuent de 4000 euros environ. Ainsi, à mensualité et durée identiques, il disposera de 178.693 euros s’il emprunte à 3,1 %, contre 163.596 euros à 4,1 %», détaille-t-il. Une telle hausse devrait surtout pénaliser les primo-accédants dont le nombre a déjà fondu en 2013. «Ils ne représentaient plus que 37 % des emprunteurs, contre 48 % en 2012», souligne Philippe Taboret. Seule une baisse marquée des prix permettrait de compenser la hausse des taux de crédits. D’après les calculs de Cafpi, il faudrait que les prix baissent de 2,21 % pour compenser une hausse de 0,25 % ; de 4,36 % si les taux augmentent de 0,5 % et de 8,4 % s’ils s’envolent de 1 %. Les tendances observées en 2013 sur le marché immobilier devraient donc se poursuivre, voire s’accentuer. L’an dernier, le nombre de ventes de logements anciens est tombé à 668.000, soit 5,1 % de moins qu’en 2012 et 15 % à 20 % de moins qu’avant la crise de 2008, selon la Fnaim.

À Paris, le nombre de transactions a fondu de 12,8 %

Dans certaines villes ou régions, la chute des ventes a été nettement plus marquée. C’est notamment le cas en Basse-Normandie (-7,4 %), la Haute-Normandie (-6,8 %), le Languedoc-Roussillon (-7,6 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur ou encore en l’Ile-de-France (-6,6 %). À Paris, le nombre de transactions a carrément fondu de 12,8 %. «Le marché immobilier ancien connaît une nette dégradation depuis 2012. Le nombre des transactions rejoint, en 2013, le niveau de 2008, date de l’éclatement de la crise des subprimes», souligne Jean-François Buet. Malgré ce fort recul, les prix n’ont pas décroché. Selon la Fnaim, ils ont reculé de 2,9 % en moyenne (Century 21, Laforêt, Orpi ont eux aussi constaté des baisses de prix en France comprises entre 2 % et 3 %). Avec là aussi de fortes disparités régionales: baisse de 6,8 % des prix des appartements en Haute-Normandie, Basse-Normandie et Champagne-Ardenne, de 5,9 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 4,9 % en Languedoc-Roussillon, de 4,4 % en Lorraine, de 4,1 % dans le Nord-Pas-de-Calais et en Bretagne, de 3,9 % en Rhône-Alpes et de 3,2 % à Paris. «C’est souvent dans les régions qui comptent le plus de résidences secondaires que la baisse des prix est la plus marquée», souligne le président de la Fnaim. (Source) Dr House Immo

Immobilier: pour les notaires, « notre pays n’est pas très attractif »

Jean Tarrade, le président du Conseil supérieur du notariat, était l’invité de BFM Business ce mardi 14 janvier. Il a appelé à davantage de stabilité fiscale pour relancer le marché immobilier.

« Ce n’est pas aussi grave que ce que nous avions craint ». Jean Tarrade, le président du Conseil supérieur du notariat qui était l’invité de BFM Business, ce mardi 14 janvier, est revenu sur les chiffres du marché immobilier français en 2013. Sur l’année écoulée, 700.000 transactions ont été enregistrées, soit une baisse de 6% par rapport à 2012. Mais il a rappelé qu’en 2009, seules 594.000 transactions avaient été enregistrées, et en 2011, 805.000. « Nous sommes donc dans une année basse, mais elle a été moins pire que prévu car il y a eu une tendance à la hausse depuis février ». Selon lui, si plusieurs facteurs peuvent expliquer cette baisse, le principal est l’attentisme lié à l’instabilité fiscale. « La fiscalité et l’instabilité fiscale sont très handicapantes pour les investisseurs », a-t-il lancé. D’ailleurs, les étrangers ont fui la France, notent les notaires. « Notre pays n’est pas très attractif pour les étrangers, même s’ils ne représentent que 2% des propriétaires », a souligné Jean Tarrade. Des baisses de prix à prévoir Pour 2014, Jean Tarrade s’attend à une année encore difficile. Même pronostic pour la Fnaim. « En ce début d’année, beaucoup d’incertitudes pèsent sur le marché immobilier résidentiel, dans tous les domaines : économique (croissance, chômage), psychologique (moral des ménages, confiance), financier (taux d’intérêt, solvabilité des accédants à la propriété), juridique (loi ALUR), fiscale (plusvalues, droits d’enregistrement) … », estime-t-elle ce 14 janvier. La Fédération nationale de l’immobilier prévoit donc une baisse du nombre de transactions dans l’ancien, « sans descendre en-dessous de 650.000 » et des prix de ventes en recul de 4% maximum. (Source) Dr House Immo