Archives mensuelles : mai 2014

Les pratiques douteuses des syndics épinglées

(Source)

L’UFC-Que choisir et l’Association des responsables de copropriété (ARC), une association représentant les copropriétaires, tirent à boulet rouge sur les pratiques des syndics. Dans un rapport publié jeudi 15 mai, ils décortiquent sept contrats type des cinq principaux acteurs du secteur (Foncia, Nexity, Citya, Immo deFrance et Loisel & Daigremont), qui représentent environ 70 % du marché.

L’étude révèle notamment que ces syndics pratiquent une hausse moyenne de leurs tarifs de 23,6 % lorsqu’ils passent du compte unique (un seul compte bancaire pour gérer l’ensemble des copropriétés) au compte séparé (un compte pour chaque copropriété).

CHANGEMENT GRATUIT

Or la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) rend obligatoire le compte séparé d’ici au 26 mars 2015 et précise, justement, que ce changement doit être gratuit pour les copropriétés de moins de seize lots. L’ARC et l’UFC redoutent que les syndics anticipent cette échéance et en profitent pour fairepasser des hausses de tarif importantes (neuf copropriétés sur dix demeurent gérées par un compte unique).

« Alors les assemblées générales des copropriétés battent leur plein au mois de mai, certains syndics s’empressent de faire passer des renouvellements de contrat qui engagent les copropriétaires pour trois ans, alors que la norme est habituellement d’un an », révèle Frédéric Blanc, juriste chez UFC-Que choisir.

Comme en 2013, l’UFC-Que choisir et l’ARC critiquent également les prestations particulières, nombreuses et coûteuses, que les syndics ajoutent à leurs forfaits « tout compris ». « Beaucoup d’entre elles sont en réalité des services obligatoires », précise Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir.

DÉCRETS À VENIR

Le contenu et les tarifs des prestations particulières doivent être fixés prochainement par décret. En attendant, l’UFC-Que choisir et l’ARC craignent que les syndics profitent du flou juridique actuel pour faire passer de nouvelles hausses de tarifs et appellent les copropriétaires à la vigilance. L’UFC-Que choisira d’ailleurs publié en ligne une liste des modifications qu’implique la loi ALUR pour les copropriétaires et les syndics.

Le mal logement: un fléau qui nous concerne tous

(Source)

Il y a quelques temps, une jeune journaliste d’une grande radio généraliste s’est confiée à moi après avoir entendu que j’étais la marraine de la fondation I LOGE YOU qui milite pour le « mieux-logement ».

Au lendemain de son divorce, elle n’a pu conserver son appartement. Un loyer élevé, un ex-mari qui « oublie » parfois de lui verser sa pension alimentaire, elle doit se mettre en recherche d’appartement. Problème, soit les loyers sont trop chers pour son salaire pour autant très convenable, soit les propriétaires refusent son dossier craignant des loyers impayés » un homme seul soit, mais une femme seule, en plus avec un enfant, pfff, pensez…. »

À quelques jours de la fin de son bail, la jeune femme s’est vue refuser des dizaines de dossiers. Elle est à deux doigts de se retrouver à la rue, au sens propre du terme. Sa mère ne peut pas l’héberger, c’est trop petit chez elle. Pourtant, cette journaliste travaille depuis 10 ans, paye ses impôts, participe donc à la vie de la société et cette même société est infoutue de lui trouver un logement.
Heureusement pour elle, un journaliste-vedette de la radio lui a proposé, touché par son histoire, un petit studio dont il est propriétaire et qui est libre.

Mais combien sont-ils ces hommes et ces femmes qui payent leurs impôts mais ne trouvent pas à se loger ? Ces hommes et ces femmes qui travaillent mais une fois sortis du bureau, partent dormir dans leur voiture sans oser en parler à personne ?
Combien sont-ils ces jeunes qui, déjà dans la vie active, sont obligés de rester de plus en plus tard chez leurs parents, faute de trouver un studio ?
Et à combien s’élève le nombre de personnes âgées en milieu rural qui doivent choisir entre se nourrir et se chauffer ?

Des chiffres alarmants

Aujourd’hui grâce aux Restos du cœur, plus personne en France ne meurt de faim… Mais on continue à mourir de froid.
En 2014, sans prendre en compte les 145.000 SDF (un chiffre qui a pourtant doublé en seulement 3 ans) 8 millions de personnes sont concernées par le mal-logement.

12,5 % de la population française. 1 Français sur 8. On en connaît tous et demain, cela peut arriver à chacun d’entre nous. Un divorce, une longue période de chômage… Ça va si vite…

Alors on peut s’indigner, accuser les politiques, crier que les propriétaires et les agents immobiliers sont des salauds, mais après ? Une fois qu’on a dit ça, on fait quoi ? Donner de l’argent, oui, si on le peut. Mais surtout il faut agir, donner du temps, se rapprocher des centaines d’associations qui chaque jour sont sur le terrain et manquent souvent de bénévoles.

I LOGE YOU
2014-05-19-ilogeyou.jpgLa Fondation I LOGE YOU a pour vocation de lutter contre le mal logement en France. L’objectif est de mobiliser tous les Français en les invitant à financer des projets de lutte contre le mal-logement et trouver des solutions afin d’enrayer ce fléau et d’offrir ainsi à chacun l’accès à un logement décent.

I LOGE YOU organisera le 22 novembre prochain, pour la 2ème année consécutive, la Journée nationale solidarité logement afin de sensibiliser le grand public. Aidée et soutenue par les professionnels de l’immobilier et sous l’égide de la Fondation de France, I LOGE YOU redistribuera les dons aux acteurs de terrain et mettra en lumière les associations qui oeuvrent et apportent, plutôt que des grands discours, des solutions concrètes.

Il faut juste apporter sa brique à l’édifice.
La lutte contre le mal logement doit devenir une priorité.

Informations complémentaires
Fondation I Loge You 65 rue Ordener – 75018 Paris

Présidente : Isabelle Larochette, agent immobilier depuis plus de 20 ans et gérante de l’agence « De la cour au jardin », elle fonde en 2008 le premier réseau d’agences immobilières au travers de l’association« Agence Solidarité Logement ».

Site: www.ilogeyou.fr
Twitter: @i_loge_you
Notre page Facebook

Paris sort du top 5 des villes les plus attractives du monde

(Source)

La capitale française a perdu deux places dans le classement des villes les plus attractives dans le monde publié par le cabinet PwC. Paris recule en économie ou encore en qualité de vie, mais reste championne de l’innovation.

Paris ne fait plus partie des cinq villes les plus attractives du monde. En deux ans, la capitale française a perdu deux places, passant de la 4e à la 6e, selon le classement publié ce mardi par le cabinet PricewaterhouseCoopers. Mais aussi surprenant que celui puisse paraître, Paris conserve sa première position dans la zone euro et la deuxième en Europe derrière Londres. «Une ville comme Berlin bénéficie de l’activité économique de l’Allemagne mais pâtit de sa taille moindre par rapport à des mégalopoles telles que Londres ou Paris», explique au Figaro.fr Geoffroy Schmitt, associé chez PwC. Outre la capitale britannique, la Ville Lumière est devancée par New York, Singapour, Toronto et San Francisco.

Symbole de ce recul, l’attractivité économique. Entre 2012 et 2014, Paris est passée de la 2e à la 4e place en matière de puissance économique, derrière Londres, Pékin et New York. «Ce recul s’explique par les charges qui pèsent sur les entreprises et la faible croissance du PIB», affirme PwC. Là encore, on notera que Paris reste toutefois la ville la plus dynamique de la zone euro. «Paris arrive troisième concernant le nombre de sièges sociaux des entreprises, devant New York ou Londres, et 5e pour la productivité et l’embauche dans les services financiers et commerciaux».

Autre raison de la baisse de l’attractivité de Paris: la démographie et la qualité de vie. En la matière, la capitale a perdu sa première place au profit de Sydney et se retrouve… en septième place derrière Londres, San Francisco, Berlin ou encore des villes asiatiques comme Hong Kong ou encore Singapour. Selon PwC, la facilité des déplacements quotidiens est en cause: Paris est ainsi pénalisée par ses embouteillages et ses difficultés à s’y loger (14e au classement pour ces deux indicateurs). «En revanche, la qualité de ses transports en commun (métro, RER, trains de banlieue…) est reconnue», précise Geoffroy Schmitt.

infographie, classement, villes attractives

À l’inverse, Paris reste championne pour son capital intellectuel et son capital de l’innovation. «Le capital historique de Paris en la matière existe, mais il pourrait être mieux exploité. Les entrepreneurs ont des idées mais il est toujours compliqué pour eux de passer à l’acte. Un changement est en train, toutefois, de s’opérer avec l’arrivée d’une nouvelle génération», explique Geoffroy Schmitt. La capitale française se distingue également par son système éducatif, la protection de l’environnement et la préservation du milieu naturel. «Le principal enjeu pour la Ville Lumière réside dans le Grand Paris. Si Paris mène à bien ce projet, la capitale pourra redevenir attractive. Sinon, elle devra être confrontée encore plus durement à une concurrence internationale qui s’intensifie. En attendant, ce projet montre la volonté de Paris de se réformer»

« Le choc de simplification en action ! »

(Rappel : A propos d’immo diffuse et met à disposition des professionnels de l’immobilier et autres lecteurs des contenus relatifs à l’immobilier disponibles sur Internet. Nous ne rédigeons pas d’articles et ne sommes pas responsables des positions prises par les auteurs)

(Source)

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Depuis plusieurs mois, je raille avec régularité l’idée de « choc de simplification », qui est à mon sens une vaste fumisterie gouvernementale de plus et une illusion totale. Évidemment, il y a des fois où je préférerais avoir fondamentalement tort mais ce n’est pas le cas, hélas. Une fois de plus, la réalité des faits vient contredire les discours de ces grands communicants qui élaborent pour nos Maîtres les discours que nous voulons entendre.

On vous vend donc une grande innovation à travers ce « choc de simplification » porté par le président de la République lui-même. Mais dans les faits, c’est l’inverse qui se produit et nous en avons un exemple éclatant avec la loi Alur qui est une véritable calamité pour l’économie et aussi pour les gens en bloquant le marché immobilier uniquement pour des raisons administratives stupides.

« Immobilier : la loi Alur protège mieux les acquéreurs mais retarde les ventes »

C’est le titre d’un article du jour du Var Matin.

(Lire la suite)

Comment les Google Glass pourraient changer l’immobilier

(Source)

Vous cherchez un appartement ou une maison, à vendre ou à louer, et vous avez le plus grand mal à trouver des créneaux horaires pour les visites ? Les Google Glass pourraient vous venir bientôt en aide.

Visiter des logements potentiels se transforme souvent en galère : comment caser des rendez-vous avec les agents immobiliers quand on court déjà toute la journée ? C’est encore pire si l’on change de quartier, de ville, de région ou même de pays ! Les Google Glass pourraient faciliter la vie des clients d’agences immobilières, de leurs clients, mais aussi des particuliers bailleurs et vendeurs.

Prenons le cas d’un agent immobilier. Lui – ou elle – aussi perd un temps considérable en transports et en rendez-vous « oubliés » par le client, qui néglige souvent de le prévenir qu’il ne se déplacera finalement pas… En chaussant des Google Glass, il peut faire réaliser une visite complète, en vue subjective, à son client. Ce dernier est connecté aux lunettes et voit comme à travers les yeux de l’agent. Il peut lui demander, en direct, de monter l’escalier, de se rendre sur le balcon, d’ouvrir tel placard, de vérifier l’état du parquet, et lui poser toutes les questions qui lui viennent à l’esprit.

Ce client reste tranquillement chez lui, mais il effectue une visite – virtuelle, certes, mais bien plus informative qu’une navigation en 3 D sur son écran. A lui de décider ensuite s’il se déplace pour une visite « live », si le bien l’intéresse.

Les Google Glass peuvent aussi, par exemple, être chaussées par Monsieur, présent sur les lieux, pour « partager » la visite avec Madame, qui ne peut être physiquement présente à ce moment-là… Bref, la recherche de logement pourrait devenir nettement moins cauchemardesque.

 

Molitor, la piscine emblématique de Paris rouvre ses portes

(Source)

Après vingt-cinq ans de fermeture, les bassins vont à nouveau accueillir des nageurs VIP triés sur le volet, une énième métamorphose pour ce lieu avant-gardiste et branché qui vit apparaître le bikini avant de devenir le sanctuaire du street art.

Remonter le temps à la poursuite des années 30 est à portée de mains depuis ce lundi. Après vingt-cinq de fermeture, la plus emblématique piscine de Paris, les bassins art déco deMolitor dans le 16e arrondissement, rouvre leurs portes ce lundi après-midi. Etablissement privé, la piscine Molitor a un ticket très éloigné des prix des piscines municipales à plusieurs centaines d’euros. Pour cette renaissance, le lieu mythique s’est en effet réinventé en établissement hôtelier de luxe géré par le groupe Accor, sous la marque MGallery,

Une énième métamorphose pour un établissement qui a connu autant de vies qu’un chat. À son ouverture en 1929, Molitor, qui a été dessinée par Lucien Pollet, est un exemple même d’architecture art déco: vitraux, mosaïques… Elle offre deux bassins à ses visiteurs: un d’hiver de 33 mètres surplombé d’une verrière et un d’été de 50 m ouvert toute l’année et entouré d’espace de plage. Très vite, Molitor acquiert une réputation avant-gardiste et devient un lieu de fête, des heures de gloire restituées sur son site internet. Elle est inaugurée par les champions olympiques Aileen Riggin et Johnny Weissmuller. Le quintuple médaillé d’or y officie même comme maître-nageur cette première année d’après la légende. La piscine n’accueille pas que des baigneurs mais aussi des galas nautiques et des défilés de mode. Il enfante aussi quelques polémiques. C’est sur ses bords qu’apparaît le bikini en 1946 ou que s’affirme la mode de bronzer seins nus.

La foule se presse à Molitor en 1939 lors de la fête de l'eau.
 

Se rapprocher au maximum de la piscine d’antan

Malgré une inscription aux monuments historiques, jugée insalubre Molitor est fermée en 1989. Dès lors elle devient le repaire des amateurs de street art qui décorent de leurs tags le moindre pan de mur disponible. Une rave géante marqua les mémoires dans les années 2000 en réunissant plus de 5.000 participants. Finalement en 2008, la Ville de Paris, propriétaire, cède le bail du terrain pour 54 ans au fonds d’investissement Colony Capital, qui entreprend sa rénovation complète en partenariat avec les groupes Accor et Bouygues pour 80 millions d’euros.

L’idée? Se rapprocher au maximum de la piscine d’antan quand les éléments art déco ont été retrouvés. Dans le cas contraire, l’architecture est contemporaine. Ainsi on a eu beau avoir surnommé Molitor «le paquebot blanc», la presse des années 30 décrivait des murs jaune tango. C’est donc cette couleur, proche du jaune moutarde, qui domine toujours le nouveau Molitor. Autour du bassin d’hiver, les mosaïques ont été réalisées par le même fabricant qu’en 1929, qui a retrouvé les tons d’origine. Les garde-corps sont authentiques. Les vitraux, qui représentent des scènes de baignade, ont été rénovés. La piscine tient aussi à prolonger son héritage underground et artistique des années 90: dans le lobby trône une Rolls taguée par l’artiste JonOne. Cette période street art est également rappelée dans des photos. Molitor se veut un lieu d’accueil d’artistes. Les cabines autour du bassin d’hiver seront de mini-ateliers ou lieux d’exposition. Et la direction espère abriter des retransmissions d’opéra, des défilés de mode…

Dans sa nouvelle incarnation, pour nager à Molitor, il faudra soit être client de l’hôtel cinq étoiles, qui compte 124 chambres à 300 euros en moyenne et qui propose un spa de 1.700 m2, un restaurant supervisé par Yannick Alléno, bar, et un toit-terrasse, soit être membre du club sélect. Droit d’entrée à 1.200 euros, adhésion annuelle à 3.300 euros pour seulement 1.000 heureux élus. Mais l’accès public n’est pas totalement passé à la trappe: trois créneaux horaires seront réservés chaque semaine aux écoles du quartier.

Visiter un bien immobilier avec l’image virtuelle de sa rénovation

(Source)

Un bien immobilier à rénover ou à relooker trouve moins facilement preneur. Une application iPad baptisée Rhinov vient d’être lancée par la société Savane Vision pour mettre en valeur virtuellement un logement au cours de sa visite.

Les futurs acquéreurs visitent un bien immobilier avec la tablette devant les yeux. Elle leur propose une réalité virtuelle de la maison ou de l’appartement qu’ils découvrent en superposant à 360° un intérieur plus proche de leurs désirs.

L’application permet de valoriser le potentiel du bien. L’agent immobilier intègre les caractéristiques du logement à vendre : dimension de la pièce, position des ouvertures, photos, style de décoration souhaité. Ensuite les designers de Savane Vision aménagent virtuellement le nouvel intérieur. Le coût des travaux est évalué pour aboutir au résultat présenté sur la tablette. L’entreprise peut faire des ajustements sur sa proposition d’aménagement virtuel.

Les clients de Savane Vision, installée sur la technopole du Futuroscope (Vienne), sont des agents immobiliers ou des marchands de biens. D’autres métiers sont aussi ciblés, parmi lesquels des rénovateurs de l’habitat.

Dans un contexte de baisse des prix de l’immobilier, les logements qui présentent des défauts restent plus longtemps sur le marché et font l’objet d’une négociation plus âpre de la part des acheteurs potentiels.

Se projeter dans le bien immobilier visité

Cette application surfe sur la tendance du home staging, outil de plus en plus développé par les agences immobilières. L’image que reflète un bien immobilier est en effet capitale pour susciter l’achat. Les photos intégrées à l’annonce d’un bien sont sa meilleure publicité. Lorsque les acheteurs décident de visiter la maison qu’ils ont repérée parmi des dizaines d’annonces, leur attention peut être parasitée par le mobilier des propriétaires, qui n’est peut-être pas à leur goût.

Un surplus d’effets personnels, l’encombrement éventuel des pièces sont des inconvénients lors de la visite d’un bien et peuvent même le dévaloriser, selon Francky Boisseau, membre du réseau Home-Staging Experts. Le home staging est conçu pour faciliter la vente d’un bien immobilier au travers de sa valorisation.

Les acquéreurs cherchent à se projeter dans une habitation et les professionnels de l’immobilier dirigent leur argumentaire en ce sens. L’application vise ainsi à séduire à la fois les agents immobiliers et leurs clients.