Archives mensuelles : mars 2015

L’Espagne exposée à une gigantesque faillite dans l’immobilier

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Le promoteur immobilier Martinsa-Fadesa, l’un des leaders du pays, a du mal à remonter la pente depuis l’explosion de la bulle immobilière en 2008. Il est exposé à une demande de liquidation judiciaire.

Vent de panique dans le secteur de l’immobilier espagnol. Le promoteur espagnol Martinsa-Fadesaa annoncé vendredi la convocation d’un conseil d’administration extraordinaire lundi pour étudier une éventuelle liquidation judiciaire qui serait l’une des plus importantes en Europe de ces dernières années. Le tribunal de commerce n’a pris aucune décision pour l’instant, faute d’avoir reçu toutes les réponses des créanciers avec lesquels le groupe tente de rénégocier sa dette, a déclaré à l’AFP une source judiciaire. Le passif atteindrait environ 6,5 milliards d’euros, selon la presse. Et «Martinsa-Fadesa n’a aucune connaissance officielle du résultat», dit le groupe dans un communiqué.

Toutefois, ajoute-t-il, «un conseil d’administration extraordinaire a été convoqué le lundi 2 mars, afin d’étudier une demande de liquidation judiciaire de l’entreprise». Ce groupe, l’un des leaders du secteur en Espagne et symbole des excès qui ont conduit à l’explosion de la bulle immobilière en 2008, avait été déclaré en cessation de paiement à l’été 2008. Mais il avait annoncé en mars 2011 avoir trouvé un accord pour refinancer sa dette.

Mais selon la presse, citant des sources financières, l’entreprise n’est pas parvenue à redresser la barre et le juge va décider de la liquider, les principaux créanciers refusant d’aller plus loin. Face à un passif d’environ 6,5 milliards d’euros, la société dispose d’actifs évalués à 2,4 milliards, selon le journal El Mundo. L’éclatement de la bulle immobilière a plongé l’Espagne dans une profonde récession dont elle est sortie en 2014, avec une explosion du taux de chômage qui reste toujours à des niveaux records, à 23,7% de la population active.

Devenir agent immobilier : les écoles immobilières en plein boom

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Etre fin négociateur, analyste, commercial et psychologue, voici quelques unes des qualités que doit posséder un bon agent immobilier ! Cet acteur indispensable chargé de faire le lien entre le vendeur et l’acheteur, le propriétaire et le locataire, doit pouvoir évaluer les biens et agir dans le respect de la loi.

Pour devenir agent immobilier, plusieurs chemins sont envisageables, mais les plus populaires restent le passage par une école immobilière.

La suite de l’article ici

La crise pousse les Français à choyer leur intérieur

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En trois ans, un tiers des Français a réalisé des aménagements d’intérieur. Une attitude caractéristique en période de crise: la maison est un espace protecteur.

Un Français sur trois a réalisé des travaux d’amélioration ou de réhabilitation de son logement au cours des trois dernières années, révèle une étude de l’Union Nationale des Industries Française de l’Ameublement (UNIFA), rendue publique lundi à Paris. «Les gens survinvestissent dans les intérieurs en période de crise. La maison est un endroit protecteur, un espace de ressourcement» indique Gérard Laizé, le directeur général de VIA, l’association qui a piloté l’étude réalisée auprès de 2.000 Français. «Le succès des émissions de télévision traitant de décoration et le nombre de titres de magazines confirme cet intérêt croissant de nos compatriotes».

Selon l’étude, «contrairement aux idées reçues, le prix n’est pas le critère dominant. Le critère esthétique apparaît comme un facteur clé pour les Français», dont 83% disent accorder beaucoup d’attention au design du produit. Le logement des Français «n’est pas monostyle» ajoute le rapport qui souligne qu’en moyenne 2,4 styles sont répartis dans les différentes pièces d’un appartement ou d’une maison.

Privilégier le Made in France

Toutefois, «26% des Français déclarent ne pas avoir de style», souvent par manque de connaissance devant une offre pléthorique. Les auteurs de l’étude appellent les professionnels «à structurer l’offre autour d’ambiances pour guider le consommateur et développer le service et conseil sur mesure». De nouvelles tendances se dessinent par ailleurs sur le marché avec notamment la percée du style écolo et naturel. L’étude note également le développement de l’achat de meubles d’occasion et du recyclage.

«Les fabricants et distributeurs vont devoir revoir leur modèle» analyse Dominique Weber, le président de l’UNIFA, alors que le secteur traverse une crise profonde depuis plusieurs années. «Il faut saisir les opportunités qui s’offrent dans ces domaines de l’occasion et du recyclage» note M. Laizé qui déplore, par ailleurs, que «le secteur soit encore structuré selon une logique d’équipement, c’est-à-dire de couverture des besoins, alors que le public raisonne en termes décoratifs».

Les auteurs de l’étude invitent également les acteurs du marché à réduire leurs délais de livraison et développer une «politique de marques», authentifiant l’origine des produits et garantissant leur qualité, avec notamment le «Made in France».

Interview de Dominique Piredda

Dominique Piredda est le fondateur du blog www.mandataire-immo.fr
– Pouvez vous vous présenter ?
Dominique PIREDDA, j’ai 56 ans, je réside et travaille en Corse depuis 2003 après avoir longuement vécu dans l’Océan Indien (île de la Réunion et Madagascar). Malgré une formation initiale de comptable, je travaille à mon propre compte depuis une trentaine d’années dans le commerce traditionnel et depuis 4 ans en tant que mandataire indépendant pour un grand réseau national.
– Pouvez vous nous présenter votre blog?
Le Blog mandataire-immo.fr a vu le jour en mai dernier, hier autrement dit. Pour ce qui est du contenu de ce blog je n’ai aucune prétention de détenir la vérité ou d’avoir la science infuse sur ce métier. Je partage ma propre expérience du terrain et les outils que j’ai conçu et/ou que j’utilise avant tout pour faciliter mon quotidien professionnel et améliorer l’efficacité de mon travail tout en innovant. Les suggestions, critiques constructives, contributions épistolaires sont les bienvenues.
– Comment concilie-t-on une activité d’agent immobilier indépendant et la rédaction de contenus?
 En travaillant à plein temps …, en exerçant mon activité de  mandataire le jour et en consacrant une bonne partie de mes nuits à la rédaction d’articles. La partie informatique et technique me prend également du temps car je possède peu de formation dans ce  domaine.
– Quel regard porte votre réseau sur votre travail sur le web? Soutien, indifférence?
 Il y a plusieurs mois, avant la mise en ligne de mandataire-immo.fr, j’ai été contacté par la direction de mon réseau qui avait entendu parler de certains outils que j’avais mis en place.
Lors d’un déplacement pour une formation, j’ai été convié à présenter mes outils à la Direction Générale et au responsable informatique du réseau. Lors de cette réunion, j’ai constaté que la réflexion et certains outils que j’avais conçu allaient dans le même sens que l’approche métier en cours d’étude à ce moment là par mon réseau.
Lorsque la direction m’a demandé d’autres informations sur mon travail, je leur ai proposé de collaborer activement à leur réflexion sur une approche métier différente de celle utilisée jusqu’alors. Je n’ai eu aucune réponse.
Je pense que cela est dû au fait que les solutions et les outils que je mets en place relèvent davantage d’une utilisation individuelle que d’une utilisation générale à l’échelle d’un réseau national.
Peut-être aurions nous pu faire un bout de chemin ensemble concernant la réflexion sur l’approche du métier et les relations mandataires/vendeurs et mandataires/acquéreurs, mais cela n’a pas été leur choix…
La mise en ligne du Blog n’a suscité aucune réaction de leur part, certainement parce-que je m’impose de ne jamais citer le nom du réseau auquel j’appartiens. Le but de mandataire-immo.fr n’est ni de « recruter » ni de faire de la publicité pour tel ou tel réseau. Il s’adresse directement aux mandataires et plus largement à l’ensemble des négociateurs immobilier.
– Quelle vision avez-vous du monde immobilier, et plus particulièrement de son expression sur Internet?
 La même que pour celle sur notre société en général :
  •    un manque de visibilité sur le long terme,
  •    un individualisme qui nuit à l’évolution de la profession
  •    une rivalité qui se manifeste quelquefois au détriment des intérêts de nos clients… à défaut d’une saine concurrence favorisant l’émulation et l’amélioration de la qualité du service offert.

– A titre personnel et pour ce blog, quels sont vos objectifs à court et moyen terme?
C’est une bonne question…. J’avoue pour l’instant ne pas m’être fixé trop d’objectifs. Je suis un peu surpris par l’intérêt porté à mandataire-immo.fr (intérêt dont vous êtes la preuve) tout comme par le nombre de personnes qui se sont inscrites et ont téléchargé les e-books rédigés sur ma vision et mon approche métier.
L’idée de ce Blog est d’abord venue d’une envie de partager mes outils avec le plus grand nombre, quel que soit le réseau de mandataires auquel les lecteurs  appartiennent, quel que soit leur statut professionnel et surtout, en restant très loin de tous les débats stériles et des guerres internes de la profession entre réseaux et agences traditionnelles.
Nous devrions avoir d’autres préoccupations aujourd’hui. Notre profession véhicule une image qu’il convient de modifier de toute urgence si nous voulons rivaliser avec notre plus grand concurrent : la vente de particulier à particulier ; cette vente de particulier à particulier qui ne cesse de progresser alors même que dans de nombreux cas elle porte avant tout préjudice aux acquéreurs.
Ma vision à moyen terme dépendra principalement  de la poursuite de l’intérêt qu’auront les lecteurs de mandataire-immo.fr et  de leurs attentes telles que des formations approfondies, la mise à disposition d’outils prêts à l’emploi…

Pour terminer, j’insisterais davantage sur un souhait que j’ai plutôt que sur l’objectif que je me suis fixé :

Une participation véritable et active des lecteurs via leurs commentaires et  la publication de leur propres articles !

 

Le marché immobilier lillois se résout (enfin) à la baisse des prix

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À l’occasion de la sortie prochaine du « Propriétaire », le supplément immobilier annuel de « La Voix du Nord », zoom sur le marché lillois. Où les prix, bien que toujours élevés, confirment la décrue amorcée l’année précédente. Les acheteurs, dopés par un crédit immobilier irrésistible, ont toutes les cartes en main.

La fin de l’exception lilloise. Après avoir longtemps résisté à la baisse des prix, la capitale régionale a amorcé sa descente. Si, en 2013, le reflux n’avait touché que quelques quartiers, la décrue généralisée relevée en octobre par le Conseil régional des notaires se confirme en ce début 2015, aux dires des professionnels. « L’attentisme a pris fin, note Aline Verstraete, de Meilleurtaux.com Lille. Depuis le début d’année, on retravaille des dossiers d’acquisition. »

Dopés comme partout par des taux d’emprunt irrésistibles, les acheteurs se heurtaient encore, à Lille, à la rigidité des vendeurs. « Mais ils se font une raison », constate Aline Verstraete. « On ne vend que des biens pour lesquels le vendeur accepte une baisse conséquente, renchérit Emmanuel Di Girolamo, président de la FNAIM. La question qui revient le plus, lors des visites, n’est pas Il y a du monde sur le coup ? , mais Il y a longtemps que c’est en vente ? . » « L’effet de métropolisation, propre aux grands centres urbains, a protégé Lille, relève Gildas Pérais, de Foncia Buat. Mais il était logique que la vague finisse par arriver. » L’expert nuance aussitôt : « Ce n’est pas forcément un mal : après 15 ans de folle envolée, la qualité des biens redevient déterminante. »

Le nombre de transactions augmente

Le marché retrouve de la fluidité. Le nombre de transactions augmente, même si leur montant diminue. Seuls les secteurs les plus attractifs échappent aux « soldes » : le Vieux-Lille cossu, l’hypercentre chéri des cadres (étendu à Saint-Maurice), les abords de la Catho… Pour les quartiers étiquetés « en devenir », c’est plus dur. « À Wazemmes, comme aux Bois-Blancs, où le soufflé Euratechnologies est un peu retombé, ça reste difficile », pointe Emmanuel Di Girolamo. « On a cru que les quartiers allaient se rénover, mais ils restent des choix par défaut », ajoute Ulrich Maurel, d’Immoprêt.

Reste un grand perdant : le vendeur. Faux, assure Gildas Pérais, « car il pourra acheter un autre bien moins cher ». De plus, l’immobilier lillois a la particularité d’avoir gonflé plus vite qu’ailleurs, et de dégonfler plus lentement. Résultat, les appartements achetés en 2010 valaient encore, en 2014, 6 % plus cher. Sur la même période, dans le Nord, l’évolution était négative.

Logements à Lille : carte d’identité

127 034 logements dont 116 806 résidences principales.

75 % d’appartements.

pièces en moyenne dans un logement lillois.

28 % de Lillois propriétaires.

6,8 % de logements vacants.

1 835 logements neufs livrés en 2014.

Sources Insee 2011, Min.not

Un maire hongrois met son village en location

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VIDEO 

Pour la somme de 700 euros la nuit, les locataires peuvent profiter de l’ensemble des facilités présentes sur la commune de Megyer, située à 180 kilomètres au sud-ouest de Budapest.

L’annonce est en ligne depuis le début de la semaine. Elle a été postée par le maire de la commune. Pour la modique somme de 700 euros la nuit, les locataires potentiels pourront jouir de toutes les facilités du village de Megyer: quatre rues, dont deux goudronnées, le bureau du maire, le centre culturel, l’arrêt de bus et sept maisons «de style paysan» meublées. L’offre comprend également six chevaux, deux vaches, trois moutons, un poulailler et quatre hectares de terres arables que compte la coopérative du village.

Les pouvoirs de l’élu sont également intégrés dans la location. «Selon une loi que j’ai instaurée, un étranger peut également devenir maire pour un week-end, et même changer le nom des rues s’il le veut», indique mardi l’actuel maire, Kristof Pajer, contacté par l’AFP. «Megyer a toujours été pauvre mais a gardé son atmosphère rustique et charmante», explique cet ingénieur de 42 ans, originaire de Budapest. Lui-même est littéralement tombé amoureux du village en le traversant par hasard il y a dix ans. Un an plus tard, après avoir acquis une propriété dans la localité, le voilà propulsé maire.

Le but de l’annonce est de sauver Megyer d’une mort lente dont souffrent beaucoup de petits villages reculés. Aujourd’hui, Megyer compte 18 personnes, et seule cinq des vingt maisons sont habitées à l’année. La commune, située à 180 kilomètres au sud-ouest de Budapest, est relativement reculée. La jeune génération préfère partir à Budapest ou l’étranger dès que l’occasion se présente. Kristof Pajer travaille toujours dans la capitale hongroise mais il essaie de revenir chaque semaine dans le village. «J’espère que l’annonce va rapporter un peu d’argent, mais surtout un peu d’attention», précise l’élu.

Le maire a été contacté par une dizaine de personnes depuis la publication de l’annonce. «Nous offrons toutes sortes de programmes à nos clients, mais la plupart sont tout simplement séduit par le cadre et le calme», vante à l’AP Kristof Pajer. «Une fois assis dans la prairie avec une bouteille de rosé, plus rien ne compte.»