Les différents frais quelquefois oubliés lors d’un achat immobilier

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ACE Crédit, le courtier en crédit immobilier, fait état des frais auxquels les particuliers ne pensent pas toujours lors d’une acquisition immobilière, au-delà du coût du crédit.

A la signature du compromis de vente, l’acquéreur doit verser un acompte au vendeur  représentant en général 10% du prix d’achat du bien immobilier. C’est un apport personnel qui doit permettre de couvrir cette première dépense. En cas de rétractation injustifiée de l’acquéreur, le vendeur est en droit de conserver l’acompte.

S’ajoutent des frais de dossier situés en moyenne entre 600 et 1000 € et qui peuvent atteindre jusqu’à 1% du capital emprunté. Ils sont souvent négociables selon le profil de l’emprunteur.

De plus, la caution, garantie largement utilisée par les organismes de prêt, représente en moyenne 2 % du montant emprunté. Cette somme est en partie récupérée en cas de revente ou lors du remboursement total du crédit. Il existe d’autres garanties comme l’hypothèque ou le nantissement qui coûtent légèrement plus chères et la somme engagée ne peut être récupérée. A cela, il ne faut pas négliger les assurances comme l’assurance décès-invalidité (ADI) qui est indispensable dont le coût représente en général près de 10 % du crédit. Les banques exigent souvent la souscription d’une assurance chômage ou perte d’emploi, qui s’élève entre 0,3 et 0,7 % du capital emprunté.

En outre, les frais de notaire représentent 2 à 3% du bien immobilier dans le neuf, 7 à 8% pour un logement ancien ou un terrain à bâtir. La taxe foncière est répartie prorata temporis entre le vendeur et l’acquéreur. Elle est calculée en fonction de l’adresse du logement et du taux d’impôt voté par la collectivité territoriale.

Enfin, si le bien acheté se trouve dans une copropriété, l’acquéreur doit prévoir le remboursement de l’avance de charges au vendeur ainsi que les frais d’ouverture du compte auprès du syndic s’il y en a.

A noter que pour l’achat d’une maison neuve, l’Etat peut également demander le paiement de différentes taxes : taxe locale d’équipement, taxe départementale espaces naturels sensibles, participation pour raccordement à l’égout. Leurs montants varient d’une ville à l’autre.