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Les agences immobilières au banc d’essai

Acheter ou vendre un logement est une décision qui engage pour de nombreuses années. Les conseils d’un spécialiste sont nécessaires.

En théorie, pour acheter ou vendre un bien, les particuliers peuvent parfaitement se passer de l’intermédiaire des agences immobilières et éviter ainsi de leur verser quelques milliers d’euros. Ils sont d’autant plus enclins à faire fi de l’agent qu’ils ont en général une piètre opinion de la profession. Pourtant, 40 % seulement des transactions sont réalisées directement entre particuliers. Les agences captent plus de la moitié du marché et les notaires 6 %.

Quels sont les acteurs ?

Que l’on soit acheteur ou vendeur, il faut donc accorder une grande vigilance au choix de son intermédiaire. Sous la même appellation d’« agence immobilière », on trouve trois types d’acteurs : les agences indépendantes, les réseaux de franchise comme Century 21, Laforêt, Guy Hoquet et Era et les réseaux de mandataires indépendants sans agence tels CapiFrance, OptimHome et I@D.

Ce dernier modèle, porté par la montée en puissance d’Internet, s’est fortement développé depuis dix ans au grand dam des acteurs « traditionnels ». Les réseaux de mandataires indépendants sont répartis sur un vaste espace géographique et utilisent beaucoup plus Internet que les agences qui ont pignon sur rue. Ils sont reliés au siège qui détient la carte professionnelle d’agent immobilier.

Quelle est leur rémunération ?

Les honoraires des agences « classiques » tournent autour de 5 % en moyenne. Les réseaux mandataires se distinguent davantage par l’ampleur de la diffusion des annonces que par la compétitivité de leurs tarifs. Ils ne se voient pas comme des agences low cost.

Leurs honoraires sont toutefois inférieurs en moyenne de 1 % par rapport à ceux de leurs homologues. Parmi eux, des agences se positionnent comme des agences en ligne à commissions réduites comme Efficity.com, Propriétés-Privées ou encore Unemaisonbleue.com, qui se singularise par une commission au forfait de 5.980 euros pour toute vente.

A qui avez-vous affaire, agent ou négociateur ?

Le client a toujours le sentiment de traiter avec un agent immobilier. Il se trompe. L’agent immobilier stricto sensu ne représente qu’environ 30 % des intermédiaires susceptibles de traiter avec des particuliers. Les 70 % restants sont des négociateurs immobiliers, salariés ou, pour la majorité d’entre eux, indépendants auquel le détenteur de la carte professionnelle a délégué tout ou partie de son mandat.

Or, il est important de savoir que le négociateur indépendant n’a pas les mêmes capacités juridiques qu’un agent immobilier. Il ne peut ni détenir des fonds, ni rédiger les contrats (sauf les mandats), ni donner de conseils juridiques. Il doit être détenteur d’une attestation de « négociateur immobilier » délivrée par la préfecture.

Quels sont leurs devoirs ?

Quelle que soit la nature de l’intermédiaire, l’activité d’agent immobilier est contrôlée. Ses conditions d’exercice sont régies par la loi (lire ci-dessous). En cas de litige, le particulier pourra s’en prévaloir en justice. Ce professionnel a aussi vis-à-vis de son client un devoir de conseil sur le prix du bien mis en vente. Attention, dans le cas de vices cachés, sa responsabilité n’est engagée que s’il avait connaissance de l’information ou si l’examen des lieux avait montré la présence de ces vices.

Concernant l’acte de transaction, l’agent est responsable des mentions qui figurent dans l’acte qu’il fait signer. Il doit vérifier que le client est propriétaire du bien immobilier à vendre ou qu’il a la capacité de vendre. C’est aussi lui qui contrôle le titre de propriété du vendeur, la surface du bien, l’existence de servitudes, la réalité des diagnostics immobiliers obligatoires qui incombent au propriétaire du bien (amiante, termites, bilan énergétique…). Y compris sur Internet, les informations diffusées par l’agent immobilier pour un bien à vendre sont soumises aux dispositions du Code de la consommation relatives aux pratiques commerciales trompeuses. C’est le cas si l’agent propose à la vente un bien déjà vendu ou diffuse des annonces sans mandat. Du cadre légal à la pratique de terrain, des distorsions importantes existent. Une enquête de la DGCCRF de 2007 a montré que 77,6 % des agences immobilières étudiées avaient une pratique non conforme à la législation, en raison de publicité mensongère, d’absence d’affichage des commissions, d’absence de carte professionnelle, d’agent opérant sans mandat du vendeur, etc. Engagée en interne dans une amélioration de la formation de ses collaborateurs, la profession milite elle-même pour un renforcement de la sécurité du client. Le projet de loi sur le logement et l’urbanisme de Cécile Duflot, dont la présentation est prévue en juin, doit contenir des dispositions pour réformer la loi Hoguet.

Au-delà de leurs désaccords parfois vifs, la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) et le Syremi, le nouveau syndicat des réseaux mandataires en immobilier, défendent dans ce cadre une obligation de formation initiale et continue pour tous les types d’acteurs et un meilleur encadrement et contrôle du métier.

(Source : www.lesechos.fr)

Immoinverse, le site qui vous trouve un logement

Avec immoinverse.com, ce sont les propriétaires et les agences immobilières qui contactent les particuliers à la recherche d’un appartement à vendre ou à louer.

Chacun connaît les difficultés que l’on peut rencontrer à chercher (et à trouver) un appartement, d’autant plus en région parisienne. Un nouveau site immobilier propose donc de vous faire oublier ce parcours du combattant, et de chercher un logement sans vous fatiguer. Le principe? Vous vous inscrivez gratuitement sur immoinverse.com, et renseignez l’ensemble de vos critères de recherches. Dès lors, le site se charge de faire les recherches pour vous, de trier les disponibilités. Ce sont les propriétaires et les agences immobilières qui contactent ensuite les acheteurs potentiels.Fini, donc, – selon le site – le temps perdu à explorer Internet pendant des heures ou passer des coups de téléphones à répétition. Axel Valensi, co-fondateur de la société, voit l’avenir de son service avec grand optimisme. «Avec immoinverse, le client sait qu’il sera contacté dès lors qu’un bien qui correspond à ses attentes sera disponible. Il est donc beaucoup plus serein qu’en effectuant lui-même ses recherches.» Depuis son ouverture le 16 novembre dernier, le site comptabilise déjà 500 inscriptions et 5000 visiteurs uniques. «En sachant que pour le moment, nous n’avons communiqué que sur Facebook» ajoute Axel Valensi.

Service payant pour les propriétaires et les agences

Si le site est gratuit pour les acheteurs et les locataires, les propriétaires et les agences immobilières paient pour l’indexation et le référencement des biens immobiliers. Le site leur facture aussi l’accès aux clients potentiels. Des clients qui sont classés de une à trois étoiles. «Les étoiles correspondent aux exigences du client et à ses requêtes», explique Axel Valensi. «Ainsi, un client qui ne précise que des critères de base comme le budget, la ville, ou la superficie n’aura qu’une étoile, tandis qu’un autre qui a des volontés plus spécifiques comme un nombre de chambres précis ou une préférence pour un étage, tendra vers deux ou trois étoiles.»

Pour les propriétaires, le site propose un forfait d’un mois à 49 euros, et celui de trois mois à 69 euros. Concernant les agences, trois forfaits sont proposés: une offre sans engagement à 150 euros pour 20 contacts, un abonnement mensuel de 100 euros HT pour 20 contacts et un abonnement illimité de 300 euros HT mensuels. «Nous avons conclu un partenariat avec 21 agences et 13 particuliers qui nous proposent des biens», précise Axel Valensi. Pour lui, pas de doute, la demande va s’accroître. «Dans un marché immobilier tendu, les gens en quête d’un logement ont tout intérêt à faire appel à nos services !»

(Source : www.lefigaro.com)