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Quelle est la maison la plus chère du monde ?

L’immobilier de luxe se porte bien, merci ! Le millésime 2012 s’annonce même comme une année record dans certaines zones. Avec parfois des prix fous, fous, fous !

Tout le monde a en mémoire la fameuse crise des subprimes de 2008/2009, provoquée par la chute brutale des prix immobiliers américains. « Aux Etats-Unis, le marché a redémarré en 2011, et il a été véritablement poussé par les ventes d’immobilier de prestige », explique Laurent Demeure, président de la filiale française de Coldwell Banker, leader mondial sur ce segment de marché.


Immobilier de luxe : c’est reparti aux Etats-Unis
Sur le continent américain, trois zones attirent particulièrement les milliardaires : Miami, Los Angeles et New-York. Pour un bel appartement au dernier étage dans Manhattan West Side, avec vue sur l’Hudson, comptez 15 à 20 millions de dollars ! Quant au bureau de South Beach de Coldwell Banker, il a conclu cet été la vente la plus chère de l’histoire de Miami : 47 millions de dollars pour un pied-à-terre comprenant 10 chambres, 14 salles de bain et un accès privé à la mer via une plage de sable rose importé des îles Bahamas ! Un endroit luxueux autant que tranquille : l’île d’Indian Creek, où il est situé, ne comprend qu’une trentaine de propriétés (outre le golf et le country club, bien sûr!) et est protégé des intrus par les patrouilles maritimes d’une police privée. Si l’endroit vous séduit, sachez qu’une petite propriété de près de 1.500 mètres carrés est actuellement en vente sur l’île, pour la bagatelle de 38 millions de dollars.

L’explication de ces prix record tient en partie à la formidable création de masse monétaire à laquelle ont procédé les banques centrales pour soutenir l’économie, dont une partie a atterri dans la poche d’une nouvelle élite mondiale qui s’empresse de l’investir dans des biens tangibles. Aux Etats-Unis, les acheteurs d’immobilier de luxe sont souvent originaires des pays en fort développement comme le Brésil, la Chine, l’Inde ou la Russie.

En Europe, la crise de la zone euro semble provoquer plus d’attentisme. Même en France, malgré l’attrait de Paris ou de la Côte d’azur, il y a peu de ventes, les propriétaires étant plus frileux à céder leurs actifs. « Londres fait évidemment figure d’exception, notamment le quartier de Mayfair, remarque Laurent Demeure. Il est vrai que le statut fiscalement attrayant de résident non permanent en fait une vrai ville refuge pour les riches, notamment les Indiens, qu’on ne voit quasiment jamais en France. »

La nouvelle élite mondiale tire les prix vers le haut

Le marché chinois a tendance à se calmer, notamment à cause de restrictions sur l’achat de biens par des étrangers ou sur le nombre de biens immobiliers que chaque Chinois peut posséder. Mais Shanghai reste une ville chère : 6.000 dollars le m² en moyenne. Et à Pékin, une propriété s’est récemment vendue à plus de 40 millions de dollars. « Environ 60 000 Chinois ont un patrimoine supérieur à 15 millions de dollars, explique Laurent Demeure. Et on rencontre aussi beaucoup d’acheteurs japonais, taïwanais ou singapouriens. »

Dans l’immobilier de luxe, il n’y a guère de place pour l’achat « coup de cœur ». Les cycles de négociations atteignent fréquemment 18 mois, avec des armées d’avocats à la manœuvre. L’offre de Coldwell Banker Previews se décline, d’ailleurs, comme la haute couture, en deux collections par an ! Ce qui fait le prix d’un bien est d’abord la « marque » véhiculée par l’adresse : des noms comme Courchevel, Beverly Hills ou Saint-Jean-Cap-Ferrat sont aujourd’hui des signes extérieurs de richesse. Et pour séduire un acheteur russe, Biarritz a un atout majeur : sa belle église orthodoxe russe construite à la fin du 19e siècle. Pour que les prix s’envolent, il faut aussi l’emplacement parfait – vue imprenable et plage privée bienvenus – ainsi que des prestations sans faille. Cela passe bien sûr par la piscine et le jacuzzi mais aussi par une architecture parfaite au regard des standards prisés par une nouvelle élite internationale de quelques centaines de personnes. L’idéal est une combinaison de modernité et de classicisme, comme pour cette Villa Contenta située sur Malibu Beach dessinée par l’architecte Robert Schachtman mais intégrant une tête de lion vieille de 2.500 ans en provenance de Pompeï. Elle a été mise en vente, cet été, pour 54 millions de dollars.

Et la maison la plus chère du monde est…

Mais les prix peuvent s’envoler plus haut encore. A la mort de l’ancien propriétaire, Guy de Rothschild, en 2007, ses héritiers ont cédé l’Hôtel Lambert, situé sur l’île Saint-Louis à Paris, pour 80 millions d’euros. Et l’heureux acheteur, l’émir du Qatar, a sans doute déboursé 40 millions de plus pour quelques menus travaux ! A Berverly Hills, la villa « The Manor », qui fut la propriété du producteur de séries, Aaron Spelling, a été rachetée par sa veuve, l’an dernier, pour la modique somme de 85 millions de dollars (un sacré rabais par rapport au prix initial de mise en vente : 150 millions de dollars!). C’est un mannequin de 22 ans, Petra Ecclestone, qui en a fait l’acquisition. Précisons qu’elle est la fille de Bernie Ecclestone, le grand manitou de la Formule 1, ce qui explique où elle a trouvé l’argent !

Le record absolu a été atteint en juillet 2008 lorsque l’oligarque russe Mikhail Prokhorov a signé une promesse d’achat pour la Villa Leopolda, sur les hauteurs de Villefranche-sur-Mer (Alpes maritimes) pour un prix estimé à 390 millions d’euros. Mais la vente ne s’est finalement pas faite, l’aventure se soldant pour le milliardaire par la perte de son dépôt de garantie de 10%. Même quand on a une fortune estimée à plus de 13 milliards de dollars, ça fait mal ! Du coup, un petit bijou parisien, l’hôtel Soyecourt, dans le 7ème arrondissement, semble mériter le titre de la demeure la plus chère de France. Longtemps loué au couturier Karl Lagerfeld, il a été vendu par la famille Pozzo di Borgo à Ali Bongo, le président gabonais, pour une modique somme estimée à 98 millions d’euros.

Mais la palme de la maison la plus chère du monde revient sans doute à son compatriote Roman Abramovitch. Précisons que cette habitation-ci est flottante. « L’Eclipse », le mega-yacht du milliardaire, mesure de 162 mètres de long, est équipé d’une piscine, mais aussi d’un sous-marin de poche et d’un système anti-missile, et son prix est estimé à près d’un milliard d’euros.

(Via : Emmanuel Schafroth – Yahoo Finances)

Et la ville la plus agréable à vivre est…

… Melbourne ! L’agglomération australienne confirme pour la deuxième année consécutive sa première place de ville la plus agréable à vivre au monde, selon un classement de The Economist Intelligence Unit. Paris se maintient bon an mal an à la 16ème place.

Stabilité, accès au soin, culture et éducation, qualité des infrastructures… La deuxième plus grosse agglomération australienne est à nouveau jugée par The Economist la plus performante dans ces domaines, sur les quelque 140 villes mondiales passées au crible dans son dernier classement. L’année dernière, celui-ci la plaçait lauréate. Et comme en 2011, elle est suivie de Vienne (Autriche) et deVancouver (Canada), qui se hissent à la deuxième et troisième place.

« Il n’y a pas eu de changement dans le trio de tête », explique l’entreprise de conseil et d’analyse. Ce qui « semble d’abord refléter un regain de stabilité et l’amélioration de la conjoncture par rapport à la crise économique mondiale qui a eu lieu il y a quelques années ». Mais le plongeon de la zone Euro a certainement « contribué à ralentir les améliorations » dans ces divers domaines, explique le bureau de The Economist. D’où un quasi statu quo dans le haut du classement.

L’Australie et le Canada à l’honneur

L’Australie est largement à l’honneur dans cette étude, plaçant 4 de ces principales villes dans le haut du panier. En effet, si l’on fait exception de Melbourne, Adelaide se positionne 5ème, Sydney 7ème et Perth 9ème. De bonnes performances qui sont le fruit d’une vaste politique d’amélioration des infrastructures, engagée il y a deux ans.

Le Canada n’est pas non plus en reste : dans les traces de Vancouver vient Toronto (4ème), puis Calgary(5ème, ex aequo avec Adelaide). Les capitales européennes brillent quant à elles par leur absence, en dépit du bon score de Vienne et d’Helsinki (Finlande), qui arrive 8ème. Pas de cocorico : Paris stagne à la 16ème position depuis 2011.

Londres à la traîne

Sans surprise, les pays qui ont récemment connu de sévères troubles arrivent loin derrière, à l’instar de Damas. The Economist place la capitale syrienne à la 130ème place, alors qu’elle arrivait à la 117ème un an auparavant. Mais plus près de nous, Londres et Manchester perdent respectivement 9 et 2 places, pour n’apparaître que 51ème et 55ème. Un mauvais positionnement que The Economist attribue clairement aux « émeutes de l’été dernier », qui avaient sévi au Royaume-Uni. En queue de classement, on retrouve Lagos (Nigéria), qui arrive 138ème, juste devant Port Moresby (Papouasie Nouvelle-Guinée) et enfin Dhaka (Bangladesh), 140ème.

(Source : LaVieImmo.com)