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Energie : les économies et l’écologie gagnent du terrain

Les Français auraient-ils l’âme plus verte ? Si tous ne sont pas encore des écolos convaincus, force est de constater que les énergies renouvelables et les comportements citoyens gagnent du terrain. C’est du moins ce que tend à démontrer le dernier baromètre de l’opinion sur l’énergie et le climat, que le commissariat général au développement durable (CGDD) et TNS Sofres viennent de publier.

Selon ce document, les énergies vertes ont la cote. Témoins les éoliennes. Les trois quarts des Français ne voient que des avantages à l’implantation de ces grandes hélices qui produisent du courant, une hausse de 7 % en un an. Seuls 5 % des Français préfèrent que les énergies fossiles (gaz de schiste notamment) soient davantage exploitées.

Pour trouver des solutions afin de limiter notre dépendance, 31 % des personnes interrogées souhaitent des investissements massifs dans les énergies renouvelables. Dans cette même logique, le nucléaire fait moins peur. 48 % des Français n’y voient que des avantages, une hausse de 11 % sur douze mois.

Côté déplacements, la voiture électrique ou hybride commence à trouver sa place. 38 % des Français choisiraient ces véhicules verts s’ils en avaient la possibilité, un pourcentage en hausse de 15 points en un an. En revanche, la limitation volontaire de la vitesse pour économiser du carburant ne rassemble que 19 % des suffrages.

Lorsqu’il s’agit de faire baisser les factures, les Français optent pour des gestes simples. 49 % déclarent éteindre les appareils plutôt que de les laisser en veille. 37 % baissent la température de leur logement en hiver. 31 % choisissent de l’électroménager économe. Mais pas question de se rationner sur l’eau chaude : seuls 14 % des Français envisagent de réduire leur consommation.

(Source : www.pap.fr)

Chauffage : comment optimiser la consommation en copropriété ?

Le poste « chauffage » pèse lourd dans le budget de votre copropriété et vous êtes inquiet parce que le prix des énergies ne cesse de grimper. Penchez vous sur le seul paramètre qui est de votre ressort : la quantité de combustible consommée.
Les copropriétés équipées d’un chauffage collectif, peuvent être alimentées avec différents types d’énergies. Dans les grandes agglomérations, c’est en général le gaz. Dans les agglomérations de taille moyenne ou dans les communes plus rurales, le fioul domestique est le combustible le plus répandu.
L’unité de mesure des quantités fournies est le m3 s’il s’agit de gaz, assorti d’une corrélation avec les kWh fournis. Pour le fioul c’est le mètre cube ou le nombre de litres qu’il faut analyser. Mais attention dans ce cas à la gestion des stocks en cuve d’une année sur l’autre. Par ailleurs les contrats d’approvisionnement doivent être clairs sur le pouvoir calorifique (on parle de PCI) du combustible livré, lequel peut varier d’un fioul a l’autre.
La quantité livrée et facturée est connue mais il est tout aussi nécessaire d’avoir une estimation exacte de la quantité de chaleur fournie aux logements. En effet le rendement de la chaudière peut être plus ou moins élevé, ce qui génère plus ou moins de déperditions pendant le réchauffement de l’eau : pour 1000 m3  de combustible livré, la quantité de chaleur envoyée dans le circuit de chauffage sera alors plus ou moins importante. Il est courant de constater qu’une ancienne chaudière a un rendement global inferieur à 60% alors qu’une chaudière moderne, correctement dimensionnée est efficiente a plus de 80% voire 85% ! 25% d’écart c’est autant d’énergie gaspillée. Cela vaut la peine de faire auditer la chaudière collective, et probablement d’en changer.
Il est ensuite indispensable que la copropriété s’entende sur une consigne de température que l’exploitant de la chaufferie devra respecter. En effet 1 degré de trop correspond à une surconsommation de 7% supplémentaires de combustible. La réglementation française précise que la température délivrée ne doit pas être supérieure à 19 degrés dans les locaux d’habitation occupés, 16° dans les pièces inoccupées moins de 24 heures et 8°C dans les locaux inoccupés plus de 24 h.
Il n’est pourtant pas rare de constater que certains immeubles supportent des températures largement supérieures à 22 degrés avec même des écarts importants (plus de trois degrés) d’un logement a l’autre, et souvent des chambres surchauffées au-delà de 25°c.  Cela signifie que la consigne de température en sortie de chaufferie est mal réglée et que le réseau de chauffage est mal équilibré et probablement emboué. En effet la circulation d’eau chaude dans les circuits engendre des dépôts d’impuretés, appelés « boues » qui au fil des ans s’accumulent et empêchent une répartition équilibrée de la chaleur. Un désembouage régulier est nécessaire et source d’économie importante et d’équité au sein de la copropriété.
Il reste à sensibiliser chaque copropriétaire sur sa propre consommation en toute équité : pour cela rien de mieux que de pouvoir établir une quittance individuelle par logement basée sur la consommation réelle de chacun. C’est l’individualisation des charges de chauffage rendue obligatoire par le Loi 74-908 votée en 1974 en France, et son nouveau décret d’application 2012-545. L’expérience ainsi que de nombreuses études européennes montrent qu’en copropriété l’individualisation sensibilise tellement les occupants que la facture globale de l’immeuble baisse de plus de 20% dès la deuxième année.
Pour réaliser des économies sur le poste « chauffage » en copropriété, il faut donc rester vigilant avec sa consommation de chaleur et faire contrôler régulièrement les équipements. A ne pas négliger : la qualité calorifique du combustible, l’efficience de la chaudière, l’équilibrage du réseau, et enfin l’individualisation du comptage de la chaleur.

(Source : www.mon-immeuble.com)