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Voyager via Airbnb, c’est bon pour l’économie

L’activité d’Airbnb a injecté entre mai 2012 et avril 2013 un surplus de chiffre d’affaires de 185 millions d’euros dans l’économie parisienne et a induit 1 100 emplois équivalents temps plein dans la capitale. Tel est le résultat d’une étude effectuée par le cabinet d’études économiques Asterès pour le leader de la location de logement entre particuliers, Airbnb. De quoi contrer les idées reçues ? Voyons cela de plus près.

Une offre complémentaire à l’offre hôtelière

L’arrivée de service de location de logement entre particuliers est souvent perçue comme néfaste pour le tourisme traditionnel. C’est d’ailleurs pour vérifier cette allégation que le leader de l’économie collaborative a effectué une étude (initialement interne) sur ses usagers implantés à San Francisco en novembre 2012. Résultats ? Comme le montre le graphique ci-dessous, leurs adeptes dépensent plus de temps et d’argent lors de séjours, et ils font marcher des petits commerces qui n’auraient pas été sollicités par leur présence autrement.

Et c’est pour amorcer d’autres études de la sorte et pour comparer leurs résultats dans différents endroits du monde (plus de 11 000 villas, 4 000 chalets, 1 000 bateaux, 500 châteaux et 200 cabanes dans les arbres sont disponibles à travers 192 pays dans le monde sur ce site communautaire) que l’entreprise d’origine californienne a choisi Paris, ville oh combien touristique et représentative du dynamisme d’Airbnb.

Que découvre-t-on pour la capitale française ? L’enquête, effectuée auprès de 1 156 voyageurs ayant utilisé les services d’Airbnb lors de leur séjour à Paris et de 638 hôtes ayant hébergé des voyageurs à Paris au cours de la dernière année, prouve que le site convainc certains voyageurs de venir à Paris alors qu’ils ne seraient pas venus autrement: 93% des voyageurs interrogés cherchent ainsi à « vivre comme des locaux », et 70% ont hébergés hors des sentiers touristiques traditionnels.

Et comme ils font des économies sur le coût de leur logement, ces touristes dépensent plus durant leur séjour : 70 % des voyageurs Airbnb dépensent pendant leur séjour l’argent économisé sur les frais d’hébergement. « Non seulement ils dépensent plus dans la journée, mais leur durée de séjour est également plus longue : 5,2 nuits en moyenne, contre 2,3 nuits pour les voyageurs qui séjournent à l’hôtel. Entre la dépense journalière plus élevée et la durée de séjour plus longue, chaque voyageur Airbnb dépense plus lors de son séjour : 865 €, contre 439 € pour le voyageur en hôtel » explique l’étude.

Autre chiffre intéressant: 80 % des voyageurs utilisent Airbnb pour explorer des quartiers spécifiques et ils effectuent 38% de leurs dépenses journalières dans le quartier où ils logent. Ainsi, des quartiers de l’Est parisien comme le 19e ou le 20esont-ils plus visités par les touristes qui trouvent un logement de la sorte, comme l’illustre la carte suivante :

Et les hôteliers ne peuvent pas se plaindre car « parallèlement à l’essor d’Airbnb, les taux d’occupation et les prix moyens par nuit des hôtels ont atteint des niveaux record« , avance l’étude réalisée par l’économiste Nicolas Bouzou.

Les ménages y gagnent

Autre élément intéressant de l’étude, le profil des hôtes parisiens d’Airbnb: on constate ici à quel point louer son logement devient un soutien financier incontestable. La très grande majorité des hôtes (83 %) louent leur logement principal, et l’hôte type perçoit, par le biais d’Airbnb, un revenu d’appoint modeste mais non négligeable: en moyenne, 297 € par mois.

Le surplus d’argent ainsi gagné se répartit de la manière suivante (sachant que la somme doit être déclarée aux impôts):

Notons au passage que 52% des hôtes font partie d’un ménage avec un seul revenu, 46% utilisent Airbnb pour arrondir les fins de mois et 39% assurent que ce revenu complémentaire les aide à conserver leur logement. Un hôte sur cinq affirme aussi que l’hébergement de voyageur leur a permis de mener à bien des projets personnels ou de créer une nouvelle activité.

Ces hôtes sont plutôt des trentenaires, et gagnent souvent moins que le revenu médian des ménages parisiens :

Un marché réservé à la classe créative ?

L’étude montre aussi que les voyageurs qui utilisent Airbnb ont un haut niveau d’étude. Et si ce tourisme « contemporain, créatif et convivial » élargit le marché, il participe à l’attractivité économique du territoire en attirant une classe dite « créative » par le sociologue Richard Florida: « il s’agit d’une population urbaine, qualifiée, fortement mobile et connectée. Et une ville qui attire ce type de population se développe rapidement et crée de nouvelles activités » explique Asterès, pour qui cela génère en retour « un cercle vertueux de développement local » à travers la consommation et l’investissement générés, qui occasionnent à leur tour un chiffre d’affaires pour les entreprises qui sont ainsi en mesure d’embaucher et d’investir un peu plus (1000 emplois ETP seraient ainsi créés).

Quant aux récentes péripéties rencontrées par un usager new-yorkais de la plateforme, Sarah Roy, en charge de la communication chez Airbnb, se veut rassurante : « le contexte new-yorkais est très particulier et n’a rien à voir avec la réglementation française. La Mairie de Paris est d’ailleurs très claire: si vous louez votre résidence principale et que c’est occasionnel, cela ne pose pas de problème« . Airbnb rencontre régulièrement les autres acteurs touristiques et les pouvoirs publics: pour eux, reste maintenant à éclaircir les situations qui restent en « zone grise », à savoir le cas des usagers qui louent ainsi leur logement durablement parce qu’ils partagent leur temps entre plusieurs domiciles par exemple. « Il nous faut identifier les différents cas de figure, voir selon la nature et la durée des locations« , explique Sarah Roy.

En France, d’autres sites vous permettent aussi d’effectuer de la location de logement entre particuliers, tels Bebycasa (pionnier du secteur car lancé avant Airbnb) Sejourning (qui se cantonne aux logements en France) et plus récemment Misterbnb (pour la location d’appartement GayFriendly).

Si vous n’avez pas encore réservé de quoi partir un peu cet été, n’hésitez plus 😉

(Source : alternatives.blog.lemonde.fr)

www.drhouse-immo.com

Energie : les économies et l’écologie gagnent du terrain

Les Français auraient-ils l’âme plus verte ? Si tous ne sont pas encore des écolos convaincus, force est de constater que les énergies renouvelables et les comportements citoyens gagnent du terrain. C’est du moins ce que tend à démontrer le dernier baromètre de l’opinion sur l’énergie et le climat, que le commissariat général au développement durable (CGDD) et TNS Sofres viennent de publier.

Selon ce document, les énergies vertes ont la cote. Témoins les éoliennes. Les trois quarts des Français ne voient que des avantages à l’implantation de ces grandes hélices qui produisent du courant, une hausse de 7 % en un an. Seuls 5 % des Français préfèrent que les énergies fossiles (gaz de schiste notamment) soient davantage exploitées.

Pour trouver des solutions afin de limiter notre dépendance, 31 % des personnes interrogées souhaitent des investissements massifs dans les énergies renouvelables. Dans cette même logique, le nucléaire fait moins peur. 48 % des Français n’y voient que des avantages, une hausse de 11 % sur douze mois.

Côté déplacements, la voiture électrique ou hybride commence à trouver sa place. 38 % des Français choisiraient ces véhicules verts s’ils en avaient la possibilité, un pourcentage en hausse de 15 points en un an. En revanche, la limitation volontaire de la vitesse pour économiser du carburant ne rassemble que 19 % des suffrages.

Lorsqu’il s’agit de faire baisser les factures, les Français optent pour des gestes simples. 49 % déclarent éteindre les appareils plutôt que de les laisser en veille. 37 % baissent la température de leur logement en hiver. 31 % choisissent de l’électroménager économe. Mais pas question de se rationner sur l’eau chaude : seuls 14 % des Français envisagent de réduire leur consommation.

(Source : www.pap.fr)