Archives du mot-clé loyers

Les loyers des bureaux explosent à Rio

Londres est redevenue en 2012 la ville la plus chère du monde pour l’immobilier de bureau. Et Rio de Janeiro entre dans le top 3, juste derrière Hongkong.

Les loyers des bureaux ont augmenté de 3 % à travers le monde en 2012, selon l’étude annuelle de Cushman & Wakefield. Et Londres est redevenue la ville la plus chère de la planète, devant Hong-kong. Une place que la capitale britannique n’avait plus occupée depuis 2008.

Selon l’étude «Office Space Across the World 2013» de Cushman & Wakefield, qui compare les coûts d’occupation des bureaux dans 137 métropoles de 63 pays, la progression du marché londonien tient avant tout à la pénurie de l’offre de surfaces de bureaux de qualité disponibles et à la demande soutenue des utilisateurs, notamment ceux du secteur des hautes technologies. Au total, les loyers de bureaux du quartier de West End ont pris 2 % sur un an et s’inscrivent à 2 137 €/m2/an.

Le fait le plus marquant de l’étude est la 3e place de Rio de Janeiro, qui fait un bond de cinq rangs en une année. Les loyers «prime» ont bondi de 43 % sur la période dans le quartier de Zona Sul, avec une moyenne de 1343 €/m2/an. La tendance ne devrait pas faiblir dans les prochaines années puisque la capitale brésilienne sera, coup sur coup, la capitale mondiale du football en 2014, puis des JO en 2016.

Paris, pour sa part, reste le 3e marché européen le plus cher, derrière Londres et Moscou (1 141 €/m2/an) et la 10e place mondiale. «Les loyers s’y sont maintenus à des niveaux élevés en 2012 du fait de la raréfaction de l’offre de qualité, qui a incité les utilisateurs de secteurs à forte valeur ajoutée (avocats, conseils en stratégie) à payer le prix fort pour saisir les dernières opportunités des beaux quartiers de la capitale», insiste l’étude de Cushman & Wakefield.

Des prix en hausse de 10 % sur le continent américain

Avec une hausse de 10 % des loyers de bureaux sur un an, le continent américain est celui qui a affiché la plus forte progression en 2012. Outre le marché de bureaux brésilien, le continent sud-américain enregistre de belles progressions en Colombie (+ 65 % pour le marché d’Andino à Bogota). En Amérique du Nord, les loyers de bureaux ont progressé de 9 % sur la période avec des pointes à San Francisco (+ 19 %) ou Calgary (+ 29 %).

De l’autre côté du globe, le ralentissement économique s’est lourdement fait ressentir dans la zone Asie-Pacifique. Les loyers n’y ont augmenté que de 3 % entre 2011 et 2012 ; Hongkong (2e du classement avec un loyer à 1 505 €/m2/an) et Tokyo (5e à 1 274 €/m2/an) ont enregistré une baisse des valeurs locatives sur l’année. La baisse du loyer prime à Hongkong est de 26 %. Quant à Pékin, elle a cédé une place et figure au 7e rang du top mondial, avec un loyer de 1 074 €/m2/an.

Quelques marchés de bureaux de la zone Asie-Pacifique ont, au contraire, affiché de belles hausses, à l’instar de New Delhi en Inde (+ 25 % à Connaught Place) ou Jakarta aux Philippines (+ 46 % dans le CBD). En Asie-Pacifique, c’est désormais New Delhi qui occupe la deuxième place des villes les plus chères de la région.

(Source : www.lefigaro.fr)

Les loyers des studios augmentent plus vite

Au cours des dix dernières années, les loyers des studios ont augmenté de 25% en moyenne, soit bien plus que l’ensemble du marché et que l’inflation.

Les loyers des studios continuent à augmenter plus vite que ceux des autres logements. L’an dernier, lors d’un changement de locataire, ils ont progressé de 0,6% en moyenne contre 0,45% pour l’ensemble du marché. Cela reste toutefois inférieur à l’inflation (+1,4%).

Les loyers ont en revanche baissé lors de la relocation de grands appartements (-1,7% pour les quatre pièces et -2,5% pour les cinq pièces), selon une étude de Century 21, qui gère 45.000 locations en France. Crise oblige, les locataires ont en effet été moins nombreux à déménager l’an dernier (27% seulement comme en 2009) et les revenus moyens des nouveaux entrants étaient nettement moins élevés (-7,2%) que ceux constatés chez les personnes ayant loué en 2011.

L’écart de facturation entre grandes et petites surfaces est encore plus important sur une longue période. Au cours des dix dernières années, les loyers des studios et deux-pièces ont ainsi enregistré des hausses supérieures de plus de 2% en moyenne à celle de l’ensemble du marché, qui a évolué au même rythme que l’inflation (+19,9% sur dix ans).

Pis, les quittances des studios ont carrément bondi de 25,3% en moyenne en une décennie. Ainsi, le loyer moyen d’un studio est passé sur la période de 355 à 445 euros. Une inflation nettement supérieure à celle constatée lors de la relocation de plus grands appartements. Le loyer d’un trois-pièces a ainsi augmenté de 17,9% en moyenne en dix ans (678 euros en 2012 contre 575 euros en 2002) et celui d’un cinq-pièces de 16,8% (910 euros contre 782), selon l’étude.

Les loyers des deux pièces ont presque doublé à Paris en dix ans

Ces moyennes cachent cependant de très importantes disparités régionales. À Paris, où la demande locative est très importante, alors que les prix de la pierre flirtent toujours avec des sommets historiques, les loyers des deux-pièces ont presque doublé entre 2002 et 2012 (+65%, passant de 626 euros à 1033)!

Dans le même temps, les locataires de trois-pièces ont vu leurs loyers s’envoler de 57% (1 475 euros contre 939 euros). Pour les quatre-pièces, le bond est de 54% (1967 euros contre 1273) et de 46% pour les studios. Il faut désormais payer en moyenne 688 euros par mois pour un studio à Paris. Seuls les grands appartements de cinq pièces et plus ont vu la hausse de leurs loyers limitée à celle des prix à la consommation (hausse de 22% à 2500 euros en 2012 contre 2 039 en 2002).

Pourquoi de tels écarts entre les petites et les grandes surfaces? Les studios et les deux-pièces, qui représentent les deux tiers du marché locatif, sont de loin les plus recherchés par les locataires, notamment par les jeunes de moins de 30 ans (qui représentent plus de la moitié des locataires selon Century 21). De plus, les petits appartements sont vendus plus cher au mètre carré que les autres biens.

(Source : www.lefigaro.fr)

Les loyers se sont envolés en 2012

L’encadrement des loyers entré en application en août dernier a-t-il précipité la hausse des loyers demandés aux nouveaux locataires ? Selon la dernière publication de l’Observatoire des loyers Clameur, les tarifs affichés par les logements mis en location ont progressé en moyenne de +2,4 % au cours des douze derniers mois. Une hausse qui excède donc l’inflation (+1,9 %) et qui semble surprendre l’observatoire qui n’envisageait pas jusque là d’augmentation supérieure à +1,5 %.

Passant en revue les loyers de plus de 206.000 logements, l’étude souligne que la hausse constatée cette année s’est nettement accélérée cet été. De là à imputer cette accélération à la perspective d’un encadrement des loyers il n’y a qu’un pas que l’observatoire n’hésite pas à franchir. «  Il n’est pas à exclure que face aux évolutions futures des recettes locatives certaines hausses aient été vives, alors qu’en d’autres circonstances la tendance aurait été à plus de modération », souligne ce dernier.

La publication fait également état de très nettes disparités régionales. Si les loyers augmentent fortement dans les agglomérations les plus tendues (+5,6 % sur un an à Paris, + 5,4 % à Toulon, +3,3 % à Bordeaux, +3 % à Nice), certaines localités enregistrent quant à elles de légères baisses (-0,8 % à Angers ou encore -0,7 % à Limoges).

Pour rappel, depuis le 1er août 2012 et l’entrée en vigueur de l’encadrement des loyers, dans les zones où la demande excède l’offre (plus de 1500 communes concernées) les propriétaires-bailleurs ne peuvent plus appliquer de hausses de loyer excédant l’IRL (indice de référence des loyers) établi par l’Insee.

(Source : www.diagnostic-expertise.com)