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Partie de Monopoly sur le boulevard Haussmann

Lorsque, dans une partie de Monopoly, il ne vous manque plus qu’une adresse pour compléter une couleur qui vous permettra de construire ce qu’il vous plaira, c’est toujours rageant de voir son adversaire jouer avant pour tomber justement sur la case que vous convoitiez.

C’est un peu ce qui arrive aujourd’hui à Philippe Houzé, le président des Galeries Lafayette. Il voulait être propriétaire de tout le boulevard Haussmann, mais va devoir certainement composer avec d’encombrants voisins. Philippe Houzé a déjà de belles adresses dans cette couleur et rêve, depuis de nombreuses années, d’ajouter Le Printemps à son tableau de chasse. Mais voilà, Maurizio Borletti a déjà jeté les dés et s’apprête à occuper la case que le patron des Galeries comptait s’arroger.

L’homme d’affaires italien lui avait déjà soufflé Le Printemps en 2006. Grâce à un montage ingénieux avec la filiale immobilière de la Deutsche Bank, il avait investi à peu de frais dans le grand magasin. L’opération, réalisée essentiellement par endettement, avait été jugée risquée par les observateurs les plus avertis et, quand M. Borletti annonça qu’il voulait faire du Printemps un temple du luxe, quelques sarcasmes se firent entendre, à commencer chez ses charmants voisins. Six ans et quelques millions de touristes chinois et russes plus tard, les cassandres en sont pour leur frais: le concept du Printemps est une réussite.

Forte de la plus-value réalisée, la filiale immobilière de la Deutsche Bank souhaite aujourd’hui revendre ses parts. Une carte «chance», s’est dit M. Houzé, qui propose de racheter Le Printemps pour 1,8 milliard d’euros, 800 millions de plus qu’il y a six ans !

Malheureusement, on ne voit pas comment le patron des Galeries pourrait abattre sa carte, dans la mesure où l’astucieux Borletti a tout prévu: non seulement il a négocié une clause d’exclusivité sur la vente, mais il s’est assuré, au passage, une très généreuse commission. Surtout, il a trouvé le plus important: le bailleur de fonds, en la personne de l’émir du Qatar. Quand on joue au Monopoly, mieux vaut avoir la banque de son côté.

Philippe Houzé a beau protester que les dés sont pipés, qu’il offre plus que Borletti, qu’il fait un bien meilleur partenaire que lui aux yeux des Qataris. Las. La partie est mal engagée pour les Galeries. L’ultime cartouche utilisée par M. Houzé, le patriotisme économique, a peu de chances de faire mouche dans la mesure où lui aussi fait appel aux gazo-dollars du Qatar. Lui qui rêvait d’être roi du boulevard Haussmann, il va devoir se contenter de rester en copropriété, sans passer par la case départ.

(Source : blog.lemonde.fr)

Billet d’Immo : Bientôt Noël !

Il n’est pas toujours nécessaire de parler de règlementation ou de faits étonnants pour parler d’immo. L’immobilier est partout. Dans les problématiques des entrepreneurs, des propriétaires, des acquéreurs, dans les discussions entre amis, entre collègues…

Il n’est donc pas étonnant de trouver lors d’une balade à la FNAC un jeu de ce type :

C’est vrai que le jeu original fait le bonheur des soirées familiales depuis tellement longtemps qu’on en oublie qu’il est avant tout un jeu de spéculation immobilière… Qui n’a jamais acheté la Rue de la Paix, ou même construit des petites maisons vertes sur les cases vertes ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monopoly

Wikipédia nous apprend que depuis son lancement en 1935, 275 millions d’exemplaires du jeu ont été vendus. Il nous éclaire également sur le fait que de nombreuses déclinaisons ont été élaborées dont :

Alors si vous êtes en panne d’idée cadeau pour Noël, et que vous aimez l’immobilier, vous savez désormais quoi acheter !

S. Escobossa
stephane@drhouse-immo.com

Dr House Immo

Le top 100 des rues les plus chères de Paris

Quelle est la rue la plus chère de Paris? Si vous pensez à la rue de la Paix du Monopoly, détrompez-vous. En réalité, il s’agit de la rue Furstenberg, située au cœur de Saint-Germain-des-Prés, dans le VIe arrondissement. Là, le prix de l’immobilier s’élève à plus de 21.000 euros le m², selon le palmarès de l’agence immobilière en ligne Efficity.com, qui a référencé les 100 rues les plus chères et les moins chères de la capitale dans un classement publié le lundi 1er octobre.

Résultats, les quartiers les plus onéreux sont localisés dans les VIe, VIIe et VIIIe arrondissements, où sont concentrés les trois quarts des rues les plus chères, tandis que les moins chères se trouvent dans le XVIIe, le XVIIIe et dans le XIXe. Ce dernier arrondissement compte d’ailleurs la rue la plus abordable de Paris (rue de la Grenade), où le prix du mètre carré est de 4712 euros. En moyenne, les rues les plus coûteuses tournent autour de 13.789 euros/m² et tombent à 5870 pour les moins chères.

«La fréquentation d’un quartier fait évoluer les prix»

L’adresse et la qualité de l’immeuble déterminent principalement la valeur du bien. L’environnement est aussi un critère important qui justifie ces écarts de prix. Par exemple, «Saint-Germain-des-Prés est plus standing et offre de meilleures infrastructures que Barbès», commente Christophe Du Pontavice, président et fondateur d’Efficity.com. Autre facteur d’explication, «Saint-Germain est un quartier international, essentiellement habité par des Italiens, des Anglais et des Américains», ce qui encourage les prix élevés de cette zone.

La sociologie du quartier est également à prendre en compte. «La fréquentation d’un quartier fait évoluer les prix, explique le président de l’agence immobilière. Le quartier autour de la rue des Martyrs, dans le IXe arrondissement, est devenu la quintessence du quartier bobo. Beaucoup de jeunes actifs à fort pouvoir d’achat s’y sont installés et ont fait grimper les prix», précise-t-il.

Les prix excessifs de l’immobilier parisien restent une constante. «La demande est beaucoup plus importante que l’offre, souligne Christophe Du Pontavice. Il n’y a définitivement pas assez de biens à acheter par rapport à ce que le marché peut absorber», ajoute-t-il. Pour preuve, «Paris compte seulement 30% de propriétaires, deux fois moins que la province».

(Source : www.lefigaro.fr)