Archives mensuelles : septembre 2014

La mythique villa du Prince de Bel Air est à vendre

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Située dans le quartier de Bel Air, à Los Angeles, la maison a été mise en vente pour la somme de 18,9 millions de dollars, soit environ 14,7 millions d’euros.

On ne compte plus les célébrités qui ont habité le quartier de Bel Air, situé à 27 kilomètres du centre-ville de Los Angeles:Elvis Presley, Alfred Hitchcock, David et Victoria Beckham… Mais ce quartier qui constitue le «triangle d’or» avec la ville de Beverly Hills et le quartier d’Holmby Hills abrite aussi la villa du Prince de Bel Air, une mythique série des années 90, dont le héros éponyme de la série est incarné parWill Smith.

Dans la série, Will Smith incarne un adolescent issu d’un milieu modeste – qui ne vit que pour le rap et le basket-ball – dont la mère décide de l’envoyer chez son oncle et sa tante, qui habitent cette fameuse maison… Toute la série se déroule sur des situations cocasses, axées sur le décalage entre les modes de vie de Will et de sa famille.

Cette majestueuse bâtisse de style victorien – inspirée de la Maison Blanche – dans laquelle «Will» et son «oncle Phil» ont eu toutes leurs discussions rocambolesques est facilement identifiable par toute une génération… et elle est désormais à vendre, indique le site LA Curbed.com. Son prix? 18,9 millions de dollars, soit environ 14,7 millions d’euros. La propriété des Banks – nom de la famille du Prince de Bel Air dans la série – avait été vendue pour 6,4 millions de dollars par son actuel propriétaire en septembre 2012.

En deux ans, la villa a monté en gamme, son propriétaire y faisant des travaux et des aménagements significatifs: auparavant décrite comme une maison disposant de cinq chambres et sept salles de bain sur une propriété de 0,59 hectare, elle compte désormais sept chambres, neuf salles de bain, une grande maison d’hôtes et un grand garage idéal pour un collectionneur.

À New York, une campagne web musclée attaque le site de location Airbnb

(Source & vidéo)

Des élus locaux, hôteliers, et activistes du logement ont lancé une campagne web à 3 millions de dollars. Une vidéo très virulente dénonce la face cachée d’Airbnb, notamment coupable d’aggraver la crise du logement. Airbnb a répondu.

Souvent très plébiscité par ses utilisateurs, la plateforme de location immobilière entre particuliers Airbnb n’a pourtant pas que des amis. Au contraire. Accusée – entre autres – de violer la loi et d’aggraver encore davantage la crise du logement, un petit groupe hétéroclite composé d’hôteliers, de politiciens et d’activistes du logement ont décidé de frapper un grand coup: la campagne «Share Better», très virulente, s’attaque frontalement au site. La vidéo mise en ligne sur le site sharebetter.org n’y va pas par quatre chemins.

Son contenu: une multitude de commentaires péjoratifs observés sur Airbnb mis en images et en scène dans cette vidéo d’1 minute 20. Au menu: des souris mortes dans les placards, des punaises dans le lit, un frigo rempli de moisi, des serviettes de bain trouées… et autres perspectives peu réjouissantes, auxquelles vous vous exposez de facto en utilisant Airbnb. L’objectif: dégoûter les futurs clients potentiels d’Airbnb et les encourager à ne pas passer par le site pour se loger. Le site va même plus loin avec une page dénommée «horror stories» (histoires d’horreur) qui recense les témoignages d’utilisateurs déçus par le service. Coût total de la campagne: trois millions de dollars.

 

Immobilier : à Toulouse, le rose a perdu ses couleurs

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Dans une ambiance marquée par le manque de confiance des acheteurs comme des vendeurs, l’immobilier toulousain marque le pas intra-muros et en périphérie.

A Toulouse, les espoirs du début d’année ont été douchés. Le premier trimestre avait pourtant donné tous les signes de la reprise : nombre de ventes en hausse, acheteurs présents dans les agences… Mais, depuis le printemps, c’est à nouveau l’attentisme qui prédomine.

D’habitude, à cette époque, les ventes fleurissent, mais cette année, cela n’est pas le cas : les budgets des acheteurs sont serrés et les prix ont même baissé au deuxième trimestre, de l’ordre de 1 % à 1,5 % », estime Philippe Pailhès, expertimmobilier à la chambre interdépartementale des notaires de l’Ariège.

Il voit dans cette tendance un contrecoup des élections et une illustration de ce que sera l’année 2014 dans son ensemble. Le réseau Century 21 enregistrait même avant l’été une baisse des prix de 2 % dans la région Midi-Pyrénées.

Le taux de chômage affecte aussi le marché

De son côté, Emmanuelle Lassalle-Michel, présidente de la Fnaim de la Haute-Garonne, pointe les effets de la loi Alur qui a, selon elle, « totalement grippé le marché ». Elle constate pour l’heure des prix stables – en moyenne à 2.500 €/m2 en centre-ville, et en dessous de 2.000 €/m2 pour les biens des années 1960.

Tous se désolent du manque de confiance des acheteurs comme des vendeurs, malgré une activité économique qui résiste mieux qu’ailleurs. En 2013, la région Midi-Pyrénées est même l’une des rares où l’emploi industriel a progressé, avec, d’après l’Insee, 500 salariés supplémentaires ; le tout évidemment est tiré par les secteurs de l’aéronautique et du spatial.

Mais le taux de chômage, qui atteint désormais 10 % de la population active – après une sixième année de hausse d’affilée –, pèse sur le moral des Toulousains.

Les budgets moyens ne dépassent pas 300.000 euros

Les faubourgs populaires, l’habitat dégradé et les extérieurs souffrent particulièrement du ralentissement du marché. Les budgets moyens consacrés aux achats de maisons ont aussi été revus à la baisse : ils n’excèdent plus désormais 300.000 euros, selon les notaires. Même ceux qui ont plus de moyens se révèlent prudents.

C’est le cas de ce couple de cadres, qui dispose de deux bons salaires, d’un apport conséquent et qui pourrait s’offrir une maison dans un quartier coté de Toulouse.

Nous avons visité une belle maison à la Côte-Pavée, mais elle était affichée à plus de 600.000 euros, sans parking et avec une rénovation qui n’était pas parfaite. Il n’était pas question de mettre ce prix avec de tels défauts », racontent-ils.

Certains propriétaires restent souvent accrochés à leurs propres estimations. « Or les taux de négociation entre prix affichés et prix de vente dépassent régulièrement les 15 % », pointe Frédéric Sayous, de l’agence Century 21-Fly Immo.

Hausse des demandes de colocations

Du côté des étudiants, l’heure est plus que jamais à la colocation. L’Association de la Fondation étudiante pour la Ville, qui propose aux étudiants des logements en colocation à petits prix en échange de quelques actions à destination des personnes défavorisées, a été assaillie de demandes cette année.

« Nous avons reçu plus de 200 candidatures, contre une vingtaine habituellement, pour seulement 70 places », raconte Morgane Pagès, qui coordonne ce projet.

A l’extérieur de la ville, seules certaines communes de l’Ouest toulousain voient le marché se maintenir. « C’est le cas de Tournefeuille et de Plaisance, grâce à une clientèle de cadres d’Airbus », constate Anne de la Sauzay, directrice générale du groupe Mercure.

Ainsi, à Plaisance, une maison d’architecte de 140 m2 a été vendue 480.000 euros en à peine un mois. Ailleurs, pour les achats de maisons, les budgets moyens n’excèdent plus 250.000 euros, selon les dernières statistiques notariales.

Une descente en gamme, alors même qu’à Toulouse les conditions d’emprunt sont parmi les plus favorables de France (avec Strasbourg et Marseille), avec un taux fixe de 2,80 % sur vingt ans fréquemment octroyé.

Cerise sur le gâteau, selon le courtier Meilleurtaux.com, c’est aussi l’une des grandes métropoles dans lesquelles il est possible d’obtenir les meilleures négociations, avec un meilleur taux constaté sur vingt ans à 2,70 %. Qui dit mieux ?

Crédit immobilier : l’UFC-Que Choisir s’attaque au cautionnement bancaire

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L’association UFC Que choisir de défense des consommateurs dénonce des pratiques « opaques » en matière de cautionnement bancaire, lors de la souscription d’un prêt immobilier.

Après l’assurance emprunteur, le cautionnement bancaire… Dans un rapport publié aujourd’hui, l’UFC-Que Choisir dénonce les pratiques des acteurs du cautionnement bancaire, jugées opaques. « On a des emprunteurs qui sont captifs, victimes d’un marché fait par les banques pour les banques, un marché sclérosé qui se caractérise par des pratiques douteuses. Nous sommes en présence d’un scandale », a estimé Alain Bazot, président de l’association de consommateurs. Pour appuyer ses demandes, l’UFC-Que Choisir a déjà saisi l’Autorité de la concurrence pour avis et espère des dispositions législatives. Alain Bazot doit rencontrer le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, vendredi.

Le cautionnement majoritaire

Le cautionnement des crédits immobiliers consiste pour un emprunteur à faire appel à une société externe pour garantir à sa banque qu’il paiera bien les échéances de son prêt. En cas de défaillance, cette société se substitue à lui mais peut ensuite se retourner contre lui pour récupérer les sommes avancées. Le cautionnement est la garantie la plus fréquemment utilisée et pesait 56,3 % du marché en 2012, devant l’hypothèque et l’inscription en privilège de prêteur sur deniers.

L’UFC-Que Choisir souligne que les acteurs du cautionnement sont des filiales de banques, à l’image du leader Crédit Logement, détenu par BNP Paribas (16,5% du capital), Crédit Agricole (16,5%), LCL (16,5%), Société Générale (16,5%)… Les autres sociétés sont, elles, des filiales à 100% de certains groupes, comme CAMCA (Crédit Agricole/LCL).

Les consommateurs n’ont le choix qu’entre une filiale et une filiale », a dénoncé l’association.

Autre élément pointé du doigt, les écarts de coût entre les acteurs, qui peuvent varier du simple à plus du double (2,5), mais dont les emprunteurs ne peuvent pas profiter en étant orientés vers la filiale de l’établissement dans lequel ils souscrivent leur prêt. « Nous demandons donc une concurrence libre et non faussée. Il faut redonner une liberté effective de choix », a expliqué Alain Bazot. Le gain pour les clients pourrait être compris entre 210 et 270 millions d’euros par an, pour un montant moyen annuel versé entre 2007 et 2013 de 523 millions d’euros.

Les emprunteurs insuffisamment remboursés

En outre, estime-t-elle, les sommes rendues par le Crédit Logement à l’emprunteur à l’échéance du crédit, soit en 2014 environ 72 % du montant de la garantie versée à la mise en place du prêt, ne sont pas suffisantes. « Le Crédit Logement mutualise les pertes mais il privatise les bénéfices », a insisté Maxime Chipoy, responsable des études de l’association. Selon lui, les intérêts générés par les sommes placées dans le Fonds mutuel de garantie (FMG), dont la taille avoisine 4 milliards d’euros, ne bénéficient en effet qu’aux actionnaires de Crédit Logement et non pas aux emprunteurs. « La réintégration dans le FMG des intérêts produits par ce même fonds lui aurait permis d’être totalement autonome, et de supporter l’intégralité des pertes dues au non-remboursement des emprunts. Il permettrait même de rémunérer un peu les sommes versées par les consommateurs », avance l’UFC-Que Choisir.

Contactée par l’AFP, la Fédération bancaire française a fait part de son étonnement car, selon elle, « ce système n’a pas suscité de critiques de la part des clients ». « Il existe une forte concurrence entre les établissements de crédit en matière de crédit immobilier. Les clients ont le choix de leur établissement et le choix de leur garantie entre l’hypothèque d’une part et le cautionnement d’autre part », a-t-elle ajouté. Ce n’est pas la première fois que l’association de consommateurs vise le crédit immobilier. Elle avait déjà réclamé une restitution aux assurés des bénéfices réalisés sur les contrats d’assurance emprunteur, qui couvrent l’invalidité ou le décès, un dossier encore en cours.

Immobilier : ce qui motive l’investissement locatif des Français

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Fiscalité, complément de revenu, constitution d’un patrimoine ? Pourquoi investir dans l’immobilier locatif ? Entre le neuf et l’ancien, les motivations divergent.

Faire baisser ses impôts. C’est ce qui pousse, en premier, les Français à investir dans l’immobilier locatif. Selon une étude du Crédit Foncier publiée le 18 septembre 2014, 77% des sondés investissant dans le neuf le font d’abord pour profiter des niches fiscales.

Il faut dire que les dispositifs d’incitations fiscales dans le neuf prolifèrent ces dernières années (Robien, Scellier, Duflot, projet de loi Pinel…) car ce sont les investisseurs qui contribuent également à construire des logements.

« Investir dans le neuf, c’est aussi avoir l’assurance d’une certaine tranquillité. Le bâtiment est aux normes et on n’a pas à faire de travaux avant plusieurs années », ajoute Christine Vassal-Largy, directrice du pôle immobilier de Thésaurus.

Si la fiscalité est au cœur des décisions d’achat, l’emplacement du bien est parfois négligé. 51% des investisseurs privilégient des régions éloignées des leurs. Des marchés dont ils ne savent rien, au risque, comme le rappelle Christine Vassal-Largy « d’investir dans des zones où il n’y a pas de demande locative importante ».

LE PATRIMOINE AU CŒUR DE L’ANCIEN

Dans le locatif ancien, l’idée d’acheter un logement pour payer moins d’impôts ne représente qu’une faible proportion des personnes interrogées (24%). Et pour cause, les avantages fiscaux sont inexistants. Les deux tiers des acheteurs vont d’ailleurs porter leur dévolu près de chez eux.

Ces acquéreurs cherchent principalement à se constituer un patrimoine en investissant dans l’ancien (55% contre 44% pour les investisseurs dans le neuf) selon l’enquête.

Un constat à nuancer pour Christine Vassal-Largy : « La constitution d’un patrimoine est, à mon sens, la préoccupation principale des investisseurs dans  l’immobilier neuf ou ancien. C’est le seul moyen d’obtenir un patrimoine sans épargne, en s’appuyant uniquement sur le crédit. Quant à l’ancien, n’oublions pas la dimension économique. Les prix des biens sont en moyenne 20% moins chers que dans le neuf. »

LES APPARTEMENTS ONT LE VENT EN POUPE

Pourtant, qu’il s’agisse de l’ancien ou du neuf, les logements achetés se concentrent sur les mêmes zones. 75% des biens immobiliers se situent dans le sud de la France selon le Crédit Foncier (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes) et en Ile-de-France (18 % des investissements locatifs).

La quasi-totalité des biens sont des appartements (89%de 42 m² carré en moyenne autour de 167.000 euros. Un tiers des logements dépasse les 200.000 euros. Quant aux acheteurs, selon l’étude, ils gagnent entre 2500 et 6000 euros par mois. Des revenus qui permettent à certains emprunteurs de maximiser leurs déductions fiscales puisque la moitié des biens sont financés à 100% par crédit immobilier sans aucun apport personnel.

REVENU COMPLÉMENTAIRE CONTRE TRANSMISSION

L’apport d’un revenu complémentaire arrive en troisième position des motivations dans l’investissement neuf (42% des sondés). La possibilité d’obtenir une rente attire, notamment les jeunes, comme le rappelle Ulrich Maurel, fondateur du courtier en prêt Immoprêt : « Certains, inquiets de ne pas avoir de retraite à l’avenir, choisissent d’investir dans l’immobilier tôt dans l’idée de bénéficier d’une rente locative pour leurs vieux jours. »

Une préoccupation partagée par les acquérants de l’ancien, puisque le revenu complémentaire se place en seconde position dans leurs motivations (54% des sondés). Viens ensuite, pour ces acheteurs, la transmission d’un bien aux enfants (36%).

La guerre des voisins bat son plein

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Un récent sondage nous indique que les particuliers ont encore du mal à s’entendre avec leur voisinage. Tapage nocturne, odeurs nauséabondes… Comment y remédier ?

Le logement, un problème essentiel… même après en avoir trouvé un. Selon le baromètre AXA Protection Juridique publié ce 4 septembre 2014, pour 49% des Français, le logement est la principale source de litige. Loin devant Internet (31%) et le travail (25%). Un sondé sur deux a d’ailleurs déjà rencontré un litige lié à son logement. Plus de 25% d’entre eux ne l’ont d’ailleurs jamais résolu.

ON NE CHOISIT PAS SES VOISINS

Parmi les différents motifs de litige on retrouve en tête les problèmes entre voisins (25% des sondés), déjà présent à la même position lors du dernierbaromètre de 2013. Nuisances sonores (conversations animées, scènes de ménage, aboiements intempestifs, tondeuses, nuisances environnementales…), dégradation des parties communes, odeurs dérangeantes… autant de soucis qui peuvent rapidement empoisonner la vie des particuliers. Et si, comme le révèle l’étude, 67% des contentieux sont réglés à l’amiable, en cas d’impasse, il faut pouvoir trouver des solutions.

L’ASSURANCE PROTECTION JURIDIQUE

D’après le baromètre Axa, 21% des Français ont recours au service d’une assurance juridique. Un contrat optionnel, payant (6 euros par mois) et qui complète souvent un premier contrat d’assurance habitation. L’assuré peut alors contacter un juriste en cas de conflit qui l’aidera à trouver la solution la plus adaptée pour résoudre son problème.
Pour que sa demande soit prise en compte, il doit fournir une série de preuves attestant de l’existence d’une situation conflictuelle. Le juriste se chargera ensuite de l’ensemble des formalités nécessaires à la résolution du problème (rédaction d’un courrier, appel, convocation d’experts ou d’huissiers…)

LA MÉDIATION EN MAIRIE

Autre possibilité, s’adresser directement à la mairie. Les municipalités mettent à disposition des citoyens des services de médiation afin de trouver des solutions à l’origine du conflit. Une simple lettre, alarmant de votre situation peut suffire. Ci-dessous, un modèle disponible sur le site officiel de l’administration publique.
Et si le conflit perdure malgré tout, des poursuites judiciaires peuvent être à envisager.

Les propriétaires d’un «appartement» de 6m² attaquent leur locataire pour loyers impayés

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«C’est comme si un dealer attaquait en justice ses clients parce qu’ils n’ont pas payé sa came!» Aurélie Geoffroy n’a pas eu besoin de feindre la colère, ce mardi midi, devant le tribunal d’instance du 17e arrondissement de Paris. Avocate d’Ahmed El Yamani, elle entendait, avec cette comparaison, dénoncer l’attitude des propriétaires «marchands de sommeil» qui n’ont pas hésité à assigner son client pour quatre mois de loyers impayés.

>>> AGIR CONTRE LE MAL LOGEMENT AVEC ILOGEYOU

Précédent: Il a vécu 15 ans dans 1,56 m²

Car, situé à deux pas du parc Monceau, l’appartement d’Ahmed ne dispose que d’une superficie de 6 m². Bien moins que les 9m² nécessaires à la mise en location au regard de la loi. Mandaté par la préfecture de Paris, un expert a même estimé, dans un arrêté, que «ce local ne permettait pas un hébergement des personnes conforme à la dignité humaine et était susceptible de nuire à leur santé».

Six pas pour faire le tour du local

Pour les propriétaires, il était pourtant suffisamment grand pour en réclamer un loyer de 410 euros mensuels, sur la foi d’un bail en bonne et due forme signé en novembre 2012. «Mes clients sont de bonne foi. Ils pensaient que la chambre faisait vraiment 9m², a plaidé, de son côté, Michel Tournois, leur avocat. D’ailleurs, on peut se demander si le locataire n’a pas entassé ses affaires afin qu’il apparaisse plus petit aux yeux de l’expert…»

Située sous les combles d’un immeuble cossu du 17e arrondissement, la chambre – que 20 Minutes a pu visiter – apparaît, certes, «bordélique» mais surtout minuscule. La vaisselle s’entasse dans un évier glissé sous le chauffe-eau. A côté, la douche dans laquelle il faut se tenir accroupi laisse apparaître des cloisons bricolées et tranchantes. Le reste de l’espace étant mangé par une simple banquette et une table étroite au-dessus de laquelle le locataire a pendu ses costumes et chemises, faute d’armoire. «En tout, mon client ne peut faire que six pas dans son appartement», poursuit Aurélie Geoffroy.

«Il y a moyen de faire une mezzanine»

Dénonçant les «sornettes» et autres «mensonges» de sa contradictrice, Michel Tournois a expliqué au tribunal d’instance que ses clients souhaitaient faire des travaux de mise en conformité mais qu’ils en avaient été empêchés par l’attitude du locataire. «Déjà sur la surface, il y a matière à discussion. Et puis, avec des travaux, il y a moyen de faire une mezzanine», assurait-il à 20 Minutes à l’issue de l’audience tout en reconnaissant ne pas avoir visité les lieux.

Aurélie Geoffroy a demandé au tribunal de rejeter les demandes des propriétaires et de les condamner à près de 20.000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral subi par son client. La décision sera rendue le 28 octobre. A cette date, Ahmed aura déménagé. Il vient de signer un bail pour un appartement àAsnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Cette fois, il fait 40 m². Et on ne lui en réclame que 300 euros.