Archives mensuelles : janvier 2016

Ce qui change pour les AE en 2016?

Huit ans après la création du régime qu’est ce qui change pour les Auto- entrepreneurs?

Une étude publiée en décembre pour le compte de l’Union des Auto-Entrepreneurs (UAE) fait un point sur les évolutions de ce statut.

La France compte plus d’un million d’auto-entreprises, des gens qui souvent travaillent beaucoup et qui pour 53% se consacrent entièrement ou principalement à leur entreprise. 26 heures par semaine en moyenne sont consacrées par les auto-entrepreneurs à leur activité.

81% des auto-entrepreneurs aimeraient « une convergence des protections sociales »
30% des AE ont un client qui fait au moins la moitié de leur CA annuel en 2015, contre 14% en 2014.

Conséquence de la loi Pinel de juin 2014, le régime auto-entrepreneur qui a pas mal évolué en 2015 évoluera encore un peu en 2016.

 Vous êtes déjà auto-entrepreneur :

  • Au 1er janvier 2016, « l’auto-entrepreneur » n’existe plus. Il devient « micro-entrepreneur ».Il m’est arrivé de m’entendre dire par un membre de l’administration: « L’auto-entrepreneur n’existe pas » C’est juste un changement de nom, en fait.
  • Les cotisations sociales augmentent – oh surprise – très légèrement : tableau ci-dessous.

Vous devenez micro-entrepreneur après le 1er janvier 2016 :

Vous ne pourrez plus opter pour le régime social de droit commun, et donc vous serez obligatoirement soumis au régime micro-social.

Les évolution à noter sont donc:

  • 82 200€ par an pour les entreprises d’aliments à consommer sur place ou à emporter, d’achat-revente de marchandises et d’objets. Le seuil de tolérance restant à 90 300€.
  • 32 900€ par an pour les autres types prestations de services avec une tolérance inchangée à 34900€.

Ses seuils de tolérance ne s’appliquent pas la première année d’activité. En cas de dépassement, on perd le bénéfice du régime dès le 1er jour du mois de dépassement.

  • Des cotisations sociales à régler au fur et à mesure de l’encaissement en proportion du chiffre d’affaires,

Les taux de cotisations sociales :

Ils subiront une légère hausse de 0,1% à 0,2% en 2016, comme indiqué dans les tableaux ci-après:

 

Activités concernées

Cotisations sociales

Impôts

Prélèvement social et fiscal *

Vente de marchandises (BIC)

13,40%

1 %

14,40%

Prestations de service (BIC)

23,10%

1,7 %

24,80%

Professions libérales relevant du RSI (BNC)

23,10%

2,2 %

25,30%

* En cas d’option pour le versement libératoire  

Si vous êtes déjà actif, ces changements n’affecteront en rien la gestion de votre micro-entreprise.

(Article rédigé avec les sources CCI)

Combien gagne un agent immobilier?

L’agent immobilier gagne beaucoup d’argent… Un cliché que les années 2000 ont mis à mal.

Devinons la commission moyenne pour une vente immobilière réalisée en France. Selon la plupart des agences, les commissions tourneraient entre 3 et 7% du prix de vente. Qu’en est-il réellement?

Il y a quelques temps, cet article donnait des informations chiffrées sur le vrai montant des frais d’agence.

Jusqu’à la loi Hoguet parue en 1986, les commissions étaient règlementées par un barème national. Depuis la date du 1er janvier 1986 ce n’est plus le cas. Le pourcentage de rémunération peut ainsi librement être fixeé par les acteurs du secteur. Les commissions de chaque agence doivent être visiblement et explicitement affichées via une mention apposée en vitrine.

La moyenne de ce qui se pratique en France, laisse apparaître ces chiffres (moyennes) :

– Entre 3% et 4% TTC de commission pour des transactions dont la valeur est supérieure ou égale à 380 000€.

– Entre 5% et 6% TTC pour des biens dont la valeur se situe entre 150 000€ 380 000€.

– Entre 6% et 8% TTC pour des transactions dont la valeur est inférieure à 150 000€.

SI l’on raisonne en moyenne, on dénombre d’après les chiffres des Notaires sur les 3 dernières années, environ 750 000 transactions par an.

Ce n’est qu’une réflexion de chiffres, mais la transaction moyenne est à 200 000 Euros en France toujours selon les mêmes indicateurs. Si mes souvenirs de cours de Maths sont bons, alors EN MOYENNE, le marché immobilier représente une masse monétaire globale de :

750.000 x 200.000= 150 000 000 000 €

Partant du principe, toujours selon les chiffres annoncés, donc officiels mais non vérifiables et moyens que les professionnels réalisent 70% de ces transactions, nous arrivons à un calcul savant:

150 000 000 000/ 70% =105 000 000 000€ sont chaque année dégagés par les professionnels de l’immobilier en France

Prenons maintenant ces 5% d’honoraires d’agence qui sont encore une moyenne et nous arrivons à :

5 250 000 000 de commissions par an

Le secteur immobilier est le 6e employeur français. Selon une étude de 2013 (Agefos PME), le secteur de l’immobilier regroupe 500 000 personnes, tous métiers de la transaction confondus, c’est à dire, mandataires, marchands de bien, etc… Partons sur 300 000 personnes réellement actives. Beaucoup de professionnels déclarés sont soit incompétents soit en sommeil, soit inactifs par choix.

Le chiffre astronomique revient donc à 17 500€ de revenu par an par professionnel de l’immobilier…

C’est vrai que depuis l’arrivée des réseaux de mandataires, la donne a changé.

En effet certains réseaux proposent une rémunération attractive, et les professionnels ne s’y trompent pas. Finis les 40% versés par certaines agences à leur agents commerciaux. Un mandataire en immobilier accepte de travailler seul, sous certaines contraintes, mais son objectif sera de capitaliser sur ses compétences. Au moment de se demander quel réseau de mandataire je dois choisir? Il sait qu’il abandonne le confort d’une agence pour optimiser son revenu.

Mais laissons là un calcul simple:

10000 euros TTC de commission… C’est beaucoup d’argent pour une ou deux visites. C’est déjà plus relatif pour une dizaine ou une vingtaine de visites. Sur cette somme il faudra retirer la TVA: 20% et ensuite les charges encore environ 25%, selon le statut choisi. Au final, sur une année, le négociateur en immobilier qui veut vivre décemment doit assurer deux ventes au trimestre minimum et défendre ses commissions; C’est son salaire.

Pensez à cet article la prochaine fois que vous êtes tentés de faire un effort sur votre commission comme le suggère le vendeur et n’hésitez pas à contribuer dans les commentaires, notamment si vos chiffres diffèrent des miens, ce sera intéressant de comparer.

Le mardi c’est compromis

Le compromis est un document juridique, il vous engage. Il faut bien lire et étudier le document quand on signe, surtout quand on n’a pas l’habitude et que le cabinet notarial peut jouer un rôle un peu intimidant. Sans motif, on a 10 Jours pour se rétracter ce que la Loi prévoit pour protéger des acquéreurs victimes de vendeurs indélicats ou de méthodes de vente discutables. C’est ainsi, en immobilier, on ne se tape pas dans la main pour finaliser un vente, on en passe par le compromis. Comme je suis un peu en avance au rendez-vous, j’attends mes clients au café devant l’étude ce matin (je ne vais pas forcément publier aujourd’hui) et je vais en profiter pour parler un peu du compromis.

Quand on a trouvé le bien de nos rêves, quand on a négocié le prix et trouvé un accord avec le vendeur, il faut signer et s’engager dans une sorte de course contre la montre. C’est à ce prix que l’on devient le nouveau maître des clefs.

Souvent j’entends les gens mélanger compromis et compromis, en parlant de compromis pour la promesse, mais également pour l’acte authentique. Il y a bien deux étapes dans un compromis, et elle sont distinctes dans les faits et dans le temps. Là, les habitués de la Promesse, les cow-boys de la signature, les Lucky Luke de l’immobilier m’ont déjà lâché… « On le sait tout ça »… Peu importe, il peut être utile de le mettre à plat. Je n’écris pas pour Picsou Magazine des articles pour enfants, ni pour le magazine des notaires, je ne fait qu’un partage d’expérience. D’ailleurs à ce titre la zone de commentaires vous appartient.

Il s’écoule généralement 3 mois entre la signature d’un avant-contrat que représente la promesse unilatérale de vente et la signature de l’acte authentique de vente devant notaire(s). Les clefs du logement sont alors échangées comme un rituel, et les sommes transitent d’un compte à un autre. Les 3 mois permettent aux deux parties de concrétiser une partie des engagements pris lors de l’avant contrat. Vider les lieux, organiser un déménagement, trouver un financement, etc… Et le Notaire a lui aussi tout le temps nécessaire pour préparer son intervention théâtrale. Car oui, toute personne ayant assisté à une signature devant notaire trouvera cette lecture de l’acte, bien qu’indispensable, totalement inutile. Mais les protocoles sont à respecter, et personne ne saurait dire à un notaire, même si tout le monde en meurt d’envie, « Allez abrège! Envoie la Thune!! / Par ici les clefs!! ».

On ne sait pas assez que le Notaire n’est pas indispensable. En effet un acte sous seing privé, entre les deux parties peut-être réalisé, et certaines agences, de moins en moins rédigent et organisent les signatures. C’est pour certaines agences un acte noble, qui leur permet de légitimer leur  locaux et leur statut. Je comprends et conforte cela. Hélas, dans certains cas, les agents immobiliers s’enfuient avec le chèque de séquestre, et c’est pourquoi la confiance des gens, alertés par les médias et le récit des mésaventures d’ami d’ami de leurs amis sont rassurés par le fait de signer chez un notaire. Avec ses belles chaises en cuir, son assistante, sa table de 5m sur 3, c’est vrai qu’il a fière allure notre ami Notaire. Bref, aujourd’hui il est commun de recourir à un notaire, parce que cela convient à tout le monde mais aussi parce que le Notaire réalise les avant-contrat gratuitement, si il est retenu pour l’acte final bien sur.

On parle parfois de promesse synallagmatique de vente car c’est le véritable terme technique. Celui qui peut le dire sans se planter fait bonne impression, mais quand c’est à l’écrit, malgré les correcteurs d’orthographe omniprésents, on retrouve plus souvent le terme de promesse, plus facile à écrire. Pour votre culture, ce terme tient son étymologie du grec ancien συνάλλαγμαsunállagma (« échange de relations, contrat »). Voila pour la petite anecdote.

En général, ni le vendeur désigné comme le bénéficiaire, ni l’acheteur désigné comme le promettant ne peuvent se rétracter après avoir paraphé et signé un compromis de vente. Mais depuis peu la Loi ouvre un peu plus la porte aux états d’âme d’un vendeur… Le délai de réflexion est passé de sept à dix jours depuis la loi Macron et la non validation de la clause de financement liée à l’obtention d’un crédit immobilier.

Et comme si ce n’était pas assez, l’article 642 du code de procédure civile, déclare quand le dernier jour du délai de rétractation tombe un jour de week-end ou un jour férié, le délai est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant.

Lorsqu’il ne souhaite pas donner suite au compromis de vente pourtant signé, l’ex promettant doit exprimer sa rétractation à toutes les parties, au vendeur, à son conseil en immobilier si la transaction est réalisée par une agence et au notaire qui a officié sur le compromis, avant la fin des dix jours prévus à cet effet au moyen d’un courrier recommandé avec avis de réception.

Reste la question du séquestre: en général 10% de la somme totale de la transaction sont déposés à la signature de l’avant contrat pour éviter toute fanfaronnade. On encaisse cette somme dans une sorte de routine ou de convenances, mais il est tout à fait possible de ne pas réaliser de versement de ces sommes. J’ai déjà eu le cas d’un acquéreur qui ne souhaitait pas déposer 10% et qui a trouvé en face de lui un acquéreur que cela ne dérangeait pas. Mais c’est vrai que dans la plupart des cas, le montant de 10% convient à tout le monde.

L’emprunteur qui va courir les banques pour trouver son financement a tout intérêt à mettre en concurrence les établissements prêteurs et à les mettre en concurrence avec les taux d’internet notamment. Théoriquement il est bien protégé. La loi Scrivener du 13 juillet 1979 et l’article L312-15 du code de la consommation, indique que la promesse unilatérale de vente doit indiquer si le prix du bien immobilier est payé via un ou plusieurs crédits. L’article L 312-16 du code de la construction et de l’habitation lui, légifère que, dans ce cas, le compromis de vente est conclu avec comme condition suspensive l’obtention du ou des prêts qui en assument le financement. En clair un acquéreur dont le prêt est refusé, se fait rembourser intégralement ses dépenses liées au séquestre. Il prévient tout le monde avec preuve à l’appui et sous 15 jours devra être remboursé intégralement des sommes avancées;

Voila, c’est un peu fouillis et touffu, mais un bon professionnel de l’immobilier saura vous expliquer tout ça. Moi, mes clients ne sont pas encore arrivés, je vais me reprendre un café…

« Vous savez, je ne suis pas pressé de vendre… »

Qui n’a jamais rencontré dans son exercice de la profession d’agent immobilier, un vendeur qui assène d’un coup cette phrase sur un ton péremptoire :

« De toutes les façons, je ne suis pas pressé de vendre… »

A ce moment là, l’espace s’ouvre en deux, une lumière descend du ciel et un moment (gênant) de silence s’installe.

Comment il s’imagine à ce moment là:

Poker-5

Comment vous le voyez à ce moment là:

Poker-6

C’est en effet au Poker que cette phrase ramène. Son sous-texte, je ne braderai pas à n’importe quel prix, j’attends que la chasse aux pigeons réouvre et que l’on me propose plus que ce que j’ai dépensé pour ce bien que j’ai surpayé. Un négociateur avec qui j’aime bien échanger me comparait récemment ce jeu à celui du « mistigri », aussi connu dans certaines régions comme le jeu du « tas de merde »… On a une carte dont on doit se débarrasser, et on prie pour que le joueur voisin nous la prenne.

Alors qu’il pense s’engager dans une négociation serrée et tenir son budget, le vendeur qui vous tient ce discours, cette phrase toute faite, nous ramène à deux tristes réalités:

1. Nous ne sommes hélas pas magiciens, il y a un prix marché et souvent, il dicte la valeur définitive d’une vente.

2. Nous sommes tous pareils, à vouloir acheter pas cher, mais vendre au prix le plus élevé…

On avait listé il y a quelques semaines les pires phrases qu’un négociateur immobilier entend dans ses journées. En voilà une qui mériterait une bonne place dans ce top 10.

La durée de validité d’une expertise immobilière est plus ou moins de six mois. Passé ce délai, elle a besoin d’être revue.

J’aime bien l’explication claire et l’accent rigolo de ce monsieur: (cliquez sur l’image pour voir la vidéo)

Capture d’écran 2016-01-16 à 17.11.14

 

En effet, je n’ai jamais vu une maison prendre de la valeur avec le temps en restant sur le marché. C’est un argument peu entendable pour un vendeur, mais les acquéreurs qui cherchent à acheter une maison ou un appartement ne sont pas dupes. Quand personne ne veut d’un bien, c’est sans doute la meilleure façon de le décommercialiser, en ce sens que des quelques appels et quelques visites, on passera à quelques appels, puis à plus rien… Quand un bien en annonce ne déclenche pas d’appel, difficile d’imaginer le vendre. Quand il n’y a pas de visite, difficile d’imaginer quoi que ce soit en fait. Et pendant ce temps le bien est proposé à des gens qui l’écarteront presque mécaniquement. Il est là depuis longtemps, il y a anguille sous caillou.

Ainsi donc, de « je ne suis pas pressé », on en arrive à « ma maison ou mon appartement ne se vend pas ». Avec les historiques que l’on retrouve sur Internet, inutile de dire que certaines maisons peuvent devenir des blagues que l’on se fait entre négociateurs. L’appartement de Mr K…. que j’ai en portefeuille depuis 3 ans est de ce type. Mais il « n’est pas pressé de vendre ». Alors je l’ai retiré de la communication, les différents sites porteurs que sont Se Loger, Le Bon Coin ou les presque 800 autres dont je dispose ne sauraient vendre cet appartement qui est positionné 90.000€ au dessus de mon estimation de départ.

En fait, ce client n’est pas vendeur. Cette phrase, aujourd’hui, quand je l’entends, je prends la fuite. Je ne suis pas payé à la visite, et malheureusement, tant que certains clients ne comprendront pas que tout ne se vend pas (plus) à n’importe quel prix, alors ce type de situation durera. Ce qui me chagrine le plus dans tout ça, c’est que l’agent immobilier porte le chapeau et endosse le mauvais rôle à nouveau. N’oublions pas que nous sommes conseils et que nous ne fixons pas les prix… Ca serait trop simple.

Ces choses que font les négociateurs immobilier expérimentés et qui portent leurs fruits

En discutant avec des professionnels de l’immobilier aguerris, on se rend compte que même si il y a 1001 façons de faire de l’immobilier, certaines techniques sont gagnantes à tous les coups. Et vous, est ce que vous les mettez en pratique? 

L’année 2016 promet d’être une bonne année pour les professionnels de l’immobilier. Comment faire pour transformer cette prédiction alléchante en une réalité pour vous et votre activité? Les meilleurs conseillers, ceux qui vendent le plus en tous les cas, sont assez unanimes, il y a certains aspects de ce métier qui ne doivent rien au hasard.

Tout d’abord, il faut prospecter. C’est la base. On constate qu’un bon professionnel se fixe deux jours par semaine au cours desquels il prospecte. En plus du boîtage qui permet d’être présent à l’esprit des potentiels clients, il faut entretenir un réseau de partenaires qui vont vous remonter des informations (gardiens, commerçants, acteurs de la vie locale, etc…). Vous pouvez prospecter au téléphone aussi les jours de pluie par exemple, et là, c’est chacun sa technique. Pages blanches pour les plus anciens, sites d’annonces pour particulier pour ceux que le fameux AGENCES S’ABSTENIR ne freine pas.

Comme le dit un vieux routier de l’immobilier, ce n’est qu’une option à cocher, en réalité personne n’écrit vraiment agence s’abstenir…

Vous devez noter vos informations : il faut tout savoir, les projets, les évolutions à venir, les ventes réalisées, les déménagements. Un bon agent immobilier sait tout sur tout dans son secteur. Il doit savoir quand un projet de vente se lance, et pour cela, il observe les travaux, les mouvements et il écoute. La boulangerie est pour certains aussi efficace que le troquet, on y glane de nombreuses et précieuses informations.

Il faut être honnêtes. Avoir un mandat c’est bien, mais si il est trop cher, vous savez ce qui va se passer. Un client qui n’a pas de visite remettra en premier en cause votre travail, surement pas son prix. Alors essayez une première fois de ne pas prendre un mandat et vous verrez qu’en dehors de l’effet de surprise, cela peut dans certains cas provoquer des prises de conscience chez vos interlocuteurs. Soyez justes transparents. Trop cher, ça ne se vend pas, donc vous gagnerez un temps précieux et finalement votre client aussi.

Apprenez à faire des benchmarks. Un mot anglais qui peut rebuter, mais qui est un outil précieux. Montrez à votre client quels sont ses concurrents. Qui vend à proximité, à quel prix? Dans un contecte concurrentiel, il est important de se positionner de façon attractive pour attirer un client. Pour deux biens similaires, n’importe qui choisira le moins cher, si les prestations sont équivalentes.

Vous devrez être indiscutable. Cela se résume à deux mots: transparence et fiabilité. Dans un métier souvent décrié, on peut comprendre la position d’un vendeur qui se méfie de son agent immobilier, pourtant il s’agit d’un travail en partenariat. Pour résumer, l’agent immobilier n’est pas payé à la visite. Si il vend il est gagnant et le vendeur également. Alors fiabilité parce qu’il faut être irréprochable, savoir tout sur tout et plus encore, comme nous l’avons mentionné plus haut, quitte à se faire des fiches. Et transparence parce que les clients en ont besoin et ce, dans tous les compartiments de la transaction. Débriefez-les quand vous venez de faire une visite, rassurez-les. Un e-mail de point par semaine, avec une trame toute prête vous permet de leur montrer à quel point leur projet compte pour vous.

A ce prix là vous verrez comme il est bon d’avoir une oreille attentive à vos bons conseils.

EMPATHIE, il faut maitriser ce terme et le mettre en pratique. Si vous vendiez un bien et que vous aviez à passer par un professionnel qu’attendriez-vous? Alors soignez les photos comme si c’étaient vos photos de votre maison que vous aimez. Rédigez vos textes, mais relisez les et peaufinez les. Prenez conscience de la valeur du bien que l’on vous confie. Tant que possible arrivez en avance au rendez-vous, rangez, et mettez en valeur. L’immobilier c’est un métier de service, soyez pro-actif, n’attendez pas que l’on vous demande.

Enfin, il faudra également prendre soin de vous. Un bon vendeur est quelqu’un d’épanoui, qui sait éteindre son téléphone, sortir s’amuser, et profiter. Quelqu’un qui partage et qui donne envie de partager. Et puis qui sait, sans doute qu’en allant dehors pour faire ce diner entre amis, vous tomberez sur un futur client ou quelqu’un qui peut vous donner une information précieuses, sait-on jamais?

Amusez-vous, agent immobilier ce n’est pas le travail à l’usine, c’est un métier vivant avec plein de nouvelles problématiques régulièrement. Voyez le côté positif de la chose, vous avez sans doute beaucoup de personnes autour de vous qui aimeraient faire votre travail!

On a jusqu’au 31 janvier, donc on en profite, Bonne année 2016 à tous et bon business !

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Etes vous un bon agent immobilier?

Tout le monde aspire à être bon dans son travail… C’est normal. Mais alors qu’est ce qui caractérise un bon agent immobilier? Comment être sur que vous faites bien votre travail?
Nous avons demandé leur avis à quelques personnes lors d’un salon de l’immobilier. Et voici pour vous, amis lecteurs du blog apropodimmo.com, une sorte de résumé des réponses les plus fréquentes.

 

Un agent immobilier est avant tout un professionnel qui vous informe en priorité des « bonnes affaires ». Aussi il est important de faire sentir à vos clients qu’ils sont privilégiés. Inutile d’avoir une tonne de clients. Bien qualifier les clients susceptibles de passer à l’acte d’achat vous permet de ne pas perdre votre temps à tenter de satisfaire des clients emplis de doutes. Vous ne lutterez pas contre les aléas de la vie conjugale ou les problématiques personnelles de vos clients…
En procédant de la sorte vous aurez certes moins de clients, mais  ils auront l’impression d’avoir un interlocuteur attentif et dévoué. Tout le monde apprécie un vrai service personnalisé.

 

Pour vos clients vendeurs, il est très important que votre stratégie soit convaincante…Sur le long terme. Beaucoup, énormément de vendeurs reprochent aux agents immobiliers de signer un mandat et de disparaître. Pas de visites, pas d’informations pour découvrir finalement que l’agent à changé d’agence ou de réseau sans prévenir. Combien de mandats sont signés à des agents commerciaux chaque jour? Combien sont réellement travaillés par des professionnels? Allez on dit 60%, à peine??
En tenant informés vos clients vous leur donnerez l’impression d’une implication sans faille et d’un vrai engagement de votre part dans leur projet.

Un bon agent immobilier doit toujours être au courant en premier des futurs projets de vente ! La prospection est la clef, on sera bien d’accord, le relationnel avec les commerçants également, mais finalement tout cela est la partie cachée de l’iceberg. Ce que les gens retiendront, c’est que vous proposez des biens uniques, qui ne sont pas dans toutes les agences de vos confrères… (Notez bien que l’on ne dit pas concurrent, c’est aussi ce qui qualifie un bon professionnel)

En effet, certains de nos interlocuteurs remontent le fait qu’un professionnel qui au premier rendez-vous dézingue la concurrence ne rend pas service à sa profession. Curieusement, c’est un point qui touche réellement une grande partie des clients. L’impression d’avoir un défilé de « coqs arrogants » (désolé pour les négociatrices) selon l’expression d’une vieille femme avec qui nous avons longuement discuté, qui n’a pas su à qui se confier tellement les professionnels présents dans son salon étaient occupés à se cracher dessus. Pensez à ne pas rentrer dans un débat stérile, la mauvaise concurrence n’en est pas une si vous travaillez bien, et la bonne concurrence doit vous stimuler. Après tout Nadal ne dit jamais de mal de Federer non? Et Ribéry n’a jamais… Non, oubliez Ribéry

Si vous vous placez dans la situation de vos clients que valoriseriez vous?

Votre réactivité? Votre empathie? Votre connaissance du marché et des cadres juridiques de la profession? Vos qualités d’écoute et de conseil? En fait un peu tout ça en même temps non?

Etre à l’heure à vos rendez-vous, mais aussi répondre à une demande rapidement, traiter vos mails et vos appels dans un délai d’une demie journée maximum… C’est ainsi que vous transmettrez une image positive et que vous mettrez en confiance vos interlocuteurs. Soyez carré, un horaire c’est un horaire, une parole c’est une parole. Plus que toute autre profession sans doute, l’immobilier a besoin de restaurer la confiance de ses clients.

Un bon agent immobilier proposera des biens correspondants aux critères énoncés lors de la découverte client. A vrai dire, si je vous ai dit « pas de rez de chaussée » et que vous m’emmenez en visite sur un rez de chaussée, je vais penser que vous tentez de me forcer la main… Mauvaise stratégie.

ENFIN, un bon agent immobilier sera au courant:

– De la législation, pour bien conseiller ses clients, par exemple sur les principes de SCI ou sur la rentabilité d’un bien. Il saura répondre aux questions sur l’aspect fiscal et les implications légales. Il maitrisera le vocabulaire de son univers, car le jargon immobilier est primordial et riche et surtout il sera passionné.

– Des récents mouvements dans le voisinage, pour ne pas se faire expliquer le marché par son interlocuteur. Qu’est ce qui s’est vendu et à quel prix? Aucun bon agent immobilier avouera ne pas le savoir quitte à feindre légèrement d’avoir eu vent de l’opération.

– De la grammaire et de l’orthographe quand il s’exprime par écrit que ce soit pour la rédaction d’une annonce ou d’un e-mail. Et des façons décentes de s’exprimer ( évitez le « wesh ton appart il est frais maman! » par exemple.)

Aimez votre métier, dévorez des articles et des textes de loi, c’est finalement une bonne façon de progresser et de devenir un professionnel apprécié et donc… Recommandé.

Améliorer votre productivité avec ces quelques gestes

Ok, ça y est on est en 2016. Quelles sont vos bonnes résolutions? Manger plus sainement? C’est bien. Etre plus gentil avec vos proches et votre famille? Bien. Vous remettre au sport? Bien aussi! Si ces résolutions dépassent sans entorse le 15 janvier vous êtes sur la bonne voie. Celle d’une meilleure qualité de vie et d’un accomplissement personnel étendu. L’amélioration de soi passe par de petites choses, rarement par de grandes révolutions.

C’est dans cette optique que nous vous proposons ces quelques conseils pour mieux gérer votre temps, être plus efficace et ainsi ne plus vous laisser déborder par votre vie professionnelle. C’est bien connu, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est primordial, crucial, vital même! Alors essayons de voir si l’une ou l’autre de ces petites astuces prise individuellement ne peut pas vous aider à faire de 2016 une année meilleure encore que 2015 et moins bonne que 2017. Destiné initialement aux indépendants, il y a fort à parier que cette liste d’astuce pourra aider tout un chacun dans sa façon d’appréhender son quotidien professionnel.

Capture d’écran 2015-12-26 à 15.16.12Illustration trouvée ici

Pour définir la productivité avant tout, demandons à Wikipédia: On y apprend qu’ « En économie, la productivité entend mesurer le degré de contribution d’un ou de plusieurs facteurs de production (facteurs matériels consommés ou facteurs immatériels mis en œuvre) à la variation du résultat final dégagé par un processus de transformation. La productivité est en lien avec les notions de rendement, d’efficacité, et d’efficience. »

1/ Trier ses e-mails : Vous recevez des dizaines ou des centaines d’e-mails par jour. Certains sont indésirables et se glissent dans votre boite de réception, certains sont importants et pourtant arrivent dans vos spams. Que ce soit par dossier, par interlocuteur, ou par période, il est super important d’organiser sa boite e-mail pour ne pas passer à côté d’une info. Dans cette vidéo, on vous explique comment devenir « un pro de l’email ». A regarder par simple curiosité. Pour ceux qui utilisent Gmail, quelques infos sont disponibles ici.

2/ Sortir prendre l’air: Quand on bloque sur un sujet, sortir prendre l’air peut-être salutaire. Faire un jogging, un tour de pâté de maison en marchant, une course au magasin de proximité que l’on souhaite… L’idée n’est pas de fuir le problème, mais de mettre de la distance entre lui et nous pour revenir avec un autre éclairage. Souvent, c’est en plein milieu du jogging ou en faisant la queue pour payer au supermarché que la solution nous apparaît. Prendre de la hauteur est le meilleur moyen de voir ce que les américains appellent la « Big Picture ». Là encore je vous renvoie à une vidéo, pour anglophone cette fois-ci, (mais vous pouvez activer les sous-titre.)

3/ Espace bureau Vs Salle à manger: Beaucoup d’indépendants vantent le fait de travailler de chez eux, sans avoir à aller au bureau. Certains y arrivent, d’autres moins. Travailler en caleçon, ou en jogging devant son ordinateur positionné devant la télé, à côté du chat, et non loin de la cuisine c’est se compliquer la tâche. Beaucoup de gens travaillant à domicile vous le diront : il faut créer un espace distinct, même si il est tout petit, où vos documents nécessaires ne côtoient pas une bouteille de ketchup laissée là par inadvertance ou un DVD d' »Arthur et les Minimoys ».

4/ Créer des routines : Créer des routines c’est aussi s’assurer qu’on gagne du temps à la mise en oeuvre des plus petites tâches à réaliser. Poster une actualité sur Facebook, Viadéo ou Linkedn, relancer ses fournisseurs, démarcher ses clients, faire sa comptabilité, toutes ces tâches gagnent à être routinières. Attention, on ne démarche pas des clients de façon routinière, non… On crée la routine suivante: le mardi matin 08H30-10H30 est dédié à la recherche de nouveaux clients. Ca peut paraître scolaire, mais c’est efficace. A partir du moment où il n’y a pas à discuter, le cerveau ne cherchera pas mille et une excuses pour éviter de faire cette tâche, elle sera accomplie et vous laissera le champs libre pour passer à la suite.

5/ Faire des sauvegardes: Pas besoin de développer je crois? Quand on travaille et qu’on oublie de sauvegarder, il y a toujours ce moment où l’ordinateur ralentit, la connexion merde, les plombs sautent, la batterie lâche, et devinez quoi? Ce n’est jamais quand vous venez de commencer, non, en général c’est après 3H de travail acharné. Alors ce seraient 3H de perdues. Sauf si vous sauvegardez. De la même façon, archiver vos contenus par année permet à long terme de ne pas chercher pendant des heures (perdues aussi du coup) les informations dont vous avez besoin deux ans plus tard.

6/ Discuter avec des personnes qui sont dans la même situation: Même si ce n’est jamais agréable de l’admettre, on a tous quelque chose à améliorer, à corriger, à optimiser dans notre méthodologie de travail. En discutant avec des gens qui partagent vos problématiques, vous pourrez voir avec eux comment ils répondent à ces problématiques par des solutions. Avec un peu de chances leurs réponses seront adaptées à votre cas. Elles seront applicables ou non, peut-être adaptables. En tous les cas cela vous permettra de prendre un peu de recul et de nouveau d’envisager la situation sous un autre angle, d’un autre point de vue.

7/ Faire un bon usage des réseaux sociaux: On a tous quelqu’un dans notre entourage qui est tombé dans Facebook. Ses diners, ses sorties, pire ses pensées sont publiées sans pudeur sur le Web. Des photos de lui, des photos de son chien de ses enfants… Combien de temps passe-t-on sur Facebook? questionne cet article de 2014. Il faut savoir ce que sont ces formidables outils de communication et les utiliser avec parcimonie, pourquoi pas dans le cadre d’une routine… Mais avant de vous lancer corps et biens dans la grande communication sur les réseaux sociaux, prenez le temps de vous renseigner sur les usages de ces nouveaux médias. Une modeste contribution est accessible sur aproposdimmo.

8/ Organiser sa « to do list » : Aucun pilote de ligne (ou pas de ligne) ne décollera sans avoir descendu la check-list. C’est basique et scolaire encore une fois, mais c’est une sécurité et puis c’est une façon de ne pas perdre du temps. Perdre du temps à chercher ce que l’on doit faire ensuite. En créant chaque semaine une liste des tâches vous allez pouvoir définir comment progresse votre semaine, voire votre journée. Pouvoir barrer l’ensemble des tâches en cours est une réelle satisfaction. C’est pourquoi je vous recommande de tout noter, même les petites tâches faciles à réaliser. Cette impression d’avancer avec efficacité galvanise et vous aide à y voir plus clair. Pourquoi s’en priver?

9/ Ecrire proprement : Aujourd’hui tout pourrait être sur ordinateur ou via les applications sur le téléphone et les tablettes. Mais l’ancienne école continue à noter des informations sur des cahiers, des post-it, ou pire: des feuilles volantes… L’ennemi c’est la feuille volante, le nom sans numéro ou le numéro sans nom. « Il faut que je rappelle Jean-Michel, mais je n’ai pas son numéro, je l’ai noté pourtant! » Que ce soit ça ou vos mots de passe et codes d’accès, prenez le temps de les noter proprement, lentement, distinctement. Rien ne ressemble plus à un 5 qu’un S mal écrit, à un 1 qu’un I sans son point, Z-2, m-n, etc…Encore une fois, temps précieux à glaner ici.

10/ « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs », restez indépendants : Il faut écouter les autres on l’a déjà dit, mais il faut se méfier de ceux qui savent mieux que vous. Quand on choisi d’être indépendant, ce n’est pas pour que d’autres décident pour nous. Assumer ses erreurs est déjà difficile, mais assumer celle des autres ce n’est pas indispensable. Le mieux restant de ne pas faire d’erreurs, il faut garder en tête qu’un indépendant décide seul et avance seul, si il ne doit pas se fermer aux opinions et aux conseils, les décisions lui reviennent en plein, et c’est à ce prix qu’en bon capitaine de navire, il ralliera sain et sauf le port de ses ambitions.

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On en avait déjà parlé il y a quelques temps, comment gagner en productivité reste un sujet clef dans la réussite professionnelle. Et vous vous en avez d’autres des astuces pour travailler mieux et plus vite?