Archives mensuelles : novembre 2016

A propos de la procédure de vente

Finaliser une vente c’est passer par plusieurs étapes qui nécessitent de la patience. Tout bon négociateur le sait, ces étapes sont incontournables pour s’assurer que la vente aille à son terme dans de bonnes conditions. Être serein et calme permet d’arriver à la signature de l’acte authentique qui va clôturer un processus entamé avec la prise de mandat plusieurs mois avant. On notera ici les étapes suivantes:

Tout d’abord le compromis de vente

Pour mener à bien un acte de vente il faut réaliser un compromis de vente c’est un contrat en quelques sorte. Il va engager les deux parties à aller au bout de la transaction. Au cours de cette signature, le vendeur et l’acheteur concrétisent ensemble sur papier le projet de transmission du bien en questions. Ce cadre juridique réalisé de façon formelle prévoit des conditions suspensives qui permettent aux deux partie d’avancer dans le projet en toute sérénité. Seuls les acquéreurs mal intentionnés peuvent voir une objection au fait de provisionner une somme qui leur évitera de faire faux bond au dernier instant. De l’autre côté, cela permet à un acquéreur de ne pas voir le bien de son choix lui passer sous le nez parce que le vendeur l’a cédé à un autre acheteur.

L’intérêt d’un vendeur et finalement de tout le monde pour gagner dans ce procédé un peu long est de gagner du temps. Un agent immobilier se fera un devoir de valider le financement de ses acquéreurs. En effet la plupart des causes de rupture d’un compromis sont des prêts refusés par les banques. Il est important pour un acquéreur d’être solvable, mais tout autant pour un vendeur, de ne pas perdre de temps dans son projet de vente, en attendant pour rien, que les clauses suspensives soient levées.

NOTE : L’acheteur a la possibilité sans pénalité de se rétracter dans les 7 jours qui suivent la signature d’un compromis de vente.

Ensuite la promesse de vente

Chronologiquement, la promesse de vente suit donc le compromis de vente et engage encore plus les deux parties dans la finalisation de la vente. Lorsque la promesse de vente est signée, le vendeur comme l’acquéreur ne peuvent plus changer d’avis, même si l’acquéreur, lui, dispose de l’option discrétionnaire de rétractation à l’achat . Il devra informer le vendeur dans un délai de 7 jours ouvrés après la promesse de vente. Il aura versé une somme variant entre 5 et 10 % du prix total de la transaction. On parle d’une indemnité d’immobilisation. Elle sera ensuite défalquée du montant restant du à la conclusion de la transaction. Si toutefois la vente ne se concrétisait pas, la somme servira d’indemnisation pour le vendeur qui devra remettre son bien à la vente. On peut dire également que le versement de cette somme est une solution dissuasive pour éviter que des « promeneurs » ne fassent des offres sur des biens sans avoir à en supporter les conséquences.

Enfin on y arrive: le rendez-vous de signature de l’acte authentique de vente

Quand l’avant-contrat est signé par les deux parties, on prépare l’acte authentique. C’est l’épreuve finale qui concrétise la vente d’un bien. Cet acte est toujours réalisé devant le notaire, et même parfois devant Notaires, si chaque partie choisi de faire appel à son officier public. Le recours à deux notaires ne coûte pas plus cher, puisque les frais de notaire sont partagés entre les deux études.

En suivant ce lien, vous pourrez retrouver des informations sur les frais de Notaire, pour mieux comprendre à quoi ils correspondent

L’exercice impose que le Notaire lise l’intégralité de l’acte authentique lors du rendez-vous. Les deux parties peuvent faire leurs remarques et le Notaire juge si elles nécessitent un amendement du document. Si tout se déroule comme prévu, alors les sommes restant dues sont versées au Notaire qui s’occupe de les reverser à son tour aux vendeurs et, le cas échéant, à l’agent immobilier en charge de la transaction. Le nouveau propriétaire récupère les clefs du logement et s’engage à mettre à son nom les contrats de fourniture gaz et électricité. Il doit également procéder à un paiement au prorata des charges de la copropriété en cas d’achat d’un bien dans ce cadre précis. Le titre de propriété pour sa part mettra entre 6 mois et un an à être mis à jour. Le bien immobilier a désormais un nouveau propriétaire enregistré dans son historique, jusqu’à la prochaine vente.

A propos de la négociation de prix

C’est bien connu:  en France, l’argent c’est tabou. Alors quand au coeur d’un métier se glisse la négociation du prix de vente, il est parfois délicat de trouver un point d’entrée au discours. Et puis, bien évidemment, entre le vendeur qui surestime et le potentiel acquéreur qui cherche à faire une bonne affaire, c’est souvent à l’agent immobilier de faire le grand écart. Petit tour d’horizon des indices permettant de penser qu’un prix est négociable.

Si le prix vous paraît élevé vous pourrez surement négocier une baisse sinon tout de suite, au moins dans un second temps. Anticipez et soyez pro, après tout, un mandat à des kilomètres du prix du marché ne vous servira à rien.

1 – LA PROXIMITE DES TRANSPORTS

Un bien qui est proche d’un accès métro, d’une ligne de tramway ou de bus sera plus prisé qu’un bien au milieu de la campagne. Sauf si vos clients sont des moines tibétains, en quête de calme absolu, les secteurs ruraux isolés n’ont pas la côte, leur prix a sévèrement chuté depuis quelques années. Etudiez le plan de la ville et l’urbanisme environnant : les commerces, les écoles et tout ce qui concerne les services de proximité.

2 – LE BIEN EST MIS EN VENTE DEPUIS… TOUJOURS

Un classique de la négociation. Le temps qui file et qui inspire les poètes est l’ennemi juré des vendeurs. Une annonce en ligne depuis plusieurs mois cela signifie dans la plupart des cas que le prix peut être revu de 10 à 15% par rapport à celui annoncé. Torts partagés entre le propriétaire et l’agent qui a fait une « estimation loisir », la surévaluation du prix est Le mal de la profession. Honte à ces agents qui testent le prix demandé par le vendeur, juste dans le but de lui prouver qu’il est trop cher ou pire, juste pour ramener un mandat signé. (« booooooooouuuu »)

3 – LES DÉFAUTS STRUCTURELS DU BIEN

Quand une annonce donne des informations sur les défauts du bien, c’est un signe à saisir. Rez-de-chaussée ou étage élevé sans ascenseur par exemple sont le signe d’une négociation à venir, trop sombres ou difficiles d’accès avec une poussette ou des packs de bouteilles d’eau… Si il n’est pas ou peu lumineux, un bien pourra subir une décôte de 5 à 10%. Et bien évidemment, en cas de « travaux à prévoir », la porte est grande ouverte.

4 – LE PLAN DE L’APPARTEMENT EST « ATYPIQUE »

Comment dire poliment qu’un appartement est mal foutu? Il suffit de périphraser. Atypique ça veut tout dire, ça permet de ne pas trop le dévaluer. Mais il est sur qu’un bien dit atypique aura plus de mal à trouver preneur. Il peut donc prétendre à un prix plus bas que celui dit du marché et que les algoritmes vous proposeront.

5 – LE BIEN EST BRUYANT

Encore un sujet complexe. Voisins bruyants, école à proximité, bar… Il y a dans la ville mille et une causes de nuisances sonores. Sur un boulevard fréquemment embouteillé ou près d’un terrain de sport, il y a du bruit c’est normal, mais cela jour sur la qualité de vie et donc sur le prix.

6 – LE BIEN A UN GROS VIS-À-VIS 

Sans vue dégagée et avec une vue plongeante sur la cuisine du voisin ou sa salle de bains, un bien ne séduira pas autant qu’un autre qui bénéficie de plus d’intimité. Dans certains quartiers, notamment dans les vieilles villes et les quartiers historiques, cela fait partie du charme de l’architecture, mais bien évidemment à vivre, c’est une autre histoire… Il y aura alors un arbitrage à faire, un rapport qualité/prix en quelque sorte.

7 – UNE MAUVAISE EXPOSITION 

Un appartement côté rue, côté cour ou côté jardin n’a pas le même attrait. Il faut toujours prendre en compte l’orientation des pièces à vivre du logement et sa propension à bénéficier du soleil. Un gros arbre devant la fenêtre peut justifier une baisse de prix.

8 – TRAVAUX A PREVOIR

Autre formule toute faite de l’immobilier, « travaux à prévoir » est devenu une expression idiomatique, au point que les clients cherchent désormais « un appartement, et si il y a des travaux à prévoir c’est encore mieux »… Sous entendu, si le prix est bas, on est là, pensez à nous. Attention toutefois à ne pas surévaluer les travaux, parfois la nécessité de travaux amène un vendeur à se positionner bas, et l’argument « il y a des travaux » ne sera pas entendu… Et puis il y a travaux et travaux, le vendeur ne peut pas payer une salle de bains en marbre.

09 – LES DIAGS SONT MAUVAIS

Avec des mentions F ou G sur le DPE le prix du bien devra supporter les frais de remise aux normes ou à minima d’amélioration sur les parties chauffage, isolation, consommation électrique, etc… C’est un coût important notamment lors de l’achat de logements particulièrement anciens.

Bien communiquer lors de la commercialisation d’un terrain à bâtir

C’est un domaine à part dans le cadre de l’exercice de professions immobilières. Comme le neuf, comme le viager, comme les commerces, la vente de terrain exige que l’on connaisse certaines spécificités. Petit rappel:

Les articles L-442-5 et L-442-6 du Code de l’Urbanisme, précisent les mentions devant figurer dans une annonce, notamment si on à affaire à des terrains qui proviennent d’une division de parcelles. Ces mentions ne seront pas utiles pour un terrain qui n’a pas fait l’objet d’un découpage.

Il faudra, les cas échéant, indiquer dans vos annonces si le permis d’aménager n’a pas été validé. On indiquera alors: « La déclaration préalable n’a pas pour l’instant fait l’objet d’une non-opposition ».

Lorsque le service d’urbanisme a délivré son autorisation pour diviser, Il faut le stipuler dans vos annonces et indiquer également la date d’obtention et le fait que le dossier complet est disponible pour consultation auprès des services de la Mairie.

Les textes de Loi nous indiquent que « … toute publicité, relative à la vente (…) de terrains situés dans un lotissement doit mentionner de manière explicite si le permis a été ou non délivré ou si la déclaration préalable a ou non fait l’objet d’une opposition. »

(…)

« doit faire connaître la date de la décision et mentionner que le dossier peut être consulté à la mairie. »

Le fait de ne pas mentionner ces informations peut être qualifié de publicité mensongère et peut être sanctionné pénalement .

Le site declaration préalable vous en apprend plus

Pourquoi est il important d’être sur Instagram

 

 

Instagram, c’est une application de photos qui existe depuis pas mal de temps maintenant. Wikipédia nous dit: « Instagram revendique 550 millions d’utilisateurs à travers le monde, dont 75 % d’utilisateurs en dehors des États-Unis, selon les chiffres officiels fournis en juillet 2016. » Acheté un milliard de dollars par Facebook, elle part d’une idée simple: tout le monde à un smartphone dans la poche, pourquoi ne pas créer un réseau social basé uniquement sur la photo. Et cette idée a fait son chemin!

L’image au cœur de la stratégie de contenus

instagram

(Cliquez pour agrandir)

La photo ci-dessus illustre une façade déjà bien jolie. Avec Instagram, il suffit de quelques touchers de doigts, puisqu’on ne clique pas sur son smartphone pour en faire un image sublimée. En jouant sur la chromie, sur les teintes, la saturation et un ensemble d’options disponibles, on peut rendre la photo encore plus unique. Des filtres pré-enregistrés sont disponibles, mais on peut également réaliser tout un tas de modifications en direct, via des menus dédiés.

Un photoshop light, dans votre poche.

Indispensable pour un agent immobilier? Non. Rien n’est indispensable, on peut travailler sans panneaux, sans facebook, sans crayon, sans appareil photo…

Mais le compte Instagram fonctionne notamment grâce aux hashtags et à la logique de communauté qui règne sur chaque réseau social. Les hashtags ce sont ces # suivis d’un mot-clef. Cela permet de regrouper des contenus comme dans un rayon de supermarché ou de bibliothèque. #Roman, #fruitsetlégumes, etc… Ca ne supporte pas les espaces, mais cela permet aux fans de #voiture, #nature, #confiture, #immobilier du monde entier de se retrouver par affinité.

Il y a aujourd’hui une quantité infinie de réseaux sociaux. Google+, Facebook, Linkedin, Toutou, le réseau social pour les chiens errants (celui là je l’ai inventé), ou encore tout un tas de choses incongrues. Vous avez du mal à dormir ? Tenez de quoi vous assommer: Les réseaux sociaux, un regard critique (cliquer sur le lien) http://barthes.enssib.fr/articles/Guichard-Reseaux-sociaux.html 

Tous méritent qu’on s’y attarde au moins un peu. Mais une chose est sure, on ne peut pas décemment être sur Pinterest, Viadeo, Twitter, Youtube (c’est aussi un réseau social), et être efficace. Il faut bien choisir son réseau, un peu comme dans notre métier: encore un lien…

http://www.aproposdimmo.com/bien-choisir-son-reseau-immobilier/

A vouloir faire trop de réseau, on devient esclave de la production de contenus de qualité, ou bien on délaisse la qualité et les résultats en pâtissent. Un réseau social c’est cruel, il faut être toujours bon, et toujours actif pour entretenir son audience. Si vous republiez le même article, on le verra, et si vous publiez de façon trop irrégulière, votre audience va vous lâcher. C’est ce que vous ne souhaitez pas qui arrivera alors, vous publierez dans le vide.

Instagram possède cet avantage d’être facile de prise en main. Grâce à la fonction Facebook connect, on peut récupérer le compte Facebook – et on a vu combien il était important d’être sur Facebook – et ne pas récréer un compte. On pourra ensuite lier le contenu avec les comptes Twitter et Facebook, et ainsi publier une photo en simultané sur tous ses réseaux.

Et la photo est clé dans notre métier. Comment intriguer un client? Comment lui donner envie de nous contacter? Via le texte ET les photos. C’est un sujet d’une profondeur inouïe. Comment prendre de bonnes photos, comment les faire vivre pour accompagner l’annonce afin de prolonger sa durée de vie? Le sujet a déjà été abordé en long, en large et en travers.

La photo retravaillée sur Instagram, même pour ceux, et ils sont rares quand on scrute les pages de SeLoger, qui utilisent un logiciel de retouche d’images, possède le double avantage d’être instantanée et d’être ludique. Rapide de prise en main, l’application vous permettra de proposer un autre support à vos clients. Non pas que ce soit un support décisif qui vous apportera 100 ventes dans l’année, mais c’est un support moderne et en plein développement qui mérite que l’on s’y attarde. Hashtags et filtres auront, c’est certain, un rôle à jouer dans l’immobilier du futur.

 

C’était le RENT 2016

Avec une grande gentillesse, Hervé Parent nous a fait parvenir une invitation pour assister au salon RENT à Paris. Il faisait froid et il aura fallu traverser tout Paris depuis Boulogne, mais ça valait le coup. Si cette année encore rien de magique n’émerge, on sent un véritable bouillonnement, on sent qu’il va se passer des choses, bientôt… Il suffira d’une étincelle comme dirait l’autre.

Le RENT 2016 de l’extérieur ça se présentait comme ça:

img_7379Si il faut expliquer en deux mots ce qu’est le RENT, il s’agit du Real Estate New Technologie, soit du salon de l’innovation technologique en matière d’immobilier. Rien à voir donc avec un traditionnel salon de l’immobilier. C’est un peu une sorte de grande cour de récréation organisée où l’on peut voir toute sorte de projets. En en parlant avec un spécialiste, j’ai compris que la plupart des start-up représentées, ou des sociétés ayant investit les lieux, ne sont pas dans le présent, mais bien dans le futur. Comment sera l’immobilier en 2020 les intéresse plus que le marché actuel ou les répercussions de l’élection à venir sur les tendances acquéreurs.

Il faut donc venir au RENT sans préjugé, et avec un esprit suffisamment ouvert pour que ces gens du futur puissent vous communiquer leur vision et leur énergie.

Tout le monde se rappelle de la pub Renault, « Ca ne marchera jamais »… Non?

Alors la voici:

https://youtu.be/HtbziyfiQoA

Ce qui frappe quand on sort du futur et donc du RENT, c’est qu’on repart chargé de ce les gens de notre époque appellent… Du papier. On a bien laissé une ou deux adresses e-mails, mais, et cela fera plaisir aux négociateurs ancienne école, oui, on a bien des cartes de visites, des prospectus et des plaquettes, la preuve en image (une journée au Rent = 1 arbre):

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Et donc le salon alors??

Bah pas de grande révolution technologique avérée en fait. Quelques approches nichées, quelques logos assez jolis et emballants, mais derrière beaucoup de réalisme. On est quand même dans un domaine lourdement réglementé, et on ne peut pas non plus du jour au lendemain tout bousculer, n’en déplaise à ceux qui promettent à grand coup de baseline, qu’ils font la REVOLUTION de l’immobilier ou l’immobilier de demain.

On trouve dans un premier temps Marie de l’association I Loge You sur le RENT. Et si I Loge You c’est le futur, alors on signe tout de suite!  Et puis en avançant, après avoir vu les stands de Se Loger et du Bon Coin, (et le stand de ce site obscur là, comment il s’appelle? « Pas mal là je crois ») on arrive au stand de visite on line. Un essai sur l’écran, un essai avec un téléphone inséré dans des lunettes 3D et l’effort est séduisant. On imagine assez bien ce que cela peut donner comme effet bluff pour un client. Mais les lunettes font mal aux yeux et elle sont encore grosses et moches…

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Cette technologie de la visite virtuelle, cela fait bien 8 ou 10 ans qu’elle pointe son nez. Cela m’évoque deux choses: un grand respect pour la persévérance des gens qui investissent temps, argent et énergie dans ce domaine, et une certaine méfiance vis à vis de la pertinence du projet. C’est très high tech, et très parisien, mais comment imaginer à grande échelle une telle techno déployée sur des régions plus rurale. Je suis sceptique, mais je laisse quand même une carte dans l’urne pour tenter de gagner une caméra 360°. En tous les cas un grand bravo à l’équipe de visiteonline qui explicite clairement les choses et les rend simples ce qui n’est pas le cas de tous leurs concurrents.

A l’étage, sur la mezzanine,  il y a les starts-up, ces petites boites qui se développent autour d’une idée, d’un concept, et parfois c’est tellement concept, qu’on ne voit pas l’idée à vrai dire, mais on peut y voir le Drone de Parrot qui propose des plans de façade et des prestations commandées dans toute la France avec des pilotes certifiées. Gros arrêt sur la performance. En dix ans, les drônes ont émergé et démultiplié leurs apports et potentiels. Je suis sur que quelque chose sortira des drones pour l’immobilier, mais surement que cela ne concernera pour le coup que les professionnels de l’immobilier en zone rurale ou dans les secteurs de la construction.

La Boite Immo, occupe un stand central GIGANTESQUE. Les spéculations sur la formation vont bon train avec l’équipe d’ESSOR Conseil, qui apporte un regard intéressant sur le domaine de la formation en ligne. Les conférences, sur des sujets qui vont de « Google » à « Le logement Social » sont de bonne facture, même si on a un peu l’impression d’avoir un peu d’un côté la classe, et de l’autre côté la cour de récré qui nous appelle.

Il y a des vendeurs de plans en 3D, des réseaux de mandataires qui n’ont pas grand chose à proposer de neuf et qui ont du se tromper de salon, en tous les cas, leurs stands sont désertés. Il y a également des sites d’annonce, dont nos partenaires de superimmo.com. On croise par hasard dans les couloirs François de Yanport qui a retweeté un de nos articles sur Twitter, et donc on le remercie, parce que croiser quelqu’un rencontré via Tweeter dans un salon new tech c’est prouver que l’on est au coeur du sujet je trouve.

Le temps est donc passé vite sur le salon. C’est marrant d’entendre autant de fois dans une journée le mot révolution accolé au terme « immobilier ». C’est bien je trouve. Contrairement aux salons de l’immobilier, on voit de la vie et pas uniquement du commerce traditionnel, on voit des idées, on parle, on échange on débat. Certes les visites virtuelles, les plans 3D, les photos 360° n’ont pas encore dit leur dernier mot, mais on ne peut que constater année après année que les choses bougent et que les professionnels de l’immobilier doivent continuer de bouger avec leur métier. Sinon nous risquons de nous réveiller un beau matin pour nous rendre compte que nous sommes devenus obsolètes.

En tous les cas c’était frais et cool dans une année qui a déjà tenu toutes ces promesses. On a hâte de vivre la suite. A l’année prochaine RENT!

www.drhouse-immo.com

Pourquoi faut il adresser les originaux de mandat au siège?

D’après la loi Hoguet de 1972, un courrier n’a pas valeur de mandat. Idem pour un e-mail ou pour un scan qui ne sont que des outils de travail et des moyens de communication.

Le mail c’est la réactivité, depuis sont ordinateur ou son téléphone, on peut répondre de façon rapide à un interlocuteur. C’est un SMS plus développé en somme. Savez vous par ailleurs que les emails existent depuis presque 50 ans? Cultivez-vous pour pas un rond ici.

Idéal pour partager avec vos clients photos, fiche de bien ou diagnostics, l’e-mail n’est pas considéré comme suffisamment crédible pour valoir contrat. En effet, nous avons tous deux ou trois boîtes, pro, perso, depuis lesquelles nous envoyons des courriers de tout types. Chacun de nous a vu aujourd’hui le mail d’une connaissance lui parvenir uniquement parce que la boîte email de la connaissance en question avait été piratée… Merci Yahoo Mail!

Piratage massif chez Yahoo Mail! 

Pour toutes ces raisons le mail ne peut constituer un contrat. Le mail ne vaut pas mandat de vente. En Immobilier d’ailleurs comme dans tous les autres domaines de contractualisation.

Le mandat doit être un original

Sous peine de nullité, un mandat sera donc établi en autant d’originaux qu’il y a de signataires. Dans le cas d’une indivision par exemple, chacun aura un exemplaire du document portant sa signature. L’article 6 de la loi Hoguet (n° 70-09 du 2 janvier 1970) renvoie à l’art. 1325 du Code civil : « Les actes sous seing privé qui contiennent des conventions synallagmatiques ne sont valables qu’autant qu’ils ont été faits en autant d’originaux qu’il y a des parties ayant un intérêt distinct « . Limpide.

Ok pour le mandat, mais pour la baisse de prix?

La jurisprudence indique qu’un e-mail n’est pas un contrat (Cass. 1re civ., 8 avril 2010, n° 09-12007). Un vendeur avait, en ce cas précis, donné son accord  par courrier pour céder un immeuble à un certain prix. La commission était précisée dans ce même courrier. La Cour de cassation a cassé l’arrêt de l’appel qui avait validé le paiement des honoraires de l’agence, précisant que « le défaut de contrat écrit interdisait de retenir que l’agent immobilier avait reçu mandat de vendre ».

Il en ressort qu’un courrier original ne peut se substituer mandat au sens entendu par la loi Hoguet. Un e-mail ne peut pas non plus être revendiqué comme un avenant régulier. On retient en ce cas le fait que l’e-mail ne donne aucune garantie quant à l’identité réelle de son expéditeur. Tizouzou86@laposte.net a-t-il vraiment envoyé ce mail? L’enquête est ouverte!

Enfin, il est utile de rappeler que la sanction mise en place pour les contrevenants est spécialement sévère: En plus de la nullité absolue entraîne l’annulation de tous les engagements pris au titre de cet accord. Un agent immobilier ne pourra donc réclamer un du quelconque sur une vente sur laquelle il a pourtant travaillé.

OK mais quid du format PDF?

Comme c’est bientôt Noël, je vous donne une autre occasion de briller en société en expliquant à tata Françoise ce qu’est un pdf pendant que la dinde finit de cuire et que vous entamez la septième bouteille de villageoise. Mais que veut dire .pdf?

Vous avez sans doute comme tout bon agent immobilier un outil indispensable, je parle bien sur du scanner. Il arrive que votre client vous signe un document et vous l’envoie par scan?

(BRUIT DU BUZZER)

Attention à ne pas confondre signature électronique et signature numérisée.

Le procédé de signature électronique fait appel à une « clé informatique » sécurisée. Ce n’est pas une signature numérisée, mais plus un dispositif qui va permettre de garantir l’identité du signataire. Comme quand vous déclarez vos impôts en ligne.

Comme pour un e-mail, la Loi et les juges qui décident de ce que l’on peut faire ou non, partent du principe, justifié, qu’un document au format .pdf peut être retouché sans trop de difficultés, et donc ne garantit pas l‘identité de l’émetteur.

Ainsi la jurisprupru dit:  « La seule signature scannée (…) est insuffisante pour assurer l’authenticité de son engagement juridique comme ne permettant pas une parfaite identification du signataire » (si ça vous intéresse, demandez moi et je vous retrouve les articles concernés).

Voila pourquoi il est indispensable de produire un original de mandat à la tête de réseau et de s’assurer que le registre est bien tenu. Même en 2016, et espérons que cela ne durera pas, il faut envoyer par la Poste des éléments originaux, seuls garants de la validité de l’accord. Comme quoi l’immobilier a encore du temps avant que les apôtres de l' »uberisation », terme débile et fourre-tout, ne viennent à bout de ses traditions.