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Vidéo et immobilier

Vidéo et immobilier, comment communiquer

Vidéo et immobilier, le lien peut paraître logique ou étrange selon les points de vue. En effet, il s’agit pour un professionnel de communiquer sur un bien, sur son activité. En cela la vidéo est sans doute le média le plus efficace; A voir comment bien l’utiliser.

Vidéo et immobilier

Vidéo et immobilier font de plus en plus bon ménage. Parmi le panel d’outils disponibles dans le cartable d’un professionnel de l’immobilier, il faut prendre désormais en compte un smartphone. Si il y a quelques années encore certains faisaient de la résistance, que vous soyez Apple ou Android, c’est désormais obligatoire. Dans ce petit rectangle de technologie, vous trouverez un appareil photo et une caméra. Souvent de très bonne qualité ils permettent de réaliser des merveilles. Viennent s’additionner à cela les supports dédiés à la communication et notamment les réseaux sociaux. Depuis Youtube, nous avons appris à regarder des contenus, depuis un ordinateur ou un téléphone portable en cliquant sur un lien.

Les temps changent. Plus besoin d’une cassette, d’une caméra, d’un magnétoscope, d’une télé… La vidéo devient bien plus pratique et se met à la portée de tous. Certes la qualité du contenu en pâtit un peu, mais c’est dans la logique même de l’évolution technologique non?

Bien utiliser les outils

Un bon conseiller en immobilier doit être curieux. Cela fait partie de sa mission que d’apporter à ses clients le meilleur service possible. De fait, il lui faut se renseigner sur les façons de valoriser un bien à la vente par exemple. La vidéo avec un smartphone peut servir à présenter une visite, à la faire vivre en live à ses clients. La petite caméra que l’on utilise pour faire des appels vidéos servira alors à bien montrer les espaces et les recoins de l’appartement. Certains remplacent les portes ouvertes par des Live Facebook. Vous voulez visiter un appartement sans bouger de chez vous. C’est possible ! Ca donne un peu moins de rapport humain et cela soulève des questions, mais c’est faisable.

Oui, on peut se demander si un client qui ne veut pas se déplacer pour une visite est vraiment acquéreur. Mais dans certains cas, quand un client habite loi, ou ne peut finalement honorer un rendez-vous, c’est une alternative envisageable. Pour cela, il suffit de filmer proprement, d’éventuellement investir dans un stabilisateur et de laisser le téléphone faire le reste. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, un petit montage est facilement réalisable via des applications. C’est ludique et rapide et cela peut vous permettre de vous démarquer des actions de communication de vos confrères.

Une logique évolutive

Dans ce domaine, comme bien souvent, il faut éviter de se forger des convictions. Cela ne sert à rien. On ne peut pas se contenter de regarder passer le train. Il faut agir. Pour le référencement, pour vos clients également. Pour alimenter votre feed de réseaux sociaux… La vidéo est un allié précieux. Comme souvent cela demande une remise en question de vos habitudes. En êtes vous capable? La réponse est oui. En avez vous envie? La réponse est encore logiquement oui. Mais le ferez vous? Cela ne dépend que de vous. Alors laissez sortir le petit Quentin Tarantino qui sommeille en vous et soyez créatifs. Parce que si ce métier est si beau c’est aussi parce qu’il vous oblige à vous renouveler. Et cela va vous faire le plus grand bien !

Réseaux Sociaux et immobilier

Réseaux Sociaux et immobilier : comment se positionner

Réseaux Sociaux et Immobilier ne font pas toujours bon ménage. Pourtant c’est un sujet qu’il faut prendre au sérieux. Aujourd’hui si il est indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux, il faut parvenir à trouver le bon équilibre. Y passer trop de temps ne sera pas profitable et les négliger est carrément suicidaire. A chacun de trouver sa balance.

Réseaux Sociaux et immobilier

Un conseiller Immobilier est un professionnel qui offre un service. A ce titre il doit être en mesure de proposer son concours à un nombre de clients étendu. Il avait jusque récemment à son arc quelques cordes. Citons le bouche à oreille, les flyers, la prospection téléphonique ou terrain… Et quelques astuces qui demandaient un investissement de temps et d’argent plus ou moins important. Depuis l’émergence des réseaux sociaux, il y a une nouvelle façon de conquérir ses clients qui émerge. Facebook et les réseaux sociaux en général sont un nouveau terrain de jeu dont il faut comprendre et apprivoiser les enjeux.

Agir intelligemment

Il y a bien sur des formations pour utiliser les réseaux sociaux et je ne saurais que trop vous recommander d’en suivre une. La formation d’Immo Academy sur le sujet des réseaux sociaux est particulièrement pertinente. Quel que soit votre niveau il faut être capable d’avancer. Pour un débutant comprendre les rouages et les avantages. Pour un utilisateur confirmé, comprendre comment optimiser sa visibilité et élaborer une stratégie de contenus. En tous les cas il s’agit avant toute chose de comprendre le pourquoi de ses actions. Au final, avec plus d’un milliard d’utilisateurs, Facebook ne peut pas se permettre d’être compliqué à l’usage. Alors prenez le temps de vous intéresser, c’est un investissement. Et soyez curieux !

Choisir ses réseaux

Il y a bien sur d’autres supports que Facebook. Instagram, Twitter, ou Linkedin pour ne citer qu’eux. C’est à vous de faire le choix des réseaux qui vous semblent les plus pertinents. Si Facebook est sans conteste le plus populaire, il semble cependant rencontrer une désaffection de la part des plus jeunes. Si ils ne sont pas encore concernés par les problématiques immobilières, cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas participer au projet familial de recherche ou de vente d’un bien. Attention à bien prendre vos décisions en fonction non pas de vos convictions, mais bien de celles de votre cible. Vous comprendrez rapidement les avantages que vous pouvez tirer de votre travail sur votre marque. Car c’est de cela qu’il s’agit !

En postant vos meilleures photos, que vous le vouliez ou non vous prenez une posture de marque, une posture de séduction; C’est ce qu’encouragent les réseaux. Les photos de plages, de vacances de bons moments sont plébiscités. Et c’est normal car on souhaite tous obtenir l’attention des uns et des autres. En réfléchissant à ce que cela peut vous apporter dans votre quotidien vous ferez un grand pas vers une pratique moderne des réseaux sur le plan professionnel. N’oubliez pas que vous touchez vos amis et les amis de vos amis. Pour ceux qui sont encore dubitatifs, vous pouvez vous renseigner ici sur la théorie des 6 degrés de séparation.

La déontologie

La déontologie, une obligation naturelle

La déontologie dans les professions immobilières fait l’objet d’une charte. Il y a des professions où la déontologie est implicite. Cependant, les professionnels de l’immobilier ont tellement été décriés qu’il s’agit pour eux, sans doute plus que pour les autres de montrer patte blanche. Les grands gagnants seront à terme les clients, et c’est une excellente chose.

La déontologie une nouveauté qui n’en est pas une

On a beau parler de la loi ALUR qui est sensée bouleverser l’immobilier et optimiser la transparence, la déontologie a toujours existé. En effet, le métier d’agent immobilier souffre d’un déficit d’image du fait de certains professionnels peu regardants. C’est également un métier qui souffre du rapport délicat qu’ont les français avec l’Argent.

On ne regarde que le montant de la commission, sans se préoccuper du travail réalisé en amont. La Déontologie à l’échelle de chacun ce sont les valeurs que l’on défend. Imaginer une déontologie partagée entre tous les professionnels de l’immobilier est une utopie. Une belle utopie néanmoins, qui fixe à minima le cadre d’une profession assainie et plus apaisée.

L’ère de l’intercabinet

Car dans cette époque où il faut respecter son confrère et ne pas le dénigrer il y a une évidence. Si l’immobilier existe et survit en période de crises c’est que les professionnels doivent faire front ensemble. Il n’y a jamais de manifestation de agents immobiliers qui bloquent les rues et brandissent des pancartes. Et pour cause, le métier est un peu à la marge. Ce sont des indépendants qui offrent un service, mais dans une logique assez unique dans le panorama des métiers. Le Professionnel de l’immobilier est un des seuls à n’être payé qu’en cas de réalisation de la mission qui lui est confiée.

Le réseau Dr House Immo lance dans ce contexte la charte de l’interagence. Ce n’est pas anodin. En effet, les professionnels de l’immobilier doivent apprendre à s’unir en faisant fi de leur étendard. Quelque soit l’enseigne avec laquelle ils pratiquent il leur faut s’allier pour que la profession, attaquée de toute part, survive.

Serge Dmitrievsky, conseiller et coach au sein du réseau Dr House Immo est à l’origine de cette charte. Il explique:  » En choisissant de devenir un réseau qui favorise l’interagence, nous allons dans le sens de l’évolution inévitable de notre métier. Nous devons nous unir pour être plus fort et conserver une vraie valeur ajoutée pour nos clients. La confiance et les attentes qu’ils placent en nous méritent bien cela. »

Et le client dans tout ça?

Le client doit, on le sait, être au coeur de toute problématique. Si il est souvent tenté par la vente entre particuliers, il sait également qu’il s’expose à de vrais risques en se passant d’un professionnel. Pour un client vendeur ou acquéreur, le professionnel est un repère. Il est spécialiste de son secteur et doit répondre à son devoir de conseil. Si il n’a pas l’obligation d’être un professionnel du bâtiment, un professionnel de la fiscalité, il lui faut toujours se former.

C’est un des pans de la loi ALUR. Mais il lui faut également au même titre proposer une transparence maximale. En travaillant de concert en bonne intelligence avec ses confrères, le professionnel de l’immobilier valorise l’image de la profession. Il assure au client final le meilleur service possible avec une convergence des compétences et des portefeuilles de biens.

Le futur de la profession et le rapport de confiance entre les gens et les professionnels de l’immobilier ne pourra en ressortir que renforcé.

La vente entre particuliers

La vente entre particuliers un pari risqué

La vente entre particuliers d’un bien immobilier peut s’avérer tentante. En effet, c’est l’occasion pensent certains « d’économiser » des frais d’agence. Cette erreur peut être critique et engendrer des situations plus qu’inconfortables. A commencer par une perte de temps et d’argent… Dans le meilleur des cas !

La vente entre particuliers basée sur un mauvais calcul

Le particulier qui vend sa maison l’estime à un prix élevé. Il va chercher à en tirer le meilleur prix. L’acquéreur en cours de projet pour sa part, cherche plutôt la bonne affaire. Il va tenter de faire une acquisition qu’il pourra dans un second temps revendre avec une plus value. Cette duplicité vendeur/acquéreur est au coeur du débat. Bien plus que les honoraires de l’agence.

Le vendeur va tenter de mettre son annonce sur des sites qui ne lui garantissent rien. Ni contact, ni qualification du contact en question. C’est juste une passerelle entre un internaute et un vendeur. Alors que le professionnel va jouer un rôle d’intermédiation et déterminer étape par étape si les profils matchent. En effet, un bon professionnel ne déclenchera une visite uniquement si il y a un potentiel achat au bout. Vous avez dit efficacité?

Passer par un professionnel garantit la sérénité

On le sait tous, et on a tous en tête la métaphore du restaurant. Vendre en passant par un professionnel est une façon de s’assurer que tout va bien se passer. Que ce soit pour acheter ou pour vendre un bien immobilier, le professionnel est formé. Car il connait les spécificités du secteur, il saura vous apporter un conseil avisé. Il faut bien entendu choisir de passer par un spécialiste immobilier. Et il ne s’agit pas de prendre le premier conseiller venu. Mais ça, c’est un peu comme avec tous les métiers. Exemple : Allez cher un coiffeur au hasard est une version capillaire de la roulette russe! Savoir bien s’entourer est une qualité que l’on développe avec l’expérience.

Prenez le temps de rencontrer votre conseiller immobilier, de parler avec lui. Découvrez-le ou découvrez-la et parlez lui de votre projet. Il doit savoir vous écouter. Ensuite vous lui confierez votre bien ou votre recherche. Il deviendra alors le maître d’oeuvre de votre projet immobilier.

On ne peut pas leur reprocher d’essayer…

Les chiffres parlent d’eux-mêmes ! En effet, la vente entre particuliers représente entre 30 et 40% des ventes de biens immobiliers en France. Alors que dans d’autres pays il est obligatoire de passer par un professionnel, l’Hexagone tolère encore cette pratique. Mais ce chiffre masque une réalité. Dans les faits, si 60 à 70% des biens à la vente sont confiés à des professionnels, c’est en réalité bien plus qui seront au final vendus par des agents immobiliers.

Que ce soient des agences ou des réseaux de mandataires, les professionnels formés aux métiers de la transaction récupèrent des projets à l’abandon. Le schéma classique, le ou les vendeurs ont tenté leur chance en utilisant les sites d’annonces immobilières à leur disposition. La mission a échoué, le temps passe et la maison ou l’appartement ne se vend pas… La décision est alors prise de passer par un professionnel qui reprendra le projet à la base. Dans l’intervalle du temps a passé, de l’argent aussi et sans doute beaucoup d’énergie. Alors on en connaît tous un qui est parvenu à vendre seul bien sur. Ce n’est pas impossible ! Mais au prix de quels efforts? Et de quels sacrifices financiers au final? Il y a ce que les gens racontent et le prix indiqué sur le compromis…

A chacun de faire ses calculs et de décider si il prend le risque de se passer d’un professionnel pour de bonnes raisons !

Burn Out

Burn Out, faites attention à vous.

Attention Burn Out ! Le Travail c’est la Santé… et ne rien faire c’est la conserver dit la chanson. Alors non burn out est un terme totalement américain et ne concerne pas les hommes qui se promènent sur les plages du cap d’Agde. On compte de plus en plus de cas dans le secteur immobilier.

Burn Out une maladie de notre époque

Le Burn Out ou Syndrome d’épuisement professionnel est une maladie récemment identifiée. En effet, avec les smartphones et les ordinateurs, avec les réseaux sociaux et les contraintes de la vie moderne nous nous exposons. Il n’est jamais vraiment plus l’heure de travailler. Si certains savent se discipliner, une affaire en cours peut rapidement changer la donne. Pour scorer, certains n’hésitent pas à travailler 7 jours sur 7 très tôt le matin et tard le soir. Il faut être capable de se ménager un temps pour soi. Un moment pendant lequel on ne s’occupe pas des autres et consacré au repos. Facile à dire quand on est indépendant, moins évident à mettre en oeuvre !

L’immobilier particulièrement touché

Le Burn Out touche les professionnels de l’immobilier. Souvent, quand on intègre un réseau de mandataire ou bien une agence en tant qu’agent commercial indépendant, on ne compte pas ses heures. On déborde d’empathie pour ses clients, et on le paye parfois le prix cher.

Car oui l’empathie c’est absorber un peu de l’énergie négative que les clients peuvent parfois dégager. Il ne faut pas se leurrer. Quand un client partage avec nous ses préoccupations, ses soucis, nous cherchons une solution pour l’épauler. C’est en tous les cas le travail d’un bon conseiller. Bien évidemment il aura préalablement écarté les clients toxiques, mais néanmoins. Nous sommes en contact direct avec des personnes qui mettent entre nos mains leur Projet. En effet c’est parfois beaucoup de bonheur, mais aussi beaucoup de pression. Il faut savoir débrayer !

Prendre soin de sa santé est primordial

Pas uniquement dans l’immobilier d’ailleurs, mais également dans tous les domaines. Pour un indépendant c’est d’autant plus vrai que les limites ne sont pas imposées par un cadre horaire. Savoir dire stop, accepter de reporter ou de dire « non » peut être une attitude que vos clients ne comprennent pas. La frontière est d’ailleurs fine. Entre le « non, je n’ai pas envie » et le « non, je ne peux pas » il n’y a qu’un pas. Prendre soin de sa santé peut faire passer à côté d’une affaire c’est vrai, mais cela permet aussi de mieux profiter. Profiter des siens, de la Vie, des autres. Un indépendant doit savoir arbitrer et juger de ce qui est le mieux pour lui et son business.

Philippe Macé

Philippe Macé, Conseiller Immobilier en Seine et Marne

Philippe Macé exerce en tant que conseiller immobilier depuis quelques années en région parisienne. Dans la continuité de notre série d’interviews de professionnels de l’immobilier nous avons voulu en savoir un peu plus sur sa vision du métier.

Philippe Macé pouvez vous vous présenter ?

Philippe Macé : Oui, j’ai 44 ans, je réside dans le département de la Seine et Marne, plus exactement dans une petit ville de 13 000 habitants Claye-Souilly (77410) proche de Roissy Charles de Gaulle.

Après des études d’électromécanicien je me suis vite aperçu que mes études n’étaient pas en phase avec ce que je souhaitais faire. Je suis donc vite reparti en formation d’agent d’opération et de trafic. Après quelques sélections au sein de notre compagnie aérienne nationale j’ai exercé le métier de Chef Avion pendant une vingtaine d’année. (C’est la personne réalisant l’équilibrage des avions et la coordination de l’escale.)

En parallèle je me suis intéressé à l’immobilier en tant qu’investisseur. En effet, j’ai découvert certains aspects de ce métier.

Et en 2014 j’ai pris la décision de quitter cette entreprise et de me reconvertir dans l’immobilier et à ce jour j’en suis entièrement satisfait.

Philippe Macé, c’est quoi un bon mandataire immobilier ?

Philippe Macé : Tout d’abord le terme mandataire pour désigner notre métier est à mon sens inadapté et se rapproche trop du mot Mandat. Le métier d’un conseiller n’est pas de signer des mandats.
Nous sommes avant tout au service des clients vendeurs / acheteurs pour les conseiller. Nous devons les accompagner, les aiguiller dans leurs choix, et défendre l’intérêt de chacun.

C’est pourquoi je préfère utiliser le terme de « Conseiller Immobilier ».
Un bon conseiller immobilier c’est de la transparence, de la réactivité. Mais aussi donner du retour d’informations, obtenir et garder la confiance de ses clients. Comme je dis toujours à mes clients : « Je suis votre Conseiller Immobilier dédié et nous allons travailler ensemble »

Quel conseil donneriez vous à un conseiller immobilier qui débute ou qui traverse une période difficile ?

Philippe Macé : Il y a un facteur essentiel à prendre en considération qui est le parcours professionnel précédemment acquis. Pour ma part la chose la plus difficile au début à été d’organiser mon planning et de me donner des objectifs. Ce n’est pas forcément facile après 20 ans de salariat.
Ensuite, ne jamais se décourager car au début il faut s’attendre à de nombreuses objections clients. Il y a une latence de 5/6 mois avant d’obtenir ses premières rémunérations.

Il y aura forcément des hauts accompagnés de bas, la pérennité de ce métier repose essentiellement sur votre motivation et détermination. Des remises en questions régulières sont nécessaires si on veut progresser et devenir le conseiller référent de son quartier.

Si vous aviez une baguette magique, qu’est ce que vous changeriez dans ce métier ?

Philippe Macé : Notre métier n’est pas suffisamment respecté par les vendeurs. Le conseiller immobilier travaille des mois sans savoir s’il pourra récupérer son investissement un jour. Le domaine de l’immobilier est le seul métier où on propose nos prestations totalement gratuites avant une vente définitive. Malgré cela l’image que l’on nous renvoie est trop souvent la même. On imagine que l’on gagne de l’argent facilement !

J’interdirais aux particuliers de vendre sans l’intermédiaire d’un professionnel de l’immobilier comme cela se fait déjà dans de nombreux pays. Aujourd’hui et dans tous les domaines au nom de la concurrence, la majorité des consommateurs cherchent à payer le moins cher possible (ce qui est compréhensible) sans se préoccuper de la qualité de service et qui malheureusement a un impact direct sur le marché du travail et la rémunération de tous.

Philippe Macé, les 14H, de formation obligatoire, galère ou aubaine ?

Philippe Macé : 14H de formation pour rester dans un cadre réglementaire est le minimum syndical mais 14H ce n’est rien et ne veut pas dire grand chose car la meilleure des formations et ce dans tous les métiers, c’est le terrain et l’expérience qui s’acquiert au fil du temps.
La théorie c’est important mais un métier, se vit, se pratique sur un terrain de jeu et pas derrière un ordinateur ou en salle à refaire le monde.

Philippe Macé, un outil, un gadget qui vous semble indispensable?

Philippe Macé : Je m’attarderai sur 2 outils indispensables et je laisse les gadgets pour les amateurs professionnels. Aujourd’hui la vitrine d’une agence immobilière se trouve dans la poche des clients (Smartphone) et rares sont ceux qui se déplacent physiquement en agence avant une première visite.

Il est donc indispensable et essentiel de savoir mettre en valeur correctement les biens immobiliers sans les surfaire tout en donnant envie aux clients d’appeler.

Mes deux outils sont bien entendu un Appareil Photo Numérique reflex équipé d’un grand angle ainsi qu’une camera spécifique pour réaliser des visites virtuelles afin que le client ait un maximum d’informations et de visuels avant même de se déplacer.

J’utilise également un drone avec mon partenaire Studio Drone. Les clients acheteurs passent par mon site internet Immonord77 . Il a été mis en place exclusivement afin de réaliser des visites de qualité. En effet ils peuvent se projeter avant même de passer à la visite physique.

Philippe Macé, vous êtes très actif sur les réseaux sociaux. Quels conseils pour des réseaux sociaux efficaces ?

Philippe Macé : Il est important d’être visible sur internet. Faire un site internet et le tenir à jour n’est pas forcément à la portée de tous techniquement et financièrement. Les réseaux sociaux sont gratuits et facilement utilisables. Il serait dommage de se priver de ces outils aux capacités de visibilité mondiale. Je conseille donc d’être présent sur tous les réseaux sociaux. Facebook, Instagram, Twitter, Linkedin , Chaine Youtube, Dailymotion, Vimeo…

Pour poster sur les réseaux il faut également adopter une routine de diffusion. Le but étant en tapant par exemple « agence immobilière Claye-Souilly, Immonord77 » d’être le plus visible sur les moteurs de recherche. Le Graal est d’obtenir la première page gratuitement en référencement naturel.

Faire évoluer l'immobilier

Faire évoluer l’immobilier, une mission au quotidien

Faire évoluer l’immobilier est un programme ambitieux. Travailler dans la transaction en immobilier c’est accomplir des missions de service. Accompagner ses clients et se mettre au service de leur projet. Nous avons rencontré Nicolas Blanchin, PDG du réseau de mandataires en immobilier Dr House Immo. Il nous donne sa vision du métier.

Faire évoluer l’immobilier en 2019 qu’est ce que cela signifie ?

Nicolas Blanchin : « Cette question ne se limite pas à 2019 ou 2020. Cela fait plus de 25 ans que je fais de l’immobilier et elle a toujours été d’actualité. En fait, il me semble que l’immobilier a toujours été un métier en mutation. Depuis la Loi Hoguet, les changements se sont fait petit à petit, mais pas en profondeur. Avec la Loi ALUR, qui est intervenue en 2014, on a réformé un texte qui datait de 40 ans ! C’est dire. Faire évoluer l’immobilier c’est à chacun de le prendre en compte en se levant le matin. Pourquoi fait on ce métier, et comment on veut le faire. C’est à chaque acteur de se remettre en question et d’oeuvrer pour que les choses bougent.

Nous avons des syndicats, FNAIM, SNPI, etc… qui représentent la profession à leur manière, mais attendre de leur part qu’ils fassent évoluer le métier serait une erreur. Nous avons tous les jours la chance d’avoir des milliers d’interlocuteurs. Que ce soit au travers de nos annonces, de nos prises de mandats, les agents immobiliers sont des hommes et des femmes d’action. C’est cette action qui donne au quotidien à chacun la possibilité d’amener une meilleure lumière sur le métier et son utilité. »

Qui participe à ce changement ?

Nicolas Blanchin : « Tout le monde ! Que ce soit le négociateur en agence ou le mandataire indépendant au sein d’un réseau. Il faut que chacun prenne en compte que sa propre communication va être considérée comme une communication émanant d’un professionnel de l’immobilier. A partir de là nous sommes tous en première ligne. Les dernières études montrent une évolution favorable de l’image de la profession. Les particuliers se rendent compte que vendre seul, ce n’est pas si facile. Alors on ne peut pas leur reprocher d’essayer ! Mais au final une large majorité va finir par choisir de passer par un professionnel.

C’est aussi cela qu’il faut prendre en compte. Nous avons en face de nous des acteurs dont le business est de nous dévaloriser. Les sites qui vendent soi-disant à coût fixe, low cost et les sites de vente entre particuliers qui nous font passer pour des voleurs. Il ne faut pas trop y prêter attention, certes, ils ont toujours parasité l’activité, mais cela doit être combattu intelligemment. Nous offrons un service, à nous de faire en sorte de nous rendre indispensables ! Une fois que nous avons prouvé notre valeur à nos clients, en répondant à leurs attentes, nous avons rempli notre mission. C’est la seule chose qui fait évoluer le métier. Satisfaire nos clients. »

Comment va évoluer l’immobilier ?

Nicolas Blanchin : « Je n’ai pas de boule de cristal et je n’ai pas la DeLorean de « Retour vers le futur » non plus. On entend toutes sortes de prédictions diverses et variées. Bien malin celui qui pourra dire aujourd’hui à quoi ressemblera l’immobilier en 2050. Ce qui est sur c’est qu’avant 2050, il nous faut finir 2019, 2020, 2021… on a le temps. Il est certain que dans notre époque les choses peuvent aller très vite. Alors il me semble plus sage d’avancer étape par étape, sans se projeter trop loin. Faire du bon boulot au quotidien c’est déjà une manière de se mettre dans de bonnes dispositions pour l’avenir.

On voit tous les jours des start-ups annoncer qu’elle vont disrupter l’immobilier, des patrons de grands groupes annoncer des choses incroyables… Il faut rester à l’écoute, mais ne pas perdre la tête. En France, nous allons approcher cette année le million de transaction. L’immobilier est une des préoccupations principales des français. C’est une chance. Alors certes, ça ne répond pas exactement à votre question, mais plutôt que de vous annoncer des choses improbables que l’on relira dans 10 ans en riant, je préfère jouer la prudence, le pragmatisme. Faisons de 2019 une grande année, que 2020 soit dans la même lignée et remettons nous régulièrement, et tous, en question. A ce prix la, l’avenir ne peut que nous être favorable. »