Archives mensuelles : décembre 2015

Bien rédiger ses annonces immobilières

Quand un propriétaire vous confie son bien, il vous donne la possibilité de travailler sur son projet. Il décide de vendre et vous intègre dans la démarche. Aussi, en plus de l’auditoire que vous lui apportez, avec vos clients et les sites pros, il convient de respecter le bien dont il est question.

Les photos doivent être prises dans de bonnes conditions, mais ce n’est pas tout. Le texte lui aussi doit être rédigé avec professionnalisme. Pour éviter certains écueils voici quelques conseils et astuces pour gagner en efficacité dans la rédaction de vos textes.

1/ Il y a des mots liés à l’immobilier qu’il faut connaître, ainsi la loi Scellier et le Cellier, la pièce, ont-ils tendance à être confondus. De même qu’il n’est pas rare de trouver une maison de « plein pied » dans les annonces alors que la bonne orthographe est plain-pied. Vous pourrez trouver un début d’explication dans l’étymologie du mot plain qui signifie « sans relief ».

2/ Faites confiance à votre correcteur d’orthographe. Si il vous souligne un mot en rouge ou en vert, (Word) c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Mais il ne voit pas tout non plus. Pensez à vous relire et à prendre le temps de vous arrêter sur chaque phrase.

3/ Attention à la ponctuation, les virgules sauvent des vies! Le meilleur exemple à ce jour:

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4/ A propos de ponctuation, on met un espace APRES les points et les virgules. Et comme le disait Mme LeBreton ma prof de CP, « Une phrase commence par une majuscule et se termine par un point. »

5/ Faites des phrases courtes en utilisant la structure SVC, Sujet-Verbe-Complément. Les véritables problèmes surviennent quand on complique trop ses phrases et que l’on ne sait plus quel sens on veut donner à son texte. Découpez la description de votre maison ou de votre appartement comme vous le feriez lors d’une visite. Par étage, par pièce, par groupe de pièces… Pensez également à décrire l’environnement de façon simple. C’est un point non négligeable qu’il ne suffit pas de balayer avec une simple formule toute faite.

6/ En parlant de formules toutes faites, « Coup de Coeur », « Proche de toutes les commodités », « A visiter absolument » sont comme des leviers pour souligner la particularité d’un bien. Si toutes vos annonces portent la mention « Coup de coeur », comme dirait l’ami Bourvil, « elle va marcher beaucoup moins bien… »

7/ Attention aux pluriels. On met des « s » aux adjectifs et aux noms, on accorde en genre et en nombre. Une cuisine est donc aménagée, alors qu’un salon est agencé, ça semble évident quand on en parle, mais quand on rédige son annonce sur un coin de table, on peut ne pas faire immédiatement le lien entre l’article et l’adjectif. D’où l’importance de se relire, ou même, si on en a la possibilité de se faire relire par un conjoint, un collègue, un ami, ou son enfant surdoué qui a 17 de moyenne en français.

8/ Les abréviations… Fut une époque, on payait l’annonce dans la presse au nombre de caractères… C’est maintenant fini et nous pouvons redonner aux mots leur intégrité. Ainsi « Beau F2 au 2e ét. avec asc. et vue sur j.a. » peut redevenir, « Bel appartement de 2 pièces au 2ème étage d’une copropriété de 6 étages avec un ascenseur et une vue sur un jardin arboré. » C’est plus long, mais c’est plus lisible pour un potentiel acquéreur qui va trouver un texte clair lui permettant de se faire une idée de ce qu’il va trouver en visitant avec vous. Exit donc les « rdc » ou « rdv », mais également les « wc » qui se légitiment en majuscules WC.

9/ Ne surchargez pas le texte avec des chiffres. Entre les mentions légales et les informations utiles, il y a déjà de la matière. Et puis certains sites, du type SeLoger réorganisent un peu votre annonce à leur manière. Un titre d’annonce SeLoger utilisera donc des informations de votre descriptif pour générer un formule du type « 2P de 120 m2 », inutile de vous en offusquer. Les chiffres sont faits pour être dans votre fiche de description, sauf cas très particulier et argument de vente majeur, laissez les hors du texte.

10/ Modifiez régulièrement vos textes, pour y apporter des précisions, et jouez avec pour tester ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Il n’y a pas de formule magique, certains utilisent la première personne: « Je suis une jolie maison, … » d’autres enrobent leurs annonces d’une littérature à la qualité variable. Un studio reste un studio, une maison reste une maison. Votre annonce est là non pas pour enjoliver, mais pour décrire avec efficacité et réalisme, comme les photos du reste; C’est ce qui provoquera un appel dans un premier temps et pourquoi pas ensuite, une visite. D’où l’importance de soigner son texte et de le rendre accessible.

Les textes de vos annonces vont de paire avec vos photos, voici un article qui devrait vous aider à réaliser de belles photos de vos biens à la vente.

En cadeau, quelques citations sur l’orthographe qui vous permettront de voir à quel point ce sujet est depuis toujours un vrai sujet pour les gens confrontés à la nécessité d’écrire.

10 posts à éviter sur Facebook

Il y a quelques jours nous vous proposions une réflexion plus qu’un article sur les réseaux sociaux et leur utilisation dans le monde de l’immobilier. Aussi il nous semblait a propos (d’immo) de proposer un TOP 10 des pires statuts Facebook. D’abord parce que les Top 10 c’est facile à écrire et en plus parce que souvent c’est drôle.

1- Erreur de débutant, mais donner trop d’infos sur Facebook peut vous nuire. Une photo, un petit texte et un renvoi vers votre page suffiront:

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2- Le statut de dépressif. Si votre profil est pro, il ne faut pas forcément que le vendeur qui vous a confié sa maison la veille et que vous vous êtes empressé d’ajouter comme ami ait des doutes quand a votre capacité à assurer une visite dans sa grange, celle avec la corde qui pend, là…

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3- Pareil, partant du principe que Facebook est un endroit plus ou moins public, en tous les cas par défaut, évitez, sauf si vous avez le syndrome Gilles de la Tourette à l’écrit de rédiger un statut du type:

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4- Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ou au moins de l’avoir endormi avec une seringue adapté à sa peau épaisse, et vous être assuré que la cage dans laquelle votre cruauté vous pousse à l’enfermer soit suffisamment solide pour résister à ses assauts de colère au réveil… Bref, comme vous postez sur Facebook pour donner de la visibilité à votre annonce évitez l’ascenseur émotionnel. A vendre / Vendu / A vendre / Vendu …

 

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5- Le statut du branleur. Affichant son mépris pour le client en ne se rendant pas à la signature, annonçant sa commission et sa réversion comme un succès et choisissant une destination discutable (Salut les amis brestois ;)…

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6- Le statut du faux jeune ou du vrai analphabète. Avec une mention quand c’est l’oeuvre d’un homme ou d’une femme n’ayant pas grandit avec un clavier à texto entre les mains. Facebook : ce territoire perdu de la Grammaire!

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7- Le statut du champion. Lui c’est le champion de la Win, un Christian: Un peu comme dans cette vidéo qui rappelle les meilleurs moments de la télé. L’humilité c’est un atout, mais sur Facebook certains poussent le bouchon un peu loin. Ce sont souvent d’ailleurs des gens qui postent très souvent. Allez, on en connaît tous au moins un…

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8- Le statut super perso. D’abord on constatera que vous êtes mal poli avec les femmes, puis ensuite on pourra deviner que vous n’êtes pas très créatif: en arriver à copier le célèbre auteur du haiku « casse toi pov con » ce n’est sans doute pas le meilleur moyen de la récupérer.

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9- Alors oui cela peut paraître un peu militaire, mais non on ne peut pas d’un côté mettre en vente des maisons à plusieurs centaines de milliers d’Euros, et de l’autre des effets personnels – aussi coquets soient ils – sur le même site.. Tout le monde n’est pas Leboncoin…

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10- Voir Point 4. Et oui les tops 10 c’est dix points donc parfois il faut un peu se répéter… Gilles de la Tourette tout ça… Vulgaire… Mais surtout vous aurez du mal ensuite à expliquer pourquoi il faut vous confier un mandat exclumerde…sif, exclusif.

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Et vous Facebook vous l’utilisez comment? Actif? Spectateur? Quels sont les plus beaux spécimens de statuts improbables que vous avez rencontré? Que ce soit dans l’immobilier ou ailleurs?

Avec l’arrivée soudaine de Facebook, nos modes de communication ont changé. Facebook nous impose de nouveaux codes sans lesquels on risque de « casser son image ». S’exprimer librement c’est bien, mais la liberté à un prix. CQFD. Alors que vous soyez pro ou anti Facebook, bonnes ventes à tous!

 

Interview de Guillaume Lafon, conseiller Immobilier en Périgord

Pouvez vous vous présenter?

Guillaume Lafon, 33 ans.
Je vis à Chancelade sur la première couronne de Périgueux. Je suis né et j’ai toujours vécu en Périgord. Je m’y plais énormément.C’est un département où il fait bon vivre de part sa gastronomie et ses paysages paisibles.
On peut passer rapidement du vignoble Bergeracois à la vallée de l’Isle en direction du Bordelais, aux chemins boisés du Nontronnais au Nord et au Périgord noir où l’on y découvre châteaux et sites préhistoriques.

Et sa capitale Périgueux?

Riche d’histoires.. des temps Gallo-romains jusqu’à aujourd’hui, en passant par l’héritage de la Renaissance.
Une Ville à taille humaine, une préfecture où tout le monde connaît tout le monde.
C’est un atout dans ce métier

Quelles sont les spécificités du marché où vous exercez?

La situation économique du département est à l’image du pays… C’est un « peu compliqué »..
Mais comme dans toutes préfectures et villes proches, des mutations s’opèrent, des projets voient le jour, des situations de vie évoluent.
La majorité des souhaits est de revenir en ville ou en première périphérie pour les Périgourdins. En revanche, habitants de grandes agglomérations et étrangers recherchent le calme et la vie plus « écolos » de nos belles campagnes.

Pourquoi avoir choisi Dr House Immo?

Fan de la série, j’ai toujours rêvé de travailler avec Greg House!!
Plus sérieusement,
J’ai pris le temps de bien étudier les diverses offres car beaucoup de réseaux sont sur le marché.
En toute « franchise », dès les premiers échanges, l’accueil était chaleureux et le contact facile.
Cela se vérifie tous les jours avec un suivi régulier et personnalisé, je reste cependant automne.
Il ne se passe pas une semaine sans avoir au téléphone ou par mail un des gérants, mais aussi mes collègues de divers départements que ce soit pour le suivi d’un client qui change de région, d’un conseil, d’un avis ou tout simplement pour prendre des nouvelles.

Ayant pratiqué plusieurs sports collectifs et exerçant aujourd’hui des raids ou triathlons en équipe, je retrouve la même notion de partage et d’entraide.
Comme dit l’adage, la vie est faite de choix. Je suis persuadé d’avoir fait le bon professionnellement, par le réseau qui m’entoure.

Comment les gens perçoivent les mandataires selon vous?

En règle générale, l’agent immobilier est mal perçu je trouve.
Autour de moi, quand je n’exerçais pas ce métier, mon entourage avait une mauvaise image souvent à cause d’une mauvaise expérience avec un agent immobilier.
Aujourd’hui ils m’envient!! (Rires)
Non pas par le gain des ventes mais par la richesse de ce que nous apporte ce métier.

Nous partageons la vie des acheteurs et des vendeurs, par le temps passé avec eux, par nos questions vis à vis des biens mais aussi de leur mode de vie.
Au fil des visites, des rencontres, des compromis, des ventes, des liens se créent lorsque l’on arrive à gagner leur confiance.
Voilà l’image que nous devrions porter sur ce metier: « Une prestation de service dans l’accompagnement total de l’un des plus beaux projets de votre vie. »

Quel est la partie la plus complexe de votre métier?

La difficulté est de faire comprendre aux clients la réalité du prix du marché actuel côté vendeurs mais aussi côté acheteurs où il faut prendre conscience que l’entretien et/ou la rénovation d’une maison ont un coût.
Il faut trouver le bon compromis…
Cet été, j’ai refusé de prendre un mandat car le prix demandé était 80 000 euros au dessus du prix estimé.
J’ai pris la porte et le couple m’a incendié.
Une semaine après, ils m’ont rappelé en me remerciant de leur avoir mis devant les yeux la réalité du marché malgré les travaux réalisés.
L’honnêteté est primordiale surtout aujourd’hui…

Quelle sera l’évolution du métier dans les années à venir?

Je pense que le métier d’agent immobilier a encore de belles années devant lui.
Le PAP (particulier à particulier) fonctionne mais nombre de transactions ne vont pas jusqu’au bout dans ce cas. Un intermédiaire, un interlocuteur, un conseiller, une personne sur qui s’appuyer avec son réseau de courtiers, banquiers, diagnostiqueurs, artisans, home-staging est aussi important que le projet en lui même. Ensuite j’aimerai que dans un avenir plus ou moins proche, je puisse vendre des maisons de plus en plus écologiques, de plus en plus en phase avec notre planète en étant autonome.
Et enfin que Dr House Immo soit la plus belle des franchises aux yeux de tous, elle le mérite.

Réflexion sur les réseaux sociaux et l’immobilier

Facebook est né en 2004. On ne présente plus le réseau social qui a fait l’objet d’un film déjà « The Social Network », tout comme on ne présente pas Mark Zuckerberg – qui a donné pour la naissance de son enfant 45 milliards de Dollar à sa fondation, et qui malgré tout a du essuyer des critiques

Facebook est donc une réussite symbolique de l’ère numérique dans laquelle nous vivons, ère dans laquelle une application peut être vendue pour 19 Milliards de dollars. On pourrait en sauver des vies avec cette somme, mais c’est un autre débat.

Aujourd’hui, il convient d’être présent sur les réseaux sociaux. Les plus connus, Facebook donc, mais aussi Twitter, Instagram, Pinterest ou Youtube… Et oui, car Youtube est un réseau social, et non plus juste un site de partage de vidéos. On y commente, on y « like », on y partage des contenus déposés par des profils identifiés. Le terme de réseau social est ainsi défini par Wikipédia:

« Un réseau social est un ensemble d’individus ou d’organisations reliés par des interactions sociales régulières »

Une fois cette base posée, le but de cet article n’est pas de définir si oui ou non il faut utiliser les réseaux sociaux. Notre conviction pencherait plutôt à la rédaction pour le oui, mais cela ne reste « que » notre conviction. Concentrons nous sur Twitter et Facebook.

Twitter permet de résumer en 140 caractères pas mal d’informations, notamment en intégrant un lien vers une annonce:

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De l’actu des annonces, des points de vue, le tout regroupé sous le hashtag #Immobilier. Un hashtag c’est comme le rayon d’une bibliothèque, qui vous permet de trouver les ouvrages en lien avec votre recherche, sauf qu’il permet, lui, de retrouver au sein de Twitter (Instagram utilise le même principe) en fonction des thématiques des posts ayant un lien plus ou moins direct avec votre sujet.

Globalement, Twitter c’est génial. Le seul hic c’est que les utilisateurs de Twitter sont principalement des marques, ou des jeunes, voire des très jeunes (et ki ékriv komsa)

Démographie des utilisateurs en France

  • 61% ont moins de 35 ans.
  • 55% sont des hommes.
  • 33% habitent en Île-de-France.
  • 19% sont des cadres supérieurs.
  • Âge moyen : 22 ans
  • 53% des utilisateurs sont des adolescents

(Chiffres issus d’un article très complet du blog du modérateur)

On en déduit que pour la transaction, Twitter c’est bien, mais le potentiel de feu reste un peu limité. Même restreinte, l’audience est par contre très pertinente avec des influenceurs et des profils extrêmement actifs, capables de relayer un message. Or pour une agence immobilière, le principal reste quand même de présenter son portefeuille de biens. Sauf hasard extraordinaire, sauf profils de followers extrêmement bien sélectionnés, il y a peu de chance d’aboutir une vente via Twitter. Cela reste néanmoins un bon canal pour positionner ses messages, un bon moyen d’optimiser le référencement de son site (à condition d’être actif bien sûr), et aussi une bonne façon de proposer un service clients réactif et donnant l’image d’une entreprise moderne et dynamique.

A la différence de Facebook, un lien d’amitié sur Twitter n’est pas réciproque. Aussi, celui dont vous suivrez le fil d’actu ne verra pas forcément vos messages. Attention à ne pas suivre des centaines de gens, sans être soi-même suivi par certaines personnes en lien avec le monde immobilier. Sinon ce serait un peu comme si vous tweetiez tout seul ou comme si vous vous tweetiez dessus au choix.

Facebook reste donc le réseau social le plus adapté pour les professions immobilières, je vous renvoie à l’excellent blog du modérateur pour visualiser les chiffres annoncés pas le Social Network de Mark. C’est une belle vitrine, un site familier, qui ne nécessite pas particulièrement d’avoir un smartphone et d’en maitriser les subtilités. C’est un espace public qui a développé des Groupe et des Pages, sur lesquelles les sujets traités sont exclusifs.

Citons par exemple: Trucs et astuces immobiliers, la page aproposdimmo, ou l’immobilier est notre métier et la page de mandataires et négociateurs en immobilier.

La force de Facebook c’est sa permanente évolution; Facebook teste des choses, se trompe, améliore, recommence, corrige, adapte, … C’est comme ça que malgré la puissance de feu de Google, l’entreprise de Zuckerberg a su contrecarrer le projet Google+ qui visait clairement l’hégémonie sur un secteur en pleine explosion.

Avec la fonction Facebook connect, Facebook a su également devenir un porte clef, permettant de s’inscrire en un clic sur la plupart des sites. Mais pour l’immobilier, si on nous promet de belles choses, comme les visites immersives, ou le lien social avec des acquéreurs, il faut savoir rester mesuré. Facebook est un relais de message, il ne peut par exemple pas se substituer à votre site vitrine mais peut permettre à des gens de garder en mémoire que ce mec avec qui ils n’ont pas de contact depuis pas mal de temps, mais avec qui ils avaient bien rigolé au mariage de leur cousin est agent immobilier… Longue phrase pour un long cheminement, mais soyons honnêtes, c’est en majeure partie ça les amis Facebook, des gens que l’on connaît peu et qui suivent d’un oeil amusé et distant notre actualité partagée.

Il y a également la possibilité de publier une page qui recense les annonces, mais attention, il ne faut pas mentionner de prix sur Facebook, du moins selon les CGU de la semaine dernière. Ca peut changer, peut-être ça a déjà changé, mais une annonce sur Facebook n’est pas commerciale, sinon elle est en concurrence directe avec leur offre publicitaire. Car oui, Facebook développe une offre publicitaire. Et c’est à n’y rien comprendre. Pas très chère au demeurant, mais totalement invérifiable, qui, quoi, où? On ne sait pas trop bien pourquoi on paye. Toujours est-il que ça marche pour eux et qu’aujourd’hui c’est devenu un moyen prisé par les marques qui positionnent leur réclame au milieu des actus de vos amis (oui, ami eet « amis », quoique « amis Facebook » devient un terme complet et compréhensible par tous).

Voilà pour aujourd’hui. Je n’ai pas la prétention pour ma part d’avoir posé autre chose qu’une réflexion partagée ici. Mais c’est intéressant de poser sur papier cet ensemble d’informations, c’est aussi intéressant d’imaginer que certains lecteurs commenteront ici ou sur la page Facebook pour enrichir le débat.

Ce qui est sur c’est que c’est un peu comme le pari de Pascal.

« Vous avez deux choses à perdre : le vrai et le bien, et deux choses à engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l’erreur et la misère. Votre raison n’est pas plus blessée, en choisissant l’un que l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. »

— Blaise Pascal, Pensées (1670)

De là à dire que les réseaux sociaux sont la théologie moderne il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas…aujourd’hui.

 

 

Interview de Guilain Omont, fondateur de meilleursreseaux.com

– Pouvez vous vous présenter en quelques lignes?
Je m’appelle Guilain Omont, j’ai 33 ans, j’habite à Berlin depuis 3 ans, et je viens d’avoir un enfant (il est né début août). J’ai atterri dans l’immobilier à la sortie de mon école d’ingénieur, en 2006 : j’ai co-fondé beezBEEZ, une start-up qui interconnecte les sites d’annonces immobilières dans le monde (pour que les portails nationaux puissent publier des annonces du monde entier). beezBEEZ a été racheté par le fondateur d’Immostreet.ch, puis fusionné dernièrement avec ListGlobally. Je travaille depuis 5 ans pour un client de beezBEEZ : le portail immobilier arkadia.com. Depuis 2 ans, mon activité se concentre sur meilleursreseaux.com.
– Pourquoi avoir créé le site meilleursreseaux?
Mon travail pour Arkadia m’a permis d’être en contact avec les têtes de réseaux de mandataires. En discutant avec eux, deux choses m’ont frappé :
 – le modèle de mandataire va continuer à prendre de l’importance parce qu’il permet un meilleur rapport qualité/prix
 – l’une des priorités vitales des têtes de réseaux, c’est de recruter de bons mandataires
J’ai cherché sur Internet les outils qui existaient pour aider les mandataires à choisir leur réseau, et j’ai vu que je pouvais apporter quelque chose qui n’existait pas encore : des statistiques fiables sur les réseaux (nombre de mandataires, nombre d’annonces diffusées sur les différents portails, implantations départementales, CA… et l’évolution de ces nombres au fil du temps).
– Quel est votre point de vue sur les métiers de l’immobilier, que ce soit en agence ou en tant que mandataire?
De mon point de vue, cela fait longtemps que la vitrine d’agence n’est plus indispensable. Il me semble que ce n’est pas tant la location du pas-de-porte qui coûte cher, mais l’obligation d’assurer une permanence…
Je ne suis pas surpris qu’il y ait des gens qui préfèrent vendre en direct, sans agent immobilier. Si l’on est capable de rédiger une bonne annonce, avec de bonnes photos, de publier l’annonce aux bons endroits, de gérer le contact avec les acheteurs potentiels et de négocier, pourquoi pas ! Mais il est clair que la majorité des gens ne réunissent pas suffisamment ces capacités et font bien de s’adresser à un intermédiaire
La vente en pap est d’autant moins difficile depuis la montée en puissance de Leboncoin, puisqu’on peut y publier en tant que particulier. Avant, en vendant en pap, on se privait de la référence du secteur, SeLoger. Maintenant, il est moins grave que l’annonce ne soit pas sur SeLoger, car on peut espérer que les acheteurs potentiels chercheront aussi sur Leboncoin. Les professionnels de l’immobilier ont perdu un argument fort, avec la montée en puissance du site Leboncoin !
– Quelles évolutions doit on attendre dans ce secteur ?
On parle beaucoup d’uberisation dans tous les secteurs économiques. Mais je pense que le métier de conseiller en transaction ne sera pas uberisé : la transaction d’un bien immobilier est le projet économique le plus important et le plus impliquant pour les particuliers. Il y a donc chez beaucoup un besoin d’être accompagné et aidé par un intermédiaire. Les sommes en jeu sont suffisamment importantes pour que cet intermédiaire puisse bien gagner sa vie. Par contre, pour la location et la gestion, je pense que des plateformes Internet vont petit à petit gagner du terrain, et faire disparaître le métier d’agent en location ou d’agent en gestion !
Au niveau de l’évolution des pratiques, je pense qu’il y a une tendance lourde concernant la qualité des photos. Airbnb a multiplié ses ventes par plus de 2 lorsqu’il a fait appel à des photographes professionnels. La transaction est un business différent, mais il est évident que des photos de qualité encouragent les acheteurs potentiels à venir voir le bien, même s’il n’est pas exactement conforme à leurs critères, et donc permet de vendre davantage ! Les agents immobilier devront tous être capables de produire des photos de qualité (c’est déjà le cas dans d’autres pays, et la France semble être en retard)…
Ceci dit, je vois tout cela d’un oeil très extérieur, car je n’ai jamais été agent ou mandataire immobilier…
– Vous avez proposé récemment une innovation avec la mise en place de mini sondages de satisfaction, quelles sont les prochaines nouveautés sur lesquels vous allez avancer? 
Oui, effectivement, je cherchais depuis le début à donner une indication fiable sur le degré de satisfaction des mandataires au sein d’un réseau : sont-ils satisfaits des services fournis par le réseau ? Pour obtenir des résultats crédibles, je me suis associé à TNS Sofres, et nous avons envoyé un questionnaire par mail à l’ensemble des mandataires des réseaux participants. Chaque réseau a le choix de participer ou pas. S’il souhaite participer, il finance l’enquête, et décide, à la vue de ses résultats, de les publier ou de les garder pour lui, en interne. Pour la 1ère édition (mars 2015), 9 réseaux ont choisi de publier leurs résultats : http://meilleursreseaux.com/immobilier/mandataires/

La deuxième édition aura lieu en mars 2016. Je pense qu’il y aura encore davantage de réseaux participants, et j’ai pu donc réduire les prix… De façon plus générale, dans l’avenir, je souhaite apporter davantage d’informations sur les aspects humains des réseaux. Pour l’instant, il y a surtout des chiffres !!