Archives mensuelles : juillet 2015

Interview de Valentin Fournier, conseiller Dr House Immo dans l’Oise

·      Pourquoi avoir rejoint Dr House Immo ?

Le sérieux professionnel que j’ai tout de suite pu remarquer lors de mes divers entretiens à l’agence, rue de Tocqueville, dans le XVIIème à Paris, m’a particulièrement rassuré.
Mais aussi bien évidement un prix de package attractif et le taux de réversion de 85%

·      Expliquez-nous votre parcours

A l’origine, je suis issu du secteur juridique, j’ai travaillé dans de grands groupes français et était en charge notamment de problématiques liées à l’immobilier. J’ai également investi à titre personnel dans l’immobilier ce qui m’a décidé à m’orienter vers ce secteur qui me passionne véritablement.

 

·      Quelle est votre vision de l’immobilier ?

C’est un métier difficile, il faut savoir s’accrocher !
Dans ma région, qui tourne autour de Chantilly – Gouvieux, dans l’Oise, le marché est relativement calme, cependant les indicateurs semblent s’accorder pour annoncer un nouveau cycle depuis quelques mois. Les gens cherchent à acheter à dans le secteur de Chantilly – Gouvieux et dans le périmètre proche de ces villes. Les ventes de maisons et d’appartements dans l’Oise sont conditionnées par l’accès aux grands axes autoroutiers notamment l’autoroute A1 et aux gares de Chantilly et Creil. Il faut savoir prendre en compte certains paramètres qui dépassent le simple domaine immobilier comme la proximité des écoles, des arrêts de bus, des temps de trajets pour se rendre à Paris, à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle ou dans l’ensemble de la région parisienne.

·      Quels sont vos objectifs à moyen terme ?

Gagner en reconnaissance, mais aussi évoluer, apprendre par le biais de formations et sur le terrain. Je souhaite être reconnu comme un conseiller de qualité que ce soit pour les acheteurs comme pour les vendeurs.

L’estimation d’un bien immobilier, un acte gratuit?

On ne le dira jamais assez. Le point de départ d’une transaction réussie c’est une bonne estimation.

Alors d’abord commençons ce billet par un point de vue. Pourquoi, mais pourquoi l’estimation d’un bien est elle devenue gratuite? Pourquoi?? Je vous le demande…

Bref, on ne reviendra pas en arrière. Le professionnel de l’immobilier qui lève un doigt et qui selon le vent donne un prix, peut à la limite offrir une estimation. On va dire que ça partait d’un bon sentiment d’offrir l’estimation, mais voilà un parfait exemple de comment se tirer une balle dans le pied.

Aujourd’hui nombreux sont les particuliers qui font appel à une agence pour avoir une estimation, puis qui mettent en ligne leur bien sur LeBonCoin, en oubliant soigneusement d »enlever du prix les Frais d’agence. Humain… Trop humain dirait Nietzsche (dont les initiales forment l’acronyme FN. Hasard? Je ne crois pas, mais c’est une autre histoire…)

Peu importe, laissons aux particuliers le droit de vendre par eux mêmes et d’admettre bien malgré eux qu’ils ont quand même besoin d’un professionnel pour se faire une opinion de la valeur du marché. Quitte à piétiner ensuite cette opinion.

Donc l’estimation est gratuite, soit, c’est un fait, on ne revient pas en arrière.

Une estimation demande un peu de temps. D’abord il convient de se rendre sur place pour constater l’état et la réalité du bien. Certes les sites d’estimation en ligne peuvent produire un algorithme sur la base des données des notaires, mais ils ne peuvent que donner une fourchette qui ne prendra pas en compte l’état de la copropriété, le délabrement du bâtit ou tout une tas de paramètres que votre client acquéreur, lui, prendra bien en compte.

Une estimation se remplit comme un document formel. Non pas qu’il ait une quelconque valeur fondamentale, mais parce que c’est la porte d’entrée pour une relation de confiance construite et sereine.

Il ne sert à rien de surévaluer le bien, il ne serait pas productif de le sous évaluer. Pour ce faire, une étude des biens concurrents à la vente dans le périmètre, de leur positionnement en terme de prix, de la quantité disponible vous permettra d’argumenter votre prise de position. Autre point, un appartement ou une maison, tout autant qu’un terrain, un moulin, une grange, une fermette, une longère, une villa, une amiènoise, un immeuble (bref, vous l’aurez compris, tout ce qui se vend en immobilier) a des points négatifs et des points positifs. Comme le disait il y a fort longtemps et avec a propos un ami, collègue, confrère opérant dans la belle ville de Boulogne-Billancourt:

« Toute rose à ses épines »

Votre document d’estimation devra noter les points forts de l’appartement et souligner les points faibles, ceux qui sont susceptibles de rebuter un acquéreur.

Cet excellent article vous donne des informations sur l’estimation et le processus à parcourir pour la réaliser quand il s’agit d’estimer son bien.

En plus des paramètres liés au bien, pensez à prendre en compte l’humain: Une personne est attachée à son bien, si elle le vend à contre coeur, si elle le vend pour cause de décès d’un proche, sachez faire preuve de tact… Si quelqu’un vous indique qu’il doit vendre son bien à un prix donné pour pouvoir s’acheter mieux juste à côté, fuyez… Vous risquez de vous retrouver dans une des pires situations, celle d’un client qui cherche un pigeon et une affaire dans la même semaine… Si vous voyez que le discours n’est pas cohérent, que le projet n’est pas abouti, qu’il n’a pas mûri… Vous risquez d’avoir des vendeurs qui se rétractent…. L’estimation, c’est le moment de vérité. Celui où vous allez parler avec les gens du nerf de la guerre, de l’Argent.

Et notez bien ce n’est pas parce que le voisin annonce avoir vendu à un prix qu’il dit la vérité. Ce n’est pas forcément une valeur duplicable parce que le bien est différent, qu’il a un vécu différent, une situation bien souvent différente, et puis parce que le contexte lui aussi a pu évoluer.

Faire une bonne estimation, c’est un travail méticuleux de recoupement d’informations, de psychologie, de capacité à faire passer les bons messages, de rédaction d’un document clair et concis. Parler aux gens de leur projet mais surtout de leur argent. Rentrer dans un rapport de confiance.

Mais alors si c’est une chose si complète et si complexe, comment est ce possible que tout cela soit gratuit? (n’hésitez pas à donner votre avis en commentaire 🙂

 

 

3 Conseils aux professionnels mandataires en immobilier

Donner envie à vos clients vendeurs de vous placer leur confiance en vous est parfois un peu compliqué. Alors il faut savoir se démarquer. Montrer patte blanche dans certains cas ou en tous les cas démontrer que l’on est un interlocuteur digne de confiance, un professionnel qualifié.

Conseil N°1:

Les recherches de biens sur Internet sont inévitables: Via les portails comme SeLoger ou Le Bon Coin, on peut facilement trouver sa maison ou son appartement. Et voilà un premier noeud. Certains particuliers ne savent pas que le site Se Loger est un site dédié à l’activité des professionnels. Ils rétorquent sans ciller qu’ils peuvent le mettre seuls sur Internet ce bien à vendre…

Se Loger revendique plusieurs millions de visiteurs par mois. Soit une concurrence plus que correcte aux chiffres du Bon Coin, dont on ne sait pas toujours bien si ils concernent les visiteurs en recherche d’un bien immobilier, ou alors les visiteurs à la recherche d’un grille pain d’occasion ET d’une maison.

Mais plus que la visibilité de l’annonce sur Internet, ce qui fait l’objet de cet article c’est plutôt votre visibilité à vous, le professionnel de l’immobilier. Ce qu’on appelle communément l’e-réputation pour une marque sera rapporté à votre personne, indépendant et actif sur le front de votre petite entreprise, qui, souhaitons le pour vous, ne connait pas la crise.

Quand vous rencontrez un prospect, il se peut fortement dans l’époque que nous traversons, que sa première démarche soit de vous Googliser. Mot barbare pour vous dire qu’il va sans doute taper votre nom-prénom dans Google pour savoir à qui il a affaire. Et là, on imagine deux cas de figure: Il ne trouve rien… C’est louche! OU BIEN il trouve des traces de vos soirées en boîte, et de votre activité annexe de vendeur de merguez discount via votre site lepalaisdelamerguez.com, rattaché à votre SIREN et à votre nom via société.com… C’est louche !

Pensez à nettoyer votre historique, Google propose de mettre en oeuvre ce qu’on appelle votre droit à l’oubli. Et pour certains, croyez moi, c’est souhaitable.

Enfin, par dessus ce coup de propre pensez à proposer une Interview sobre et efficace de vous, dans laquelle vous exposerez vos valeurs, vos convictions, votre parcours… Bref une carte de visite propre et claire de la personnes qui va interagir durablement avec le vendeur, propriétaire d’une maison et ses potentiels acquéreurs.

Aproposdimmo.com, vous propose gratuitement ce service. Cela permet de vous tracer, hors de votre petite page de présentation de biens, et vous autorise un développement plus poussé de votre expérience professionnelle. De quoi rassurer une personne qui voit défiler devant sa porte tous vos confrères, sans véritablement savoir lequel sera le bon.

Rien ne vous empêche ensuite de fournir un lien vers cette Interview pour vous présenter, ce qui fera gagner un temps précieux à votre interlocuteur.

 Conseil N°2:

Préparez vos rendez-vous. Comme on dit:

« On n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression. » 

Vous êtes mandataire en immobilier, et une présentation irréprochable et professionnelle s’impose. Ce qui ne signifie pas d’être en costume cravate pour présenter ce corps de ferme entouré d’un terrain que les récentes précipitations ont rendu boueux et glissant… Non, il faut s’adapter à son terrain et à son environnement. Le principal étant d’inspirer confiance.

Une cliente me confiait l’autre jour avoir été visiter un bien avec une conseillère (dont elle n’a pas voulu me donner le réseau ou le nom), qui avait fait la visite d’une maison en survêtement avec les cheveux en bataille, soupçonnant que la mandataire en question se réveillait d’une sieste digestive… Les dents pas lavées, et visiblement peu concernée, la professionnelle en question a laissé le soin au propriétaire de répondre aux questions de la cliente, et potentielle acheteuse… Quelle image renvoyée aux deux parties, aussi bien les vendeurs que les acquéreurs!

Parfois le schéma n’est pas aussi choquant, mais les petits détails font parfois la différence, le métier de conseiller immobilier et un métier qui incorpore une bonne dose de psychologie. Il faut savoir gérer son interlocuteur et lui donner une répartie convenable. Connaître ses dossiers et ne pas s’avancer sur des points litigieux.

Autre exemple, une conseillère du réseau Dr House Immo me racontait qu’elle avait eu affaire à des parisiens, venus acheter une maison de campagne. La mandataire me disait qu’elle s’était sentie un peu dévalorisée par le client qui est arrivé au volant d’une voiture flambant neuve. (oui, vérification faite, « flambant » ne s’accorde pas) alors qu’elle roule dans un vieux SUV un peu boueux…

Tant que l’on ne cherche pas à tromper son interlocuteur, tant qu’on ne se dévalorise pas avec une tenue négligée, il est possible de faire voir la personne sous le costume. C’est ce qui est le plus important. Parce qu’avant de confier à une marque ou à une agence la vente de leur bien ou leur projet immobilier, les clients placent leur confiance dans une PERSONNE. A ne pas oublier.

Conseil N°3:

Le mandat exclusif est-il toujours une bonne chose ?

Et bien nous on pense que non…. Signer un mandat exclusif est une bonne chose si le mandat est au prix, ou un tout petit peu au dessus du prix, mais dans la plupart des cas, un mandat exclusif signé trop cher, donnera les billes à la concurrence pour vous supplanter 3 mois après avec un bien placé à un meilleur prix.

Autre cas concret, chez Dr House Immo nous proposons pour les mandats exclusifs et dans certains cas spécifiques, des opérations de communication spécifiques. Faire venir un photographe pour mettre en valeur le bien ou imprimer ET distribuer des flyers de qualité dans le voisinage pour toucher une cible de  clients potentiels connaissant déjà le secteur… Toutes les idées sont bonnes à mettre en oeuvre pour assurer votre client qu’il a fait le bon choix en se liant avec vous au travers d’un mandat exclusif.

Qui dit mandat exclusif dit travail en profondeur sur le bien, sur sa commercialisation, son aménagement. La notion de partenariat prend ici tout son sens. Vous devenez l’interface entre le vendeur et ses clients mais aussi éventuellement entre le vendeur et d’autres professionnels de l’immobilier. C’est tout le monde merveilleux de l’intercabinet qui s’ouvre à vous. Si vous travaillez en collaboration avec d’autres agences ou agents mandataires indépendants de votre secteur, faites-le savoir à votre client. Vous devenez un interlocuteur privilégié. A vous donc de préserver ce statut si particulier, si souhaitable dans la profession. pensez notamment à faire un rapport hebdomadaire ou tout du moins régulier de l’activité. Pensez également à ne pas vous diluer dans une quantité trop importante de biens en portefeuille. Un vendeur sentira vite que vous délaissez son bien pour mieux travailler celui de son voisin. Eh oui, en immobilier, il ne s’agit pas d’avoir beaucoup de bien en portefeuille, il suffit d’avoir les bons!

 

 

5 choses importantes à savoir sur votre boite Gmail

Plusieurs millions de personnes dans le monde utilisent les services de Gmail. Il est bien sur conseillé de lire la documentation pour se tenir au courant des nouveautés pour maitrise l’outil. Gmail propose un blog officiel à consulter régulièrement (pas tous les jours non plus…).

Dr House Immo a opté pour la solution mail Gmail Pro. Choisir Google comme partenaire, c’est s’assurer un outil de qualité, c’est s’adosser à un acteur majeur du web actuel, une société gigantesque et tentaculaire, c’est donc gagner en sérénité et en tranquillité.

1/ Utiliser les catégories et libellés

Pour trier ses messages, Gmail propose deux options :

  • un rangement par catégories. Ces catégories sont prédéfinies (réseaux sociaux, promotions, notifications…) c’est vous qui décidez si vous les affichez ou non, mais vous ne pouvez pas les modifier ou en créer de nouvelles.
  • un rangement par labels. Un label c’est un tag qui définit le contenu d’un mail. Vous pouvez poser plusieurs tags sur un mail. C’est une façon de regrouper les tags par sujets. Ainsi vous accèderez à tous les mails sur un même sujet juste en filtrant. Pratique pour ranger les mails d’un acquéreur, d’un dossier de vente, d’un partenaire…

2/ Utiliser l’archivage

Le concept « d’archive » est primordial dans Gmail. Cette fonctionnalité vous permet de trier vos messages sans pour autant les rendre inaccessibles. Ils ne sont plus dans la boite de réception, mais restent sous l’onglet « Tous les messages ». Pour archiver un mail :

archive_0

Puis pour retrouver les messages archivés :

archive_1

archive_2

Une messagerie sera rangée sera plus facile à utiliser. L’organisation c’est la clé !

3/ Paramétrer un délai d’envoi

Le labos Google permet de trouver des extensions pour vos outils favoris (onglet « Labos » dans les paramètres de messagerie). Vous pouvez dans cet espace trouver le moyen de générer le paramètre suivant: Vos mails ne seront pas envoyés immédiatement mais après un délai (que vous paramétrez, inférieur à 1 minute). Vous avez une seconde chance pour reprendre votre mail. Que celui qui n’a jamais envoyé un mail trop vite nous jette la première touche envoi de son clavier!

(comment faire)

4/ Utiliser Gmail en mode hors connexion

Vous pouvez utiliser Gmail quand vous n’êtes pas connectés. Il suffit d’utiliser une extension Chrome. La documentation est ici. L’intérêt ? Pouvoir trier ses e-mails et y répondre sans être dérangé par l’arrivée de nouveaux messages.

Les spécialistes de l’Organisation conseillent de ne consulter vos mails que 2 ou 3 fois par jour, à des moments précis. Cette extension est parfaite pour suivre ce conseil.

5/ Activer et apprendre les raccourcis claviers

Vous connaissez CTRL + S, CTRL + C, CTRL + V, peut-être CTRL + F (pour recherche un mot dans une page)?

Voici la liste des raccourcis que vous pouvez utiliser sous gmail.

Gain de temps immense en perspective et satisfaction de montrer à son entourage comment on maitrise trop le clavier!! 🙂

 

Source :  14 astuces de productivité pour Gmail (www.benefacere.fr/astuces-productivite-messagerie-gmail)

5 conseils pour gérer le stress

Les salariés français sont stressés. C’est ce qui ressort de différentes études menées récemment sur un panel de cadres supérieurs.

En France, la loi est très regardante sur le stress dans le cadre professionnel. La prévention du stress des employés est liée à la mise en place par l’employeur d’un ensemble de mesure de protection pour améliorer le quotidien des personnes. Mais la loi c’est la loi… La réalité c’est autre chose. Chacun de nous peut se prendre en main pour évacuer un mauvais stress qui n’apporte rien et déteint petit à petit sur le bon exercice de sa profession.

Accélération des processus, portabilité des communications, l’humain est au centre de phénomènes qui sollicitent plus que jamais sa disponibilité, sa réactivité. Et c’est facteur de stress.

Sans faire de généralités, les métiers commerciaux sont souvent des métiers où le stress est omniprésent. La pratique des métiers de l’immobilier n’échappe pas à la règle. Et on le sait, un vendeur stressé ne met pas ses interlocuteurs en confiance… Nos conseils pour y remédier:

 

Savoir prendre soin de soi:

C’est un fait, on gère mieux la pression quand on a une bonne hygiène de vie. Un corps sain dans un esprit sain, tout ça, tout ça… Mais être bien en paix avec soi même, c’est aussi penser clairement, de façon plus structurée. Cela donne une autre position pour affronter les moments complexes qui peuvent rapidement altérer notre santé. Somatiser? Vous connaissez ce mot? Certains conseillers immobiliers, comme ils ne sont que des humains, ont tendance à avoir des manifestations physiques de leur stress, démangeaisons, rougeurs, vertiges… Idéalement, un peu de sommeil, des pauses dans la journée et si possible un peu de sport, même doux peuvent permettre de remédier à ces situations. Evacuer les tensions et manger mieux également, en privilégiant les vitamines, les aliments sains et en évitant les pseudo tranquillisants, cigarette et malbouffe, qui vont, combiner avec le stress, avoir l’effet inverse de celui recherché. (Mots d’estomacs, de têtes, etc…)

Savoir nommer ses sources de stress:

Pas besoin de faire un thérapie pour savoir que les maux du quotidien sont souvent des maux que l’on traine malgré soi depuis des années. Une rupture, un non-dit, une faiblesse. Savoir identifier avec honnêteté les causes de ces angoisses et de ces montées de colère qui nous pénalisent dans le travail peut s’avérer précieux. Prenez le temps pour cela. On ne met pas tout de suite le doigt sur les bonnes raisons, mais quand on l’a fait, vous verrez que cela va tout de suite mieux.

Savoir marquer ses limites:

Savoir s’affirmer également. Dire non, quand on ne peut pas, pas quand on ne veut pas. « Ni hérisson, ni paillasson » comme le formalise l’expression consacrée par les spécialistes en coaching et développement personnel. Entre le conflit et le laxisme, laissez un espace à l’analyse clairvoyante de la situation. Pourquoi est ce que je ne dois pas aller sur ce dossier, pourquoi il y a au bout de ce chemin une situation qu’il n’est pas souhaitable que je rencontre. N’acceptez pas n’importe quoi, de n’importe qui, n’importe comment. Vous êtes dans un domaine commercial, il faut certes faire des concessions, mais il faut également vous épanouir et trouver votre place dans l’échange.

Savoir s’appuyer sur son équipe:

Ne pas se murer dans le silence, ne pas s’isoler; Vous avez nécessairement autour de vous des professionnels, de la famille, des gens qui peuvent, en cas de difficulté, vous écouter et vous conseiller. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, soit, mais le fait de formaliser à l’oral, à quelqu’un qui doit comprendre vos enjeux, peut vous permettre de voir les choses sous un autre angle. Parler à quelqu’un en face à face ou par téléphone c’est une solution, comme une soupape, qui fonctionne souvent à merveille.

Savoir se ressourcer:

Vos enfants, votre passion, votre amoureux/se, on a tous en nous une affection particulière pour quelqu’un ou pour quelque chose qui nous permet de nous évader. Le stress est là où l’on n’est pas confortable. Savoir s’éloigner de cette zone d’inconfort pour aller vers là où on se sent bien c’est parfois salutaire. Cela permet de donner au corps et à l’esprit une respiration. Le corps se tend sous l’effet du stress, et se détend à l’évocation de souvenirs agréables. Pensez-y, pensez à votre dernière vente, à vos dernières vacances en famillle, à votre dernier week-end en amoureux. Respirez. La vie est trop courte pour stresser!

 

Immobilier uber alles* pourrait être un bon titre… :)

Depuis quelques temps, on entend un nouveau mot dans les conversations que l’on retrouve dans des articles à la valeur incertaine:

Uberisation,
Ici pour présenter un nouveau service.
pour dire…rien du tout.
Rien de nouveau sous le soleil, la terre tourne, le soleil brille et les nouvelles technologies font peur.
Par « Uberisation » on devrait entendre mise à disposition d’un système économique qui court-circuite les acteurs en place d’un système installé.
Ainsi, et sans polémiquer un instant, Uber Uberise les taxis, Airbnb Uberise les hôtels, Blablacar, start-up d’origine française Uberise la SNCF et les transports aériens.
Je n’ai pas particulièrement d’opinion sur le sujet. N’en déplaise aux confrères de Oui-Oui, lanceurs de pavés sur le périph’, et bagarreurs à 15 contre 1, le monde a toujours tourné ainsi, une évolution en chasse une autre et si il est vrai que le laps de temps entre deux innovations s’est considérablement amenuisé ces dernières années, on ne peut s’empêcher de penser, agents immobiliers que nous sommes, à l’évolution qui amène les mandataires à venir concurrencer les agences immobilières dites traditionnelles.
Uberisation de la profession immobilière avant l’heure?
Rappelons que Mr Cottet-Moine avait amorcé avec CAPIFRANCE cette mini révolution dès le début de ce siècle. Non pas que ce fut alors le seul, mais c’est celui qui transforma l’essai avec le plus de panache, même si c’est une autre histoire.
A la terminologie très racoleuse d’uberisation je préfère substituer le mot évolution.
Ma réflexion m’amène nécessairement à me projeter comme chacun sur l’évolution de notre métier.
A quand des individus lambdas, étudiants, chômeurs, retraités, qui, mandatés par une simple application sur Smartphone, auront la possibilité d’effectuer des visites, de recueillir des offres et pourquoi pas de le réaliser sur la base d’une somme forfaitaire hors charges et hors frais?
On a pas mal entendu le terme far-west ces derniers temps. Des inconnus qui débarquent chez vous au prétexte de faire visiter un appartement, voilà qui me semble être un peu le far-west. Peu importe l’éthique, peu importe le marché, peu importe la sécurité ou la fiscalité.
J’ai bien aimé cet article de Vinvin alias Cyrille de Lasteyrie:
A la longue liste des métiers mal aimés je rajoute le garagiste, l’agent immobilier, le taxi, mais aussi le plombier et pourquoi pas le dentiste. Tous ces métiers que le commun des mortels aimerait bien voir disparaître sans l’admettre. Parce que dans chacune de ces professions il y a des bons et des mauvais. Le bon et les méchants comme dirait Claude Lelouch. Celui qui fait son travail avec application et ceux qui ternissent la réputation de leurs confrères. Et comme souvent on prend les mauvais pour généraliser et faire un amalgame. Amalgame un autre mot que l’on entend beaucoup ces derniers temps.
C’est le début du racisme.
Mais, revenons en a nos moutons et à l’uberisation de l’immobilier.
Dans un scénario critique ou aucune profession ne saurait résister à cette vague d’applications déferlantes, qu’adviendrait il de l’immobilier?
Notez bien que je suis fondamentalement pour le progrès et l’évolution, mais qui va acheter un appartement sans y avoir préalablement mis les pieds? Exit donc la visite virtuelle comme seul moyen de visite. Si elle peut permettre de légitimer un voyage pour quelqu’un qui achète à distance elle ne remplacera jamais une immersion dans les lieux pour acter un achat.
Pour ce qui est de remplacer l’agent immobilier, certains particuliers qui vendent leur bien sur Leboncoin, s’en passent déjà. L’agent immobilier n’est pas indispensable depuis que la communication de masse a été rendue accessible à tout un chacun. On parle là d’une évolution datant de la fin du siècle dernier et dont tout le monde a su s’accommoder.
L’agent immobilier et le particulier cohabitent sur le marché formant une saine concurrence en un sens.
Beaucoup de gens sont plus confortables à l’idée de travailler avec un agent qui va offrir un service. Beaucoup d’autres sont à l’aise dans la transaction et disponibles pour réaliser les visites. Sur ce point, on ne reviendra pas en arrière. C’est acquis. Mais quand certains vendent leur voiture via un garage, d’autres mettent des feuilles sur leur vitre arrière avec leur numéro de téléphone, et quand certains vont au restaurant d’autres préfèrent recevoir à la maison. La liberté sort gagnante de cette évolution.
Au final, tout métier est sensé évoluer, progresser, muer que ce soit par les hommes ou par les outils.
On promet a l’immobilier un avenir de tablettes numériques et de nouvelles technologies qui me laisse dubitatif. Alors certes, je ne suis pas un jeune loup, je ne suis pas né avec un device connecté à la main. Mais je suis de nature curieuse.
Comment peut on intégrer dans l’immobilier des technologies qui ne sont pas adaptées à chacun, à chaque marché?
Mais alors que l’on parle de maison connectée, de « shared Housing » et de « crowdfunding« , je pense que l’on n’est pas prêts de voir des robots notaires et des acquéreurs hologrammés dans un domaine où l’humain est central. La transaction d’une maison de famille ou d’un studio dans les villes de moyenne importance démographique ou même dans des villages ne justifiera pas, en tous les cas pas dans les prochaines années que l’on mobilise une technologie de pointe. Alors qu’Airbnb ou Uber ont des marchés mondiaux, l’immobilier est un modèle très disparate à conceptualiser selon chaque pays, et même parfois chaque région quand ce n’est pas chaque personne. Seul l’humain aujourd’hui est capable d’un tel discernement, d’une telle finesse, d’une telle… Humanité finalement.
Alors certes ce billet n’a pas pour vocation d’apporter une réponse à un problème en mouvement. Je n’ai pas de boule de cristal, et à vrai dire, en tant qu’entrepreneur je trouve exaltante l’idée que demain est à construire. Beaucoup de gens agitent l’épouvantail du changement, alors que le changement est un mal nécessaire. Mais il faut savoir admettre avec humilité que l’on a tous des limites, à l’image de ce pro de l’investissement aux US qui a accepté que sa conversation, dans laquelle il refuse de prendre des parts dans Airbn’b soit publiée.
Les réseaux de mandataires, comme les agences doivent rester sur le qui-vive et ne pas louper le coche des prochains virages technologiques; Celui qui souhaite rejoindre un réseau aujourd’hui devra analyser la pertinence de celui-ci, et sa capacité à s’engager durablement à la fois dans l’humain et dans l’innovation.
Je finirais en vous invitant à taper immobilier dans l’AppStore de votre smartphone, les idées ne sont pas ce qui manque, il y a plus de 1500 applications en lien plus ou moins avec l’immobilier. Mais ce sont au mieux des applications liées à des marques, au pire des applications basées sur de la théorie.
(Et comme on dit, un jour j’irais vivre en théorie, parce qu’en théorie tout va bien se passer 🙂
Ce n’est pas demain que ce corps de ferme à retaper entièrement, dans la campagne française, se vendra via une appli pensée et mise en oeuvre dans la Silicon Valley. Mais peut-être un jour… Bientôt…
Stéphane ESCOBOSSA
Directeur Général de la société Dr House Immo, réseau de mandataires indépendants en immobilier et d’agences.
* Explication du titre, en rapport avec l’hymne national allemand et la signification du mot uber en allemand (uber = sur, dessus)

La nouvelle donne des attestations blanches

Nous y voila, à dater de ce 1er juillet les préfectures ne délivrent plus de cartes blanches, ces cartes qui permettent aux collaborateurs de travailler sous la carte d’un agent immobilier, titulaire de la carte de Transaction.

Jusque là, quand un négociateur souhaitait rejoindre un réseau pour travailler en tant qu’indépendant dans l’immobilier, la préfecture gérait les cartes blanches, un peu contre son gré… Il fallait remplir un dossier un peu fastidieux, avec un extrait du RSAC, le registre spécial des agents commerciaux, une copie de la pièce d’identité, et une copie du contrat. Le tout était visé, de sorte à ce que la préfecture s’assure que la personne venant à officier dans l’immobilier n’était pas sous le coup d’une condamnation quelle qu’elle soit. Principe de précaution en quelque sorte.

Que ce soit en agence ou en indépendant, si le candidat satisfaisait les pré-requis, il était alors tamponné, comme une vulgaire carte de fidélité au kebab du coin, puis autorisé à exercer.

Depuis aujourd’hui, il faut transmettre ses dossiers à la CCI.

Le dossier évolue un peu:

Il s’agit de toujours fournir la pièce d’identité (carte d’identité, passeport ou titre de séjour), mais il faudra joindre au dossier la RCP, assurance pro souscrite au nom du conseiller. Il faudra également joindre pour un ressortissant d’un Etat hors Union Européenne, un extrait de casier judiciaire de moins de 3 mois (ou document équivalent en fonction du pays d’origine).

Bien évidemment, le tout sera accompagné de l’attestation blanche signée par le futur négociateur et le titulaire de la Carte T.

Enfin, détail qui a son importance, là où la préfecture agissait gratuitement, la CCI demande 50€ en chèque pour chaque dossier, ainsi qu’un envoi en recommandé des documents.

Pour les conseillers immobiliers en portage salarial, l’évolution de la législation prévoit qu’ils devront à partir de maintenant être titulaire d’une RCP en nom propre, comme les autres négociateurs. Leur réseau devra leur fournir un dossier pour la demande de carte blanche, puisqu’il ne seront plus couverts par la carte du réseau avec qui ils collaborent.

En outre, la CCI nous rappelle que le statut des Auto-entrepreneurs évolue. Depuis le 19 décembre 2014, l’auto-entrepreneur devient donc micro-entrepreneur. Il est supposé avoir un compte en banque distinct pour son activité professionnelle, il est censé avoir un K-Bis, une immatriculation. Il reste plafonné à 32900€ de CA et garde une certaine souplesse relative aux charges sociales… Avant la prochaine loi d’évolution du statut.

Tous les réseaux vont devoir s’adapter, mais cette fois-ci, ce n’est pas comme si il n’avaient pas été prévenus.