Archives mensuelles : septembre 2019

Philippe Macé

Philippe Macé, Conseiller Immobilier en Seine et Marne

Philippe Macé exerce en tant que conseiller immobilier depuis quelques années en région parisienne. Dans la continuité de notre série d’interviews de professionnels de l’immobilier nous avons voulu en savoir un peu plus sur sa vision du métier.

Philippe Macé pouvez vous vous présenter ?

Philippe Macé : Oui, j’ai 44 ans, je réside dans le département de la Seine et Marne, plus exactement dans une petit ville de 13 000 habitants Claye-Souilly (77410) proche de Roissy Charles de Gaulle.

Après des études d’électromécanicien je me suis vite aperçu que mes études n’étaient pas en phase avec ce que je souhaitais faire. Je suis donc vite reparti en formation d’agent d’opération et de trafic. Après quelques sélections au sein de notre compagnie aérienne nationale j’ai exercé le métier de Chef Avion pendant une vingtaine d’année. (C’est la personne réalisant l’équilibrage des avions et la coordination de l’escale.)

En parallèle je me suis intéressé à l’immobilier en tant qu’investisseur. En effet, j’ai découvert certains aspects de ce métier.

Et en 2014 j’ai pris la décision de quitter cette entreprise et de me reconvertir dans l’immobilier et à ce jour j’en suis entièrement satisfait.

Philippe Macé, c’est quoi un bon mandataire immobilier ?

Philippe Macé : Tout d’abord le terme mandataire pour désigner notre métier est à mon sens inadapté et se rapproche trop du mot Mandat. Le métier d’un conseiller n’est pas de signer des mandats.
Nous sommes avant tout au service des clients vendeurs / acheteurs pour les conseiller. Nous devons les accompagner, les aiguiller dans leurs choix, et défendre l’intérêt de chacun.

C’est pourquoi je préfère utiliser le terme de « Conseiller Immobilier ».
Un bon conseiller immobilier c’est de la transparence, de la réactivité. Mais aussi donner du retour d’informations, obtenir et garder la confiance de ses clients. Comme je dis toujours à mes clients : « Je suis votre Conseiller Immobilier dédié et nous allons travailler ensemble »

Quel conseil donneriez vous à un conseiller immobilier qui débute ou qui traverse une période difficile ?

Philippe Macé : Il y a un facteur essentiel à prendre en considération qui est le parcours professionnel précédemment acquis. Pour ma part la chose la plus difficile au début à été d’organiser mon planning et de me donner des objectifs. Ce n’est pas forcément facile après 20 ans de salariat.
Ensuite, ne jamais se décourager car au début il faut s’attendre à de nombreuses objections clients. Il y a une latence de 5/6 mois avant d’obtenir ses premières rémunérations.

Il y aura forcément des hauts accompagnés de bas, la pérennité de ce métier repose essentiellement sur votre motivation et détermination. Des remises en questions régulières sont nécessaires si on veut progresser et devenir le conseiller référent de son quartier.

Si vous aviez une baguette magique, qu’est ce que vous changeriez dans ce métier ?

Philippe Macé : Notre métier n’est pas suffisamment respecté par les vendeurs. Le conseiller immobilier travaille des mois sans savoir s’il pourra récupérer son investissement un jour. Le domaine de l’immobilier est le seul métier où on propose nos prestations totalement gratuites avant une vente définitive. Malgré cela l’image que l’on nous renvoie est trop souvent la même. On imagine que l’on gagne de l’argent facilement !

J’interdirais aux particuliers de vendre sans l’intermédiaire d’un professionnel de l’immobilier comme cela se fait déjà dans de nombreux pays. Aujourd’hui et dans tous les domaines au nom de la concurrence, la majorité des consommateurs cherchent à payer le moins cher possible (ce qui est compréhensible) sans se préoccuper de la qualité de service et qui malheureusement a un impact direct sur le marché du travail et la rémunération de tous.

Philippe Macé, les 14H, de formation obligatoire, galère ou aubaine ?

Philippe Macé : 14H de formation pour rester dans un cadre réglementaire est le minimum syndical mais 14H ce n’est rien et ne veut pas dire grand chose car la meilleure des formations et ce dans tous les métiers, c’est le terrain et l’expérience qui s’acquiert au fil du temps.
La théorie c’est important mais un métier, se vit, se pratique sur un terrain de jeu et pas derrière un ordinateur ou en salle à refaire le monde.

Philippe Macé, un outil, un gadget qui vous semble indispensable?

Philippe Macé : Je m’attarderai sur 2 outils indispensables et je laisse les gadgets pour les amateurs professionnels. Aujourd’hui la vitrine d’une agence immobilière se trouve dans la poche des clients (Smartphone) et rares sont ceux qui se déplacent physiquement en agence avant une première visite.

Il est donc indispensable et essentiel de savoir mettre en valeur correctement les biens immobiliers sans les surfaire tout en donnant envie aux clients d’appeler.

Mes deux outils sont bien entendu un Appareil Photo Numérique reflex équipé d’un grand angle ainsi qu’une camera spécifique pour réaliser des visites virtuelles afin que le client ait un maximum d’informations et de visuels avant même de se déplacer.

J’utilise également un drone avec mon partenaire Studio Drone. Les clients acheteurs passent par mon site internet Immonord77 . Il a été mis en place exclusivement afin de réaliser des visites de qualité. En effet ils peuvent se projeter avant même de passer à la visite physique.

Philippe Macé, vous êtes très actif sur les réseaux sociaux. Quels conseils pour des réseaux sociaux efficaces ?

Philippe Macé : Il est important d’être visible sur internet. Faire un site internet et le tenir à jour n’est pas forcément à la portée de tous techniquement et financièrement. Les réseaux sociaux sont gratuits et facilement utilisables. Il serait dommage de se priver de ces outils aux capacités de visibilité mondiale. Je conseille donc d’être présent sur tous les réseaux sociaux. Facebook, Instagram, Twitter, Linkedin , Chaine Youtube, Dailymotion, Vimeo…

Pour poster sur les réseaux il faut également adopter une routine de diffusion. Le but étant en tapant par exemple « agence immobilière Claye-Souilly, Immonord77 » d’être le plus visible sur les moteurs de recherche. Le Graal est d’obtenir la première page gratuitement en référencement naturel.

Faire évoluer l'immobilier

Faire évoluer l’immobilier, une mission au quotidien

Faire évoluer l’immobilier est un programme ambitieux. Travailler dans la transaction en immobilier c’est accomplir des missions de service. Accompagner ses clients et se mettre au service de leur projet. Nous avons rencontré Nicolas Blanchin, PDG du réseau de mandataires en immobilier Dr House Immo. Il nous donne sa vision du métier.

Faire évoluer l’immobilier en 2019 qu’est ce que cela signifie ?

Nicolas Blanchin : « Cette question ne se limite pas à 2019 ou 2020. Cela fait plus de 25 ans que je fais de l’immobilier et elle a toujours été d’actualité. En fait, il me semble que l’immobilier a toujours été un métier en mutation. Depuis la Loi Hoguet, les changements se sont fait petit à petit, mais pas en profondeur. Avec la Loi ALUR, qui est intervenue en 2014, on a réformé un texte qui datait de 40 ans ! C’est dire. Faire évoluer l’immobilier c’est à chacun de le prendre en compte en se levant le matin. Pourquoi fait on ce métier, et comment on veut le faire. C’est à chaque acteur de se remettre en question et d’oeuvrer pour que les choses bougent.

Nous avons des syndicats, FNAIM, SNPI, etc… qui représentent la profession à leur manière, mais attendre de leur part qu’ils fassent évoluer le métier serait une erreur. Nous avons tous les jours la chance d’avoir des milliers d’interlocuteurs. Que ce soit au travers de nos annonces, de nos prises de mandats, les agents immobiliers sont des hommes et des femmes d’action. C’est cette action qui donne au quotidien à chacun la possibilité d’amener une meilleure lumière sur le métier et son utilité. »

Qui participe à ce changement ?

Nicolas Blanchin : « Tout le monde ! Que ce soit le négociateur en agence ou le mandataire indépendant au sein d’un réseau. Il faut que chacun prenne en compte que sa propre communication va être considérée comme une communication émanant d’un professionnel de l’immobilier. A partir de là nous sommes tous en première ligne. Les dernières études montrent une évolution favorable de l’image de la profession. Les particuliers se rendent compte que vendre seul, ce n’est pas si facile. Alors on ne peut pas leur reprocher d’essayer ! Mais au final une large majorité va finir par choisir de passer par un professionnel.

C’est aussi cela qu’il faut prendre en compte. Nous avons en face de nous des acteurs dont le business est de nous dévaloriser. Les sites qui vendent soi-disant à coût fixe, low cost et les sites de vente entre particuliers qui nous font passer pour des voleurs. Il ne faut pas trop y prêter attention, certes, ils ont toujours parasité l’activité, mais cela doit être combattu intelligemment. Nous offrons un service, à nous de faire en sorte de nous rendre indispensables ! Une fois que nous avons prouvé notre valeur à nos clients, en répondant à leurs attentes, nous avons rempli notre mission. C’est la seule chose qui fait évoluer le métier. Satisfaire nos clients. »

Comment va évoluer l’immobilier ?

Nicolas Blanchin : « Je n’ai pas de boule de cristal et je n’ai pas la DeLorean de « Retour vers le futur » non plus. On entend toutes sortes de prédictions diverses et variées. Bien malin celui qui pourra dire aujourd’hui à quoi ressemblera l’immobilier en 2050. Ce qui est sur c’est qu’avant 2050, il nous faut finir 2019, 2020, 2021… on a le temps. Il est certain que dans notre époque les choses peuvent aller très vite. Alors il me semble plus sage d’avancer étape par étape, sans se projeter trop loin. Faire du bon boulot au quotidien c’est déjà une manière de se mettre dans de bonnes dispositions pour l’avenir.

On voit tous les jours des start-ups annoncer qu’elle vont disrupter l’immobilier, des patrons de grands groupes annoncer des choses incroyables… Il faut rester à l’écoute, mais ne pas perdre la tête. En France, nous allons approcher cette année le million de transaction. L’immobilier est une des préoccupations principales des français. C’est une chance. Alors certes, ça ne répond pas exactement à votre question, mais plutôt que de vous annoncer des choses improbables que l’on relira dans 10 ans en riant, je préfère jouer la prudence, le pragmatisme. Faisons de 2019 une grande année, que 2020 soit dans la même lignée et remettons nous régulièrement, et tous, en question. A ce prix la, l’avenir ne peut que nous être favorable. »

Mandat électronique

Mandat électronique, vers la fin de la gabegie de papier?

Mandat électronique, nous sommes en été 2019 et les préoccupations environnementales sont à leur paroxysme. L’Amazonie brûle, les bouteilles de plastique ont accompagné chacune de nos baignades en mer… Et si on prenait le temps de se poser et de réfléchir un peu.

Le papier n’est pas une fatalité

Mais de quoi parle-t-on au juste? Depuis la Loi Hoguet, le professionnel de l’immobilier mandaté doit faire signer un papier à son client vendeur. Depuis des décennies ce sont sans doute des dizaines de millions de mandats Tissot qui ont été imprimés, achetés et signés. Pour être ensuite stockés pendant 10 ans pour prévenir la fraude. En appuyant sur pause et en regardant en arrière on se rend compte combien cette situation était inévitable. Mais surtout on s’aperçoit que grâce aux technologies de notre époque elle est désormais contournable. Finis les papiers qui volent et les feuillets perdus. Finis les duplicatas, les scans et les photocopies, il est temps de se mettre au vert.

Alors certes le numérique pollue également puisqu’un email pollue, mais il faut vivre avec son temps et surtout arrêter ce gaspillage de papier qui n’a que trop duré. Protexa propose depuis quelques années maintenant une solution de mandat numérique totalement validée sur un plan juridique. Sécurité, propreté et modernisme, que demander de plus. Le DG du réseau de mandataires immobilier Dr House Immo Stéphane Escobossa en témoigne : « Le mandat électronique ouvre une brèche dans laquelle nous nous sommes engouffrés. En tant que réseau de mandataires il est important de proposer des solutions modernes qui permettent d’optimiser le temps de nos conseillers. Mais pas uniquement. Nous sommes fiers d’utiliser moins de papier et de montrer que la profession se modernise pour un meilleur service rendu aux clients. »

Devenir moderne

Car il ne s’agit pas seulement de moins utiliser de papier. Certes, c’est une préoccupation majeure, mais si cela ne suffisait pas à convaincre clients et professionnels, il en va de l’image de la profession. La signature numérique est valable lors du compromis de vente ou bien encore quand vous finalisez votre déclaration d’impôts… Pourquoi ne le serait-elle pas pour un contrat de mandat? Attention à ne pas se braquer pour de mauvaises raisons. Aujourd’hui certes, il y a des cas particuliers, des clients sans adresse e-mail ou des successions compliquée à gérer. Cela ne doit pas masquer la forêt ou plutôt l’abattre pourrait-on dire.

Si certains cas – à la marge – exigent encore une impression de mandat, il faut que chacun se discipline. Utiliser le mandat électronique c’est presque un devoir citoyen. Faire en sorte de se responsabiliser pour que chaque action soit bénéfique à tous, que ce soit à court, moyen ou long terme. Si vous ne connaissez pas la métaphore du colibri, vous pouvez la découvrir ici.

Mandat électronique ou mandat papier ?

La question ne doit plus se poser. Avec les solutions disponibles pour signer facilement et rapidement de manière électronique, il faut prendre le temps de s’y mettre.

C’est ce que nous explique Stéphane Escobossa:  » Nous avons commencé à prendre le virage très tôt. Dès que Protexa nous a proposé une solution stable, nous avons noué avec eux une relation de travail sérieuse pour faire évoluer notre façon de travailler. Sur l’année 2019 nous sommes passé à un taux de mandats électroniques qui avoisine les 40%. Nous pensons passer à 70% en 2020. Nos conseillers ont des habitudes, et nous devons les informer et les former. Mais le plus souvent ce sont les clients qui sont réticents face à ces nouvelles technologies. Ils ont peur des abus. C’est à nous de faire de la pédagogie et d’être rassurants, pros. C’est primordial pour la profession que nous passions à cette nouvelle façon de fonctionner. L’image que nous véhiculons en sortira renforcée. »

Créer un réseau de mandataire

Créer un réseau de mandataire, une aventure humaine

Créer un réseau de mandataire, c’est un tour de force. Nous avons rencontré Stéphane Escobossa, DG du réseau de mandataires en immobilier Dr House Immo. Il nous parle de cette aventure.

Créer un réseau de mandataire, pourquoi et comment ?

Stéphane Escobossa : « Au début, nous avions des agences, un petit réseau d’agences en Ile-de-France. Le nom de notre marque déposée plaisait beaucoup aux clients. Nous avions beaucoup de contacts qui nous appelaient non pas pour de l’immobilier, mais pour parler du choix de la marque ! Véridique ! C’était une période idéale pour la création d’un réseau de mandataires. Nous pouvions développer une agence nationale en quelque sorte. Avec les moyens actuels, inutile de se limiter à un secteur ou un quartier.

J’ai la chance d’avoir pour ami d’enfance Nicolas Blanchin. Il travaille depuis toujours dans l’immobilier également. Et si nous avions déjà envisagé de travailler ensemble, aucune occasion ne s’était véritablement présentée. Jusqu’à ce que l’on parle de la création du réseau et de réunir nos savoir-faire et notre énergie pour créer et développer ce réseau. C’était en 2013, l’aventure était lancée. »

Quels ont été les tournants de cette aventure?

Stéphane Escobossa : « Ce que je vais dire peut sembler bateau, mais c’est vrai. Les tournants dans le développement du réseau Dr House Immo auront été des hommes et des femmes. Tous ces gens qui ont fait partie ou font toujours partie du réseau. Je ne vais pas donner de nom, mais nous avons rencontré des gens extraordinaires. Des personnes avec des parcours inspirants, atypiques, et de vraies personnalités. L’erreur souvent commise est de ne considérer l’immobilier que comme un métier technique. C’est également un métier Humain, surtout un métier Humain !

On a grandit ensemble, en adoptant un type de management vertical plutôt qu’horizontal. De fait, dans les réseaux de mandataires, il y a peu de verticalité. Les conseillers sont indépendants et il n’y a pas de subordination. Aussi plutôt que de vouloir imposer, et penser à tort que l’on possède le savoir, il vaut mieux échanger et avancer ensemble. Nous axons notre recrutement sur des profils expérimentés. C’est cette expérience qui nous aide à nous bonifier chaque jour. En retour nous reversons 85% à nos conseillers sur toutes leurs affaires. Une meilleure rémunération et un réseau à l’écoute, c’est sans doute ce qui fait que nous avons un taux de turn-over très faible. »

Comment se porte le réseau aujourd’hui?

Stéphane Escobossa : « 6 ans après son lancement, mieux que jamais. On a tout entendu de la part des concurrents. Que le nom ne fait pas sérieux, que nous sommes en procès avec la série… Tout cela est faux. Cela reflète le fait que nous faisons peur aux vendeurs de packs. Notre politique n’est pas agressive, nous nous contentons de nous améliorer sans trop regarder dans l’assiette du voisin. La vérité c’est que nous avons une vraie expérience de l’immobilier et c’est le coeur de notre activité. Nous ne sommes pas dans le recrutement à outrance. Je pense que nous sommes un des seuls réseaux à refuser des candidatures. Et pour ce qui concerne la série, nous avons déposé la marque à l’INPI dans la classe Immobilier. Il n’y a donc aucun souci entre Hugh Laurie et nous…

A ce jour, nous sommes le 11ème réseau national en terme de nombre de conseillers. Cela ne veut pas dire grand chose, mais le site meilleurreseaux.com classe comme ça par défaut. Ce que l’on note c’est que nous sommes les derniers indépendants. Notre réseau n’est pas motivé par des cadres ou des actionnaires dans des bureaux qui n’ont jamais fait d’immobilier. Nous sommes à taille humaine, ce qui signifie qu’en cas de souci, nous sommes là pour répondre en direct à nos conseillers. C’est une force. Leurs commentaires et leurs retours nous font progresser. Et notre réactivité en retour les aide à performer. L’objectif est de maintenir le lien. C’est à ce prix que nous continuerons à évoluer dans la bonne direction. »